L’ISTEEBU veut promouvoir une culture statistique dans tous les secteurs

L’ISTEEBU veut promouvoir une culture statistique dans tous les secteurs

Photo de famille des participants © Akeza.net

En marge de la commémoration du 5ème mois de la statistique au Burundi et la 26ème journée Africaine de la statistique (JAS 2016), l’Institut de Statistique et d’Etudes Economiques du Burundi(ISTEEBU) a organisé un café de la statistique autour duquel il a présenté sa nouvelle stratégie de disponibilisation de ses informations auprès des utilisateurs de ces dernières. Les représentants des institutions utilisatrices des données de l’ISTEEBU demandent la facilité d’accès aux données de l’ISTEEBU mais aussi l’attention de l’ISTEEBU sur l’approche méthodologique d’autres institutions qui se sont dotées du service statistique.

 

Selon Nicolas Ndayishimiye,le D.G de l’ISTEEBU,ce premier café de la statistique organisé par l’ISTEEBU vient comme une réponse à un changement de mentalité et de comportement afin d’adopter une culture statistique au Burundi. Car souligne-t-il, la culture statistique incombe à tout un chacun. Il fait savoir que jusqu’à aujourd’hui, la grande partie des utilisateurs des données de l’ISTEEBU sont des chercheurs qui sont estimés autour de 5%.Mais les portes,dit-il,sont grandement ouvertes pour les institutions consommatrices de ses informations.

Il n’a pas manqué d’informer que même si le degré n’est pas encore connu, l’ISTEEBU est sollicité tant de l’intérieur que de l’extérieur du pays. Il promet que désormais les statistiques seront disponibles suivant un calendrier préétabli consultable par les utilisateurs, et ces derniers seront également disponibles sur le site web de l’ISTEEBU .Il ajoute que les informations seront traduites en Kirundi pour faciliter l’accès de leurs données aux paysans.

 

Les intervenants convergent sur le fait que la planification de l’ISTEEBU tiendrait compte de ses utilisateurs (Institutions étatiques et organisations).D’autres avancent que les statistiques sont disponibles un peu partout mais qu’elles ne sont pas publiées pour qu’elles soient consultables par tout le monde .Joseph Butoyi de l’ISTEEBU donne l’exemple des accidents de roulage, cas de l’OTRACO où on trouve au sein de l’OTRACO toutes les données chiffrées sur le nombre d’accident qui ont eu lieu mais qui, malheureusement ne sont pas publiés pour servir de statistique aux intéressés.

Il en est de même, ajoute-t-il, pour le cas de la police. Tous les accidents enregistrés ne sont pas renseignés auprès des utilisateurs. Les participants avancent également que l’existence d’autres institutions de statistique risque de provoquer une guerre de statistiques. Sur ce, ils demandent l’attention de l’ISTEEBU pour veiller à la qualité et à l’approche méthodologique de ces autres institutions. Car insistent-ils, c’est l’ISTEEBU qui est la source d’information fiable et sa responsabilité reste toujours là.

 

Quant à Didace Ngendakumana,le Directeur de l’API, lorsqu’il y a l’existence des statistiques dans tous les secteurs, cela permet de rassurer les investisseurs sur la situation des secteurs dans lesquels ils veulent investir. Et de souligner que les statiques jouent un grand rôle dans la promotion des investissements.

Signalons que le café de la statistique sera régulièrement organisé.

 

Alexandre NDAYISHIMIYE

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