Kevin Ishimwe : « L’ambition n’est pas une question d’âge »

Kevin Ishimwe : « L’ambition n’est pas une question d’âge »

Pour sa première participation au concours « Mister Africa International », le Burundi n’aura pas un seul représentant mais deux. Aux côtés de Jospin Migisha se trouve le jeune mais très ambitieux Kevin Ishimwe. A seulement 18 ans, ce jeune mannequin burundais évoluant au Rwanda n’a pas attendu la vingtaine pour tenter sa chance dans cette compétition. Fort de ses atouts physiques et d’une détermination très caractérisée, il entend bien faire parler de lui au Nigéria. Son objectif : « Redonner ses lettres de noblesse au Burundi ». Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y croit à fond.

 

Très jeune mais ambitieux

« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années », dit l’adage. L’aventure du jeune Kevin commence très tôt. Comme vous l’avez compris, il n’a que 18 ans. Si pour certains l’âge est un handicap, pour lui c’est un atout. Né à Bwiza où il passe une partie de son enfance, le jeune se retrouve au Rwanda pour poursuivre ses études. A 16 ans, il est repéré par Uno Fashion Agency, une agence de mannequins qui va lui donner sa chance dans le monde du mannequinat. Malgré des débuts compliqués, sa détermination va avoir raison de la difficulté. « Ce n’était pas vraiment facile au début mais avec beaucoup de travail et du temps j’y suis parvenu », dit-il. C’est ainsi que commence l’histoire d’un jeune homme qui veut devenir grand.

Alors qu’il fait son petit bout de chemin, il apprend l’existence de la compétition « Mister Africa International » et après un petit moment de réflexion, il décide de tenter l’aventure. Conscient de la subtile différence qui existe entre les concours de beauté et le mannequinat, il se dit avoir les compétences pour y prendre part. « Il faut savoir qu’être mannequin est différents d’être Mister Africa. Je me suis lancé dans cette aventure parce que j’estime être capable de faire de bonnes choses dans ce domaine-là. Mais il y a également les encouragements des autres qui m’ont fait comprendre que j’en étais capable et que je devrais tenter ma chance », nous confie-t-il.

Il faut dire que le mot « peur » ne fait pas partie de son vocabulaire. Sans trop sourciller, Kevin se dit prêt à se jeter dans le bain. « Franchement je n’ai pas eu peur. C’est un peu comme tenter le feu. C’est l’occasion pour nous autres, enfants du Burundi ».

 

Rendre au Burundi ses lettres de noblesse

L’aventure s’annonce belle pour le jeune mannequin. Sans trop penser à la victoire, il vise l’ouverture vers un univers beaucoup plus grand où l’apprentissage serait le maitre mot. « La première chose c’est qu’en y allant tu vas apprendre. Tu sors du pays et tu rencontres des personnes venues de différents horizons », explique Kevin qui a hâte de côtoyer ce nouveau monde aux multiples opportunités.

Mais l’objectif va bien au-delà de ses aspirations personnelles. Si participer à cette compétition représente un enjeu de taille pour sa carrière ; il en est autant pour l’univers de la mode au Burundi, comme il l’explique si bien : « Les burundais n’avaient jamais participés à cette compétition. C’est pour nous une occasion de prouver de quoi nous sommes capables et de nous ouvrir d’autres portes au-delà de nos frontières. La possibilité que nous avons de gagner lors de cette compétition apporterait un vrai changement dans le monde du mannequinat et des compétitions de mode au Burundi »

La cause est noble et la volonté y est. Il ne reste plus qu’aux burundaises et burundais d’apporter leur soutien à ce jeune homme qui porte à cœur la cause burundaise dans le monde du mannequinat et de la mode.

Qui sait ? Son ambition pourrait faire des merveilles

 

Moïse MAZYAMBO

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