Iry Tina Da Queena, une reine aux multiples couronnes

Iry Tina Da Queena, une reine aux multiples couronnes

Connue pour sa musique, Iry Tina que l’on surnomme « Da Queena » est une artiste aux multiples casquettes. Elle est à la fois chanteuse, mannequin, actrice et même femme d’affaires. Installée en Ouganda depuis 9 ans, la chanteuse se laisse porter par ses passions et est prête à tout pour imposer son règne. Après tout, c’est une reine. Bien que la reine se trouve bien loin de son royaume…

 


« J’ai déménagé en Ouganda pour continuer mes études comme mes parents le souhaitaient. J’ai réalisé avec le soutien de mon manager que je pouvais faire un retour en musique. C’était en effet une coïncidence. Mais je ne regrette pas ma décision »


 

Partis pour des études mais…

Lorsque qu’elle arrive en Ouganda, en 2011, Irène Laura UWIMANA (son nom à l’État civil) n’y va pas pour faire de la musique, mais pour faire des études. Étudiante en droit à l’Université Paix et Réconciliation à Bujumbura avant son départ, elle obtiendra un diplôme en ligne arrivée en Ouganda. Elle est loin de s’imaginer que son parcours va prendre une autre direction. Il faut dire que la musique la poursuit depuis son enfance. Fille de chanteuse gospel, elle a toujours baigné dedans. Elle a même participé à 2 clips vidéo quand elle avait 16 ans. C’est donc naturellement qu’elle replonge dans la musique.

« J’ai déménagé en Ouganda pour continuer mes études comme mes parents le souhaitaient. J’ai réalisé avec le soutien de mon manager que je pouvais faire un retour en musique. C’était en effet une coïncidence. Mais je ne regrette pas ma décision », dit-elle.

“Hold Me” by Iry Tina Da Queena

9 ans plus tard, la carrière de la jeune chanteuse suit toujours son cours. Elle a travaillé avec de nombreux artistes à l’instar de Big Fizzo et naturellement des noms de l’industrie ougandaise dont Washington (producteur), Natty Neithan (artiste et auteur-compositeur ougandais), Kussain (producteur à grand talent), Artin et Nessim (producteurs), Barbie Jay (musicien et producteur), Noisy (réalisateur vidéo) et même le duo GoodLife avant la mort de Radio.

Notons par ailleurs que « Hold Me », le dernier morceau de la chanteuse a dépassé la barre des 1 million de vues sur YouTube. Le morceau a même été sur les playlists des chaînes de télévision telles que MTV Base ou Trace Urban.

 


« Je suis très passionnée par le mannequinat. Comme vous le savez, je suis Miss Planet Burundi 2019. À mon avis, la musique et le mannequinat sont interdépendant. »


 

Beauty, Acting and Money !

Si Iry Tina se passionne pour la musique, celle-ci est loin d’être sa seule passion. En effet, elle nourrit des passions pour le mannequinat, le cinéma et le business. En 2019, elle a représenté le Burundi au concours Miss Planet International au Cambodge. Une expérience enrichissante pour la chanteuse est devenue par la suite coordinatrice de l’événement au niveau de la Communauté de l’Afrique de l’Est. La même année, elle sera invitée pour une prestation musicale pour le concours Miss Friendship International en Chine. Pour la chanteuse, le mannequinat est une forme de prolongement de son métier d’artiste, dans ce sens que les deux permettent de défendre des causes nobles.

« Je suis très passionnée par le mannequinat. Comme vous le savez, je suis Miss Planet Burundi 2019. À mon avis, la musique et le mannequinat sont interdépendant. »

Iry Tina au Cambodge pour le concours “Miss Planet International” ©DR

Avec la musique, l’artiste essaie de transmettre un message au public. Cela pourrait être un message d’amour, de paix, de protection de l’environnement, etc.  Le concours de mannequinat ou de beauté fait de même.  « Miss Friendship visait à promouvoir l’amitié et l’amour, tandis qu’à Miss Planet, la protection de l’environnement était centrale », dit-elle.

D’un autre côté, Iry Tina s’est découverte une passion pour le cinéma. Approchée par des amis nigérians travaillant pour Embrace Afrika, elle a pu faire des essais pour un film. Des essais qui se sont avérés concluants. Malheureusement, à cause de la récente pandémie du Covid-19, les tournages ont dû être suspendus. « Le mannequinat m’a également mis en contact avec des acteurs qui ont indiqué que je pouvais réussir dans l’industrie du cinéma. J’ai essayé et cela a réussi. C’est comme ça que je me suis retrouvé au cinéma. Nous étions sur le point de tourner notre premier film (film de famille) lorsque la pandémie mondiale COVID-19 est arrivée », nous explique la chanteuse. Il faudra donc attendre encore un peu avant de la voir sur le grand écran.

 


« Il semble difficile de combiner de nombreuses activités. Reconnaissons également que la vie est complexe, mais que les gens doivent vivre. Jusqu’à présent, je pense avoir bien géré les nombreuses activités. Comme le dit un vieil adage, « vous faites ce que vous avez à faire »


 

Comme si le mannequinat et le cinéma ne suffisaient pas, la chanteuse a également une âme de femme d’affaires. Elle est très impliquée dans le domaine de l’agriculture, une activité qu’elle pratique aussi bien au Burundi qu’en Ouganda. « L’amour pour les activités agricoles vient de mes parents », confie-t-elle.

Faire ce que l’on a à faire, combiner autant d’activités n’est pas une tâche facile. La plupart des gens ont déjà du mal à gérer une seule activité. Pour Iry Tina, aussi complexe que cela puisse paraître, elle fait ce qui doit être fait pour vivre. « Il semble difficile de combiner de nombreuses activités. Reconnaissons également que la vie est complexe, mais que les gens doivent vivre. Jusqu’à présent, je pense avoir bien géré les nombreuses activités. Comme le dit un vieil adage, « vous faites ce que vous avez à faire ».

Si Iry Tina compte déjà plusieurs années dans la musique, sa carrière n’en est qu’à ses débuts. La chanteuse multitâche devra encore travailler pour atteindre le sommet. D’ailleurs, elle en est consciente. « Je vois un avenir meilleur dans la musique, le mannequinat, le cinéma et les affaires. À mon avis, la clé est de viser le meilleur tout le temps. Essayer de toujours faire mieux la prochaine fois. La persévérance est l’un de mes mots préférés », affirme-t-elle. Une persévérance qui la pousse aujourd’hui à suivre un cursus en production musicale.

En attendant de voir ce que l’avenir réserve à cette ambassadrice burundaise, on ne peut que lui souhaiter bon vent.

 

Moïse MAZYAMBO

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