Johny NIBIZI : un agronome converti peintre

Johny NIBIZI : un agronome converti peintre
Johny NIBIZI : un agronome converti peintre, lors de l’ exposition faite par l’ Ambassade des USA au Burundi.(www .akeza.net)

Johny NIBIZI : un agronome converti peintre, lors de l’ exposition faite par l’ Ambassade des USA au Burundi.(www .akeza.net)

Ingénieur agronome à la base, Johny NIBIZI est un artiste-peintre qui fait des tableaux, des batiques, des banderoles, des cartes postales, des panneaux publicitaires, l’écriture sur des tee-shirts. Il fait également des travaux de graphisme sur ordinateur, carte de visite de vœux, d’invitation etc.

 

 

Johny NIBIZI fait des cartes postales en utilisant des écorces des bananiers coupés en plusieurs formes variées (des femmes qui pilent le manioc, qui puisent de l’eau) que l’on colle sur des papiers cartons achetés auprès des imprimeries telles que la RPP. Il utilise également des peintures à huile sur des pochoirs pour dessiner.

 

 

Le peintre réalise des travaux de graphisme à l’aide d’un ordinateur pour imprimer des cartes de vœux, cartes de visites, invitations ou affiches publicitaires avec des appareils modernes : imprimantes et scanners.

 

 

Les difficultés ne maquent dans son secteur d’activité : « Nous avons des difficultés à accéder à certaines matières premières notamment les peintures à huile. Dans ce cas, nous devons faire recours à nos amis peintres qui sont dans des pays étrangers. Des fois, nous communiquons par email avec nos amis qui peuvent acheter et envoyer les matériaux. A défaut nous sommes obligés d’utiliser ceux qui sont disponibles sur le marché burundais ».

 

 

D’autres matériaux sont disponibles mais pas en abondance. Les écorces de bananiers lui parviennent grâce aux habitants qui vivent tout près de la capitale. En contrepartie, il leur donne de l’argent. L’autre contrainte est le pouvoir d’achat de la population qui ne permet pas aux artistes de fixer les prix qui correspondent à la vraie valeur des produits d’un artiste».

 

 

‘’C’est difficile d’estimer notre chiffre d’affaires vu que nous n’avons pas de clients permanents’’, regrette Jonhy. ‘’Ça dépend des périodes : lors des fêtes nationales, les entreprises font des commandes qui peuvent aller jusqu’en termes de millions. Un seul tableau peut couter de 20.000 à 400.000Fbu. Les batiques varient entre 2.000 et 3000 FBu et les cartes postales de 150 à 600FBu. Dit-il.

 

 

Johny NIBIZI a commencé à s’occuper d’artisanat quand il était en 2è année à l’école   Athénée primaire. Obligé de trouver le minerval et le matériel scolaire lui-même , il n’avait pas trop le choix. Au début, il faisait de simples bricolages de boucles d’oreilles pour filles qu’il vendait aux écolières de son établissement. Par après, il s’est mis à fabriquer des bracelets.

 

 

La peinture est venue plus tard. Dès le jeune âge, je dessinais très bien de façon que mes enseignants me demandaient de montrer aux autres comment faire. Avec le temps j’ai continué à me former tout seul. J’imitais sans toutefois reproduire ce que les autres peintres ont déjà fait. En cas de problème, je n’hésitais pas à demander aux spécialistes qui ont fait l’école d’art à Gitega ».

 

 

Philosophe , cet agronome tourné peintre résume : « Dans la vie , il faut savoir ce que tu dois faire pour pouvoir faire ce que tu peux faire. »

 

Nous avons rencontré Johny à la foire des artistes organisée du 14-15 Novembre à l’hôtel Le Panoramique par l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Burundi.

 

Des tableaux faits par Johny NIBIZI.(www .akeza.net)

Des tableaux faits par Johny NIBIZI.(www .akeza.net)

Benjamin KURIYO, Stagiaire.

 

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