Jean Paul Kimana : ce peintre-sculpteur a tout essayé

Jean Paul Kimana (www.akeza.net)

Jean Paul Kimana (www.akeza.net)

Jean paul Kimana , peintre-sculpteur a tout essayé. Aujourd’hui, il fabrique des cachets de bureau, un travail qu’il place dans la categorie sculpture. Il dessine sur des toiles , écrit sur des banderoles , mais aussi sur divers autres support . Là , il fait de la peinture. Mais , à un moment de sa vie , il était également enseignant. C’est aussi ça la vie. Il faut bien souvent se battre pour trouver sa place. C’est l’histoire d’un combattant.

 

Ancien élève du lycée Gatara, Jean Paul est un natif de Gitega. Son bagage intellectuel est le fruit de cours suivis à la section scientifique B et d’une formation pédagogique. Néanmoins ,son travail dans l’art , la peinture en particulier  est le résultat de son talent, un don de Dieu.

 

A la fin de ses études secondaires, il entame un travail d’enseignement. Après  3 ans sans numéro matricule,  il décide de renoncer à sa carrière d’enseignant. « C’est en 2006 que je me suis engagé dans l’art. Même si j’enseignais, je n’ai pas cessé de faire la peinture parce que dès l’école secondaire je faisais ce métier. Dans mon lycée, tout ce qui se  rapportait au domaine de la peinture, c’est moi qui m’en chargeais. L’école ne me considérait pas comme un élève en soi mais comme un travailleur et dans ce cas j’y gagnais de l’argent», se rappelle-t-il.

 

Jean Paul poursuit : «J’ai quitté Gitega la même année pour venir m’installer à Kamenge. J’avais un petit bureau à la Gare du Nord. Mes services concernaient la peinture uniquement. J’écrivais sur des maisons, des voitures, des banderoles et je dessinais sur des toiles. »

 

Le métier de sculpteur est venu en peu plus tard à la fin de l’année 2013. « J’ai  fait une formation de 8 mois en tant qu’aide dans un atelier de sculpture, c’est là que j’ai commencé à faire les différents types de sceaux», s’exprime-t-il.

 

La visibilité est sa principale stratégie de vente : « je me suis installé ici , au bord de la rue , au croisement de grands axes routiers ,  non pas parce que je ne peux pas avoir de bureau mais à cause de la clientèle et de la visibilité qu’offre un tel endroit. Si je m’installe dans un bureau personne saura ce que je fais, ni où je travaille», explique Jean Paul

 

S’exprimant sur les défis, Jean Paul confie projets d’avenir « les matières premières qu’on achetait à 15 000 Fbu sont aujourd’hui  à 22 000 FBu alors que le prix de vente n’a pas augmenté, ce qui fait que je continue à payer le loyer et la taxe alors que je ne gagne que de l’argent pour la survie.»

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Lascar BUKERA, Stagiaire.

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