Kidum met fin à la rupture des générations dans la musique burundaise

Kidum met fin à la rupture des générations dans la musique burundaise

Kidum lors de la réunion (www.akeza.net)

Kidum lors de la réunion (www.akeza.net) Photo @ Akeza.net

Enfin, elle est arrivé ! Elle est arrivée cette époque où les chanteurs burundais pourraient compter sur leurs grands frères. Elle est arrivée cette époque où toutes les pièces maitresses de l’industrie musicale burundaise pourraient  s’unir, se concerter, bâtir ensemble, cote à cote, sans rupture de génération. Kidum l’a fait !

Le chanteur Kidum a réuni les chanteurs, les producteurs, les journalistes culturels et promoteurs de la musique burundaise, les officiels de l’amicale du Burundi et les instrumentistes pour un débat autour de la musique burundaise.

Mkombozi,Bam'So, Emery Sun & R Flo (www.akeza.net)

Mkombozi,Bam'So, Emery Sun & R Flo (www.akeza.net) Photo @ Akeza.net

Le chanteur a tenu un long discours sur les réalités de la musique burundaise. Il a exhorté les chanteurs et les journalistes à s’unir pour bâtir ensemble l’empire musical burundais. Kidum rappelle combien leur interaction est vitale : les chanteurs ne peuvent aller loin sans les promoteurs, d’ailleurs les journalistes non plus ne tiendraient pas à la radio, ni à la télévision sans musique.

Le producteur Roméo et Yvan lors de la rencontre (www.akeza.net)

Le producteur Roméo et Yvan lors de la rencontre (www.akeza.net)

Kidum exhorte les chanteurs à se professionnaliser. Il avoue que ce qui l’a maintenu dans le top durant toutes ces années n’est autre qu’une discipline de fer. Ainsi, si les chanteurs veulent que les investisseurs interviennent pour soutenir leur musique, il faut qu’ils soient sérieux dans leur travail.

Kidum appelle les chanteurs à s’imbiber de leurs chansons, savoir les comprendre, les expliquer. C’est honteux de ne pas savoir expliquer sa propre chanson.

Paci du groupe Etoile du Centre est intervenu pour remercier Kidum et l’a baptisé du nom de ‘’père de la musique burundaise’’. Pour lui, les médias burundais ont progressé dans la promotion des musiques burundaises mais doivent encor faire des efforts, aller plus loin.

Paci N., Christian N. & DJ Théo (www.akeza.net)

Paci N., Christian N. & DJ Théo (www.akeza.net) Photo @ Akeza.net

Bam’So a été sommé de s’expliquer sur sa chanson ‘’Amaraso Yanje’’ dans laquelle il parle des dix millions qui ont servi à rapatrier la dépouille mortelle de JC Matata. Kaka Boney explique que M. NGABO Léonce aurait exigé cette explication, se sentant visé. Ce dernier aurait compris le passage comme si Bam’So disait qu’il aurait englouti les dix millions. Bam’So clarifie le passage. Ce qu’il voulait dire c’est que si l’on doit aider un artiste, ce serait bien de commencer de son vivant. La discussion a pris une escalade, Kaka Boney expliquant que ces explications ne sont pas valables jusqu’à ce que le journaliste Alain nova intervienne en faveur de Bam’So.

Le producteur Roméo qualifie les journalistes burundais de vauriens, d’empoisonneurs de la musique, à force de donner la place à une musique  d’une qualité qui laisse à désirer .Il dit qu’ils n’ont pas de vision , qu’ils ne savent pas où ils vont. Il promet qu’il va produire un artiste tous les trois mois désormais et précise qu’il lui fera trois chansons. Si les choses se passent bien, il sortira un CD compilé de tous les artistes qu’il aura produit et peut être même fera un concert de lancement de ce CD.

Le journaliste Boaz s’insurge contre le discours de Roméo traitant les journalistes de vauriens. S’ils sont aussi vauriens, pourquoi siège-t-il parmi eux ? Selon lui, les chanteurs burundais  doivent observer un certain standard de vie.

Christian Nsavye remercie Kidum pour l’initiative de réunir tous eux qui étaient là et salue ses confrères journalistes qui au fur du temps ont appris à s’articuler autour d’une même dynamique.

La journaliste DJ Ashanti confirme le discours de Roméo sur l’inutilité de nos journalistes culturels arguant notamment qu’ils n’ont pas de vision.

Le bassiste Claude clôture en remerciant les journalistes. Pour lui, même si les chanteurs maintiennent que le culturels burundais ne font pas assez pour la musique burundaise, c’est grâce à eux que tous ceux qui sont là bénéficient de leur statut de star.

Vous saurez également que le jour du concert ‘’Ten In One’’, Kidum donnera des prix au meilleur journaliste culturels : un pour la radio, un pour la télé. Vous saurez également que tous ceux qui joueront au concert feront du live, même les rappeurs et que d’autres groupes ont été ajoutés, notamment le groupe Peace and Love.

A la fin, Kidum rappelle à chacun de faire parvenir à ses fans le message leur disant combien c’est important de ne pas rater ce concert !

NB : L’entrée sera de 3000FBu, 5000FBu les places VIP.

Landry MUGISHA

 

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2 thoughts on “Kidum met fin à la rupture des générations dans la musique burundaise

  1. jimmy

    Merci man, j’avais pas encore visite Akeza.net sans blague c’est un tr5oue d’aeration pour nous les artiste quand et ou a eu la reunion?

  2. Evarudo Benyamino

    Bravo Landry pour cet article j’aurai aimé voir ce clash!!!Un beau résumé pour sentir toute l’ambiance qui y était!!!Keep it up!!

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