Journée mondiale des réfugiés 2020: Une explosion considérable des réfugiés dans le monde et au Burundi

Journée mondiale des réfugiés 2020: Une explosion considérable des réfugiés dans le monde et au Burundi

« En date du 31 Mai 2020, on compte 333 505 réfugiés Burundais ayant fui le Burundi depuis Avril 2015 et étant répartis dans les différents pays africains tandis qu’il y aurait 79 754 réfugiés au Burundi en provenance de la RDC » indique le Rapport du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), 2020

Décrétée en Décembre 2000 par une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies, la Journée mondiale des Réfugiés a été choisie le 20 juin et célébrée pour la première fois le 20 juin 2001. Cette date coïncidait avec la Journée du réfugié africain qui préexistait. En effet, cette journée est l’occasion de reconnaître toutes ces personnes qui ont fui pour diverses raisons dans l’espoir de se reconstruire une nouvelle vie et en sécurité

Qu’entend-on par « réfugié » ?

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le terme « réfugié » fait référence à toute personne qui, « craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays; ou qui, si elle n’a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner ». https://www.un.org/fr/observances/refugee-day

La pandémie Covid-19 et les réfugiés dans le monde

Selon le tout dernier rapport statistique annuel du HCR Tendances mondiales, 79,5 millions de personnes étaient déracinées à la fin 2019, un chiffre sans précédent.

Alors que le monde entier traverse depuis quelques mois des périodes difficiles marquées par l’apparition du virus Covid-19, cette pandémie a bien montré qu’elle est un danger pour toute personne et en particulier les réfugiés. Étant les personnes les plus marginalisées et les plus vulnérables dans beaucoup de sociétés, les réfugiés ainsi que les personnes déplacées sont grandement exposées à ce virus. Cela s’explique par le manque d’accès aux ressources essentielles de la vie comme l’eau, les soins de santé, les installations sanitaires pour n’en citer que quelques-unes.

Sachant qu’un tiers des déplacés recensés dans le monde vit dans les 10 pays les plus exposés au risque du COVID-19, les déplacés et les réfugiés font également face à une crise socio-économique et à une crise de protection. Cela est dû en grande partie aux restrictions mises en place par les différents pays au niveau des frontières.

Les réfugiés et le Burundi

Suite aux conflits incessants, le Burundi a connu une vague considérable de déplacements, mais aussi de réfugiés.

En date du 31 Mai 2020, le rapport du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés recense 333 505 réfugiés Burundais ayant quitté le pays depuis Avril 2015 et étant répartis dans différents pays africains dont 37 000 réfugiés Burundais ont demandé asile. En plus de cette population, au Kenya, on compte 13 000 réfugiés et demandeurs d’asile Burundais, 7800 au Mozambique, 8300 au Malawi, 9200 en Afrique du Sud et 6000 en Zambie qui sont assistés selon le cadre des programmes nationaux respectifs.

La RDC, un pays voisin du Burundi, n’est pas épargné par cette situation. Traversant des périodes de conflits, une grande population de ce pays a dû se déplacer. Selon le même rapport de l’UNHCR, la RDC compte 909 907 réfugiés partout en Afrique dont 79 754 réfugiés que le Burundi a accueilli depuis le début de ces conflits.

Fuyant leur pays pour trouver refuge ailleurs, ces réfugiés, ces déplacés, ces demandeurs d’asile se retrouvent dans des situations précaires qui ne leur permettent pas de vivre harmonieusement comme ils le souhaitent.

Des chiffres alarmants montrent que des efforts doivent être fournis par les différents États, mais aussi par la population mondiale. Comme l’UNHCR l’a bien dit: “ Chaque geste compte. ”

Malgré sa pauvreté extrême, pour les quelques 80 846 réfugiés étrangers, le Burundi a été élu comme une terre d’accueil.

Lynne-Clérina KANYENYERI  

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