Jean Richard «TUGURU» Niyongabo : «Le FESPACO était une expérience énorme»

Jean Richard «TUGURU» Niyongabo : «Le FESPACO était une expérience énorme»

Jean Richard Niyongabo en compagnie de Mahamoudou “Souké” Tiendrébéogo au FESPACO ©DR

Après une semaine passée à Ouagadougou, au Burkina-Faso, dans le cadre du FESPACO (Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou) où son film « Les gros cailloux »avait été sélectionné dans la catégorie court-métrage, Jean Richard NIYONGABO dit Tuguru nous livre ses sentiments au sujet de son expérience à cette grand-messe du cinéma africain.

 

Voir son film sélectionné au FESPACO est une aubaine lorsqu’on est un jeune réalisateur. Jean Richard Niyangabo l’a bien compris. Celui dont le film avait été sélectionné au FESPACO dans la catégorie court-métrage se dit satisfait de son séjour à Ouagadougou. Une expérience énorme, selon ses dires. Certes, il ne ramène  pas de trophée dans ses valises mais Tuguru revient satisfait. « Je n’ai pas gagné de prix mais j’ai eu des contacts qui vont m’aider dans l’avenir » dit-il.

 

Lire aussi : Cinéma : Le film « Les gros cailloux » de Jean Richard Niyongabo sélectionné au FESPACO 2017

 

En effet le FESPACO étant le grand rendez-vous culturel africain, professionnels du cinéma, et  de l’audiovisuel, artistes et artisans en tout genre, se rencontre à Ouagadougou pour échanger, partager, apprendre et faire connaitre leur art et leur travail. Une occasion donc pour le jeune réalisateur de rencontrer des cinéastes venus des 4 coins du continent. Il nous explique : « Ça a été une énorme expérience parce que j’ai rencontré des réalisateurs, surtout dans ma catégorie. Des réalisateurs qui ont déjà construit un nom dans le cinéma africain et même mondial. J’ai eu la chance de leur parler. J’ai parlé avec des réalisateurs de mon âge et on s’est rendu compte qu’on avait tous les mêmes défis. Et nous avons échangés sur la façon de trouver facilement des financements pour nos films »

 

Jean Richard Niyongabo dit Tuguru n’est pas allé au FESPACO les mains vides, il avait dans ses bagages son  4ème court-métrage, « Les gros cailloux ». Le film a été projeté 3 fois et l’accueil de celui-ci a été encourageant pour le jeune réalisateur. « L’histoire de mon film a été aimée. Les gens avec qui nous avons parlé disaient  l’avoir aimé, surtout que je suis jeune. J’ai reçu des encouragements de la part des autres réalisateurs » nous dit Tuguru. Il a aussi remarqué que le cinéma était assez suivi vu l’affluence pendant la projection des films. Tuguru a aussi pu compter sur l’accueil des compatriotes burundais venu le soutenir.

 

Cette semaine au FESPACO aura été une expérience enrichissante pour Jean Richard Niyongabo  dit Tuguru. Cela lui a permis de côtoyer l’élite du cinéma africain, de tisser des liens avec les réalisateurs de renoms mais aussi des jeunes comme lui avec qui se profilent des projets à l’horizon. Signalons que Tuguru sera prochainement en Egypte pour une formation avec un autre court-métrage à la clé.

 

 

Moïse MAZYAMBO

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