Interview avec Dieudonné NAHIMANA : Leadership et engagement

Interview avec Dieudonné NAHIMANA : Leadership et engagement
Interview avec Dieudonné NAHIMANA : Leadership et engagement  (www.akeza.net)

Interview avec Dieudonné NAHIMANA : Leadership et engagement (www.akeza.net)

Né pour faire scintiller le pays du lait et du miel ainsi que le reste du monde par son amour, Dieudonné Nahimana semble aujourd’hui être l’icône de synthèse de l’amour à base de son organisation, New Generation. Venir en aide aux enfants de la rue, sensibiliser les jeunes sur les valeurs importantes telles que la solidarité, créer un mouvement tant national qu’international qui ne laisse aucune personne dans l’indifférence, être utile à tous les niveaux sont ses projets clés. Comblée d’une ferme humilité, reliant son attachement à la rigueur d’un travail  soigné, Monsieur Nahimana est un trésor rare pour de nombreuses communautés. Un combat certes difficile mais qui fait déjà ses preuves. Découvrez via cet entretien un homme intègre manifestement engagé dans la réussite de ses projets à la fois spirituels, culturels et socio-économiques.

 

Akeza.net : Bonjour !

 

 

Dieudonné N. : Bonjour !

 

 

Akeza.net : Qui est Dieudonné NAHIMANA ?

 

 

Dieudonné N : Je peux me présenter comme étant le président fondateur du mouvement de jeunes leaders en réveil, New Generation. Je suis également pasteur-fondateur d’une église qui s’appelle Oasis Christian Center. Je suis né à Muyinga en 1974. J’ai fait l’école primaire à Muyinga puis j’ai continué le premier cycle de l’école secondaire au lycée de Bururi et après je suis venu continuer mes études au lycée du Lac Tanganyika. Si non je suis marié depuis 2001. Je suis père de trois enfants , 1 garçon et 2 filles. Le premier s’appelle Nathan (12ans), la deuxième s’appelle Tracy (8ans) et la troisième s’appelle Zoé Life (4ans).

 

 

Akeza.net : Pouvez-vous nous tracer votre carrière professionnelle ?

 

 

Dieudonné N : Ma carrière professionnelle est difficile à situer parce que j’ai commencé à travailler dans les années 90 avec la création du mouvement New Generation. J’ai aussi travaillé comme assistant informatique à l’école française pendant 3ans, de 2001-2004. Mais j’ai aussi joué un rôle dans la société civile burundaise. Vous savez que cette période était une période de négociation entre les politiciens. J’ai pu participer dans différentes conférences au niveau local et au niveau international, ce qui m’a amené à avoir l’opportunité de donner des points de vue de la société civile. C’est par exemple à New York aux Nations Unies. Ça a fait aussi que je rencontre différentes personnalités de Washington et tant d’autres personnalités de la communauté internationale. J’ai aussu participé dans certains échanges en Afrique du Sud à Pretoria,  ce qui m’a valu un prix. Un prix qui a été donné à la meilleure initiative des jeunes en Afrique en 2004 à La Haye en Hollande. Un prix qui nous a été accordé parce que nous avons eu une courageuse initiative pendant la période de guerre au Burundi.

 

 

A côté de ça je faisais beaucoup d’autres choses ; donner par exemple des cours d’informatiques à des individus que je  rencontrai dans leurs bureaux pour gagner quelques revenus personnels. J’ai été aussi consultant de différentes ONG qui voulaient être aidées au niveau de l’organisation de conférences. En même temps, je faisais des consultances dans le domaine de l’encadrement des enfants que ce soit au niveau local ou en Afrique du sud à Durban. J’ai participéà la mise en place du conseil national de la jeunesse, j’étais le vice-président de la commission technique jusqu’en 2005. J’ai initié la mise en place de la Dynamique des Jeunes pour les Droits Civiques pour mobiliser la jeunesse autour des valeurs de la paix pendant la période électorale de 2005. J’ai aussi joué un rôle dans la création du réseau des organisations des jeunes au Burundi dont j’ai été le président-représentant légal pendant le premier mandat de 2ans.C’est plus ou moins ce que je peux dire de ma carrière. Actuellement je suis pasteur principal d’une église qui a commencé en 2010. En même temps je joue le rôle de coach et de mentor pour des individus ou des ONG qui m’invitent ici comme ailleurs pour les aider à pouvoir réaliser leurs projets à partir de l’expérience que j’ai pu avoir par le  passé.

 

 

Akeza.net : Parlez-nous de « New Generation »

 

 

Dieudonné N : New Generation est un mouvement de jeunes leaders en réveil spirituel, culturel et socio-économique. C’est un mouvement parce que nous voulons mobiliser les jeunes tant à pouvoir contribuer dans la préparation d’un avenir meilleur de leur génération et celui des générations à venir. Nous avons trois axes principaux.

 

 

Le premier axe, c’est le réveil spirituel. Ce dernier consiste à amener les jeunes à se détourner de leur mauvaise foi et à renouveler leur façon de penser. Pendant une longue période, on s’est rendu compte que les crises qu’a traversées notre pays étaient basées sur les crises de valeurs c’est-à-dire que les gens ne comprenaient plus combien une vie est sacrée. Tout cela par le fait qu’il n y a pas eu de bons enseignements qui pouvaient aider les gens à se rendre compte qu’avant d’accuser l’autre il faut d’abord voir comment changer son comportement. Cela devient possible quand on reconnait d’abord qu’il y a un Créateur et qu’on vit selon ses principes. Parce que c’est cela qui fait inévitablement l’avenir de notre pays comme leader.

 

 

Le deuxième axe, c’est la revalorisation de la culture en assurant l’encadrement artistique et culturel des jeunes. Pourquoi ? Parce qu’on se rend compte qu’une des autres faiblesses de notre pays ou de notre génération c’est de ne pas être cultivé. Quand nous parlons de l’instruction, beaucoup de gens pensent à aller à l’école, prendre des notes, écouter ce que le professeur dit et lui rendre ses notes et après il va te donner des points. Ainsi on va dire que tu es intelligent mais en réalité ce n’est pas cela. Ce qui nous rend le plus influent dans ce monde, c’est d’être informé, donc avoir le maximum possible d’informations. Alors pour être informé, il faut se ressourcer avec l’actualité. Ce n’est pas parce qu’une personne est entrain de te parler de la préhistoire ou de ce qui s’est passé dans les années 20 ou 30 qu’on va dire qu’elle est intelligente. Loin de là ! Tant qu’elle ne peut pas te dire ce qui se passe avec les nouvelles technologies de l’information, elle est vraiment en arrière quelle que soit sa capacité intellectuelle. Ce que nous offrons à New Generation, c’est une ouverture qui permet à ce que les jeunes puissent avoir accès au maximum d’informations par des livres, par la télévision et par l’internet. Bref par l’outil informatique. C’est pour que les jeunes soient cultivés, qu’ils puissent avoir une connaissance générale, qu’ils puissent se positionner au niveau de la communauté internationale. martin.rwuhiriro@heineken.com

 

En troisième lieu, c’est d’aider les jeunes à comprendre qu’on doit être plus producteur que consommateur. Nous sommes dans un pays où 60% de la  population est jeune, moins de 25 ans. Et là cette population qui est majoritaire est beaucoup plus à 90% consommateur que producteur. De là vous comprenez que c’est normal que nous soyons dans le sous-développement. Alors on leur inculque qu’il faut faire tout pour exploiter nos ressources naturelles et surtout qu’il faut créer du travail.

 

 

Akeza.net : Quand a-t-elle été formée et quelle en était la motivation ?

 

 

Dieudonné N : New Generation a officiellement commencé en 1998 dans la période de crise. En 1993, après que mon père ait été tué et que tout ait été détruit chez nous, j’ai eu une grande envie de lutter contre les violences. C’est d’ailleurs ce qui m’a amené depuis 1995 à mobiliser des jeunes dans des cadres d’échange, de débats dans des zones neutres. Des jeunes qui venaient de différents quartiers de Bujumbura et de différentes ethnies. On se retrouvait ensemble pour voir comment contribuer à la lutte non-violente. C’était un moment très difficile pour les jeunes. Donc c’est là qu’a commencé mon engagement. C’est alors en 1998 qu’on a eu la structure du mouvement telle qu’on l’a aujourd’hui. Ainsi on a commencé avec notre vision qui était non seulement de servir aux jeunes burundais mais partout où se trouvaient les jeunes qui voudraient participer dans nos programmes. C’est par exemple en 1999 qu’on a commencé New Generation au Rwanda.

 

 

Akeza.net : Comment fait-on pour intégrer New Generation ?

 

 

Dieudonné N : Pour que quelqu’un soit membre de New Generation, il soumet une demande puis il passe par une formation de base qui dure 8h. Cette formation se fait en 4 sessions de 2h pendant un mois. Après cette formation, le jeune va décider s’il va rester membre ou pas. Et quand il décide de rester il va participer dans le programme de clubs pendant une année. A ce moment-là il peut être un membre engagé en faisant un engagement solennel devant les parents et les responsables de New Generation.

 

 

Akeza.net :, Combien d’enfants ont déjà bénéficié de vos programmes Depuis la création de New Generation ?

 

Dieudonné N : Pendant plus de 15ans que New Generation existe on a pu quand même avoir un impact sur des milliers de jeunes dans les différents programmes d’encadrement. Le programme qui est très connu de New Generation est celui de l’encadrement des enfants de la rue. Ceux qui sont venus en 1998, 1999 ont déjà terminé leurs études. Certains travaillent dans nos programmes et les autres réussissent à se démarquer dans d’autres milieux.

 

 

Akeza.net : A quels défis personnels avez-vous eu à faire face en tant que leader ?

 

 

Dieudonné N : Le plus grand défi qu’on a ici au Burundi est que quand tu réussis, tu as beaucoup d’ennemis. Des jaloux qui veulent être au même niveau que toi sans avoir travaillé juste en se basant sur toi. Sans avoir accepté ces années de souffrances que tu as connues mais ils veulent être à la tête juste par une élection ou un simple geste. Aussi il y a ceux qui veulent prendre tes documents et les copier puis mettre un autre nom. De cela on peut en déduire que les gens ne respectent pas le travail et les sacrifices que certaines personnes font. Aujourd’hui les gens viennent me voir, ils ne me demandent pas ce que je vivais les années 1996, ils ne savent pas ces moments quand je passais 4 jours sans rien me mettre sous la dent. Si je ne croyais pas en Dieu, j’aurais  quitté le pays pour cela.

 

 

L’autre défi qu’on a dans ce pays, c’est que les ressources qui peuvent être utiles pour faire tout ce que nous voulons réaliser sont retenues par certains individus. Juste parce qu’ils sont dans la politique. C’est très décevant de voir des gens qui n’ont rien fait d’important pour le pays mais qui roulent dans de belles voitures, qui ont de belles maisons, … Nous qui travaillons dans le domaine différent de la scène politique, nous sentons qu’il n’y a pas un soutien qui vient directement du gouvernement. Je me dis toujours que si une fois l’Etat investissait dans les personnes qui ont travaillé malgré les difficultés on pourrait avancer très rapidement.

 

 

Akeza.net : Et si vous nous parliez de ces conférences que vous animez aux Etats-Unis, en Europe, … ?

 

 

Dieudonné N : On m’invite beaucoup dans des conférences à l’étranger. C’est la même chose un peu dommage parce qu’au Burundi je ne suis pas beaucoup invité dans certaines conférences. En kirundi on dit : « Ikibano kirakengereza ». Peut-être que c’est cela. Si non je participe dans des conférences pour parler aux jeunes. Aux Etats-Unis par exemple, il y a une bonne partie de jeunes de l’Etat de l’Ohio avec qui je suis en contact. Une personne qui a une fondation a entendu mon témoignage et à partir de ce moment il a décidé d’organiser une fois les 2 ans pour que je puisse aller parler à ces jeunes. Aujourd’hui beaucoup de jeunes en Europe et aux Etats-Unis sont déprimés par la vie parce que les parents ont donné beaucoup d’importance aux choses matérielles. A cause du manque d’affection les enfants se retrouvent dégoutés de la vie. A vrai dire, ils ont tout mais il leur manque un peu de bonheur au fond de leur cœur. Alors je pars toujours pour leur dire que le bonheur existe. Et surtout que le bonheur ne vient pas parce qu’on a de l’argent.

 

 

Je peux donner un autre exemple touchant. Ça s’est passé  quand j’étais dans une entreprise qui se trouve à Newark, une entreprise qui s’appelle Newark Furnitures. Cette dernière était en faillite parce que le patron sortant avait maltraité les travailleurs. Alors le nouveau patron a organisé une séance puis j’ai parlé aux travailleurs de l’importance du pardon et de la réconciliation. C’est très intéressant parce que tous les travailleurs ont écrit une lettre de pardon à celui qui les avait maltraités. D’autres se sont réconciliés avec leurs maris et femmes. Ainsi l’entreprise a augmenté son chiffre d’affaire en très peu de temps.

 

Cette année je vais faire beaucoup de conférences en Europe. En aout et vers la fin de septembre je ferai des conférences dans une ville de l’Angleterre. J’animerai aussi des conférences dans d’autres villes comme Paris, Rotterdam. Quand je fais ces conférences internationales, j’en profite pour rencontrer les gens de la sous-région pour les encourager à contribuer dans le développement de notre continent. Voilà le genre de coaching que je fais quand j’y vais.

 

 

Akeza.net : Qu’est-ce que ça fait d’avoir une équipe de football qui va participer à la coupe du monde de 2014 ?

 

 

Dieudonné N : Nous avons la chance que l’équipe des enfants de New Generation qui sont sortis de la rue aille participer à la coupe du monde qui va avoir lieu à Rio de Janeiro en 2014 en même temps que la coupe du monde de la FIFA. Le fait que notre organisation soit choisie pour participer dans cette compétition où il n’y aura que 16 équipes au niveau mondial est une certaine satisfaction. Mais aussi c’est une chose à laquelle je m’attendais d’une manière ou d’une autre parce que j’en parlais aux enfants depuis 10ans. Je leur disais : « Vous êtes ici pour être les meilleurs, non pas pour être considérés comme des enfants de problème pour notre pays mais vous êtes une solution. » Alors notre équipe va vraiment jouer un rôle important parce qu’elle fera parler du Burundi. Beaucoup de medias du monde seront là-bas. Donc notre pays aura une très grande visibilité. Nous espérons aussi que notre équipe pourra gagner la coupe. Mais le plus important c’est de pouvoir passer le message. C’est important de voir qu’il y a des organisations internationales qui reconnaissent le soutien que nous apportons dans le développement du Burundi, de la sous-région et du monde entier. Bref c’est une très grande joie, une fierté et un honneur de représenter le pays dans cette grande compétition qui va avoir lieu à un moment important de l’histoire du monde.

 

 

Akeza.net : Comment arrivez-vous à concilier l’église et votre association ?

 

Dieudonné N : Ces deux choses ne sont pas très différentes. Elles sont complémentaires. Comme dans toute autre chose, ça dépend de l’organisation. Chaque structure est indépendante, a  son organisation et à une équipe qui la gère. Les comités des deux parties fonctionnent bien et moi je suis là juste pour donner des orientations. Mais on a encore un problème parce qu’il y a une opinion que les gens se sont donnés des églises, ils veulent nous évaluer comme l’une ou l’autre église qu’ils connaissent. Notre église est locale, elle ne dépend pas d’une autre structure. Normalement on est habitué de voir des églises qui ont des église-mères à l’étranger. C’est un appel personnel que Dieu m’a donné. Et notre église va peut-être bientôt avoir des paroisses dans d’autres coins du monde.

 

 

Akeza.net : Quels sont les personnalités célèbres qui vous inspirent ?

 

 

Dieudonné N : Principalement il y en a 5 qui m’ont inspiré et qui m’inspirent toujours. Il y a Martin Luther King Jr qui a lutté pour les droits civiques aux Etats-Unis. Ce dernier m’a donné la curiosité de vouloir connaitre beaucoup plus Jésus d’une autre façon. Ensuite vient la plus importante personnalité de tous, Jésus Christ. Ce n’est pas seulement son message puissant mais aussi sa vie, son type de leadership et l’impact qu’Il a pu avoir dans ce monde. Et de là vient une autre personnalité de la Bible, Saint Paul. C’est quelqu’un qui venait de loin, qui était loin de croire en Jésus mais qui un jour a pu se convertir. Il a marqué l’histoire par les voyages missionnaires qu’il a effectués. Il y a encore Baden Powell qui est le fondateur du mouvement scout. C’est avec cette devise que répètent souvent les scouts qu’il m’inspire , « Tachez de quitter cette Terre en l’ayant rendue meilleure que vous l’avez trouvée et quand votre tour viendra de mourir, vous mourez heureux en pensant qu’à votre occasion vous n’avez pas perdu votre temps mais que vous avez fait de votre mieux. » Cela est toujours une devise pour moi. Une autre personne qui on m’a beaucoup parlé dès mon jeunes âge et qui m’inspire, c’est le Prince Louis Rwagasore. Mon père avait travaillé avec lui. Il m’a beaucoup parlé de ces réalisations et de certains de ces rêves qu’il n’a pas pu réaliser.

 

 

Akeza.net : Dans la vie, quels sont vos secrets de réussite ?

 

 

Dieudonné N : La première chose c’est d’avoir une vision et d’y croire. La deuxième chose qui me donne la force c’est mon intimité avec Dieu. Quand j’ai des circonstances ou que j’aie des projets je prends du temps pour me retirer et prier. La troisième chose, c’est la patience. J’aime vraiment être patient. Il ne faut pas se décourager. Et enfin il faut aimer les gens dans le sens qu’il ne faut pas être égoïste. J’aurais pu m’enrichir comme d’autres jeunes sans nourrir ces centaines d’enfants. Mais c’est déjà la plus grande richesse qu’il y ait dans ce monde. Faire du bien aux autres.

 

 

Akeza.net : Côté vie privée, quelles sont vos distractions préférées ?

Dieudonné N : J’aime écouter différentes catégories de  musique. Je pratique aussi le sport. Mon sport préféré, c’est la natation. Quand je le peux je nage 3 fois la semaine. La piscine, c’est mon environnement d’inspiration. Chaque fois que j’aie une idée de projet et que je fais des tours dans la piscine, souvent j’y sors avec une idée beaucoup plus claire. De temps en temps, j’aime aussi regarder les films quand j’ai du temps. Des films qui vont dans le sens de courage, des gens qui s’engagent dans la loyauté, et surtout dans la gestion du pays. Ça me distrait et en même temps ça m’instruit. J’aime aussi prendre du café avec mes amis.

 

 

Akeza.net : Célèbre et homme occupé, comment menez-vous votre vie familiale ?

 

 

Dieudonné N : J’y parviens ce qui n’est pas facile parce qu’à certains moments je suis sollicité par différentes personnes. Pour être sincère, le premier de mes enfants n’a pas eu assez de temps de moi parce que j’étais tellement occupé mais les deux autres j’ai été un peu plus présent. Mais bon j’essaie de m’organiser principalement pour être à la maison pour prendre certaines importantes responsabilités. Généralement le samedi c’est un jour réservé à mes enfants et à mon épouse. C’est un jour où on va ensemble à la piscine, où je les dépose quelque part, où on va jouer, où on va faire un tour. Mes enfants sont mes meilleurs amis vu même que je les ai eus étant encore jeune. Dernièrement il y a mon fils qui m’a prêté son pantalon, ce qui est amusant. Des fois il met mes chaussures et ça me rend heureux d’avoir cette complicité avec mes enfants. Dans tout cela, le moment le plus important est le temps de prière que je passe souvent avec eux les soirs. Mais je ne suis pas encore très satisfait parce que je suis souvent occupé. Mais en général je peux dire que ça va bien. Je gère.

 

 

Akeza.net : Avez-vous un dernier mot pour les Akezanautes ?

 

 

Dieudonné N : Primo, je veux de leur dire que s’il y a une chose que j’ai découvert c’est que Dieu existe. Secundo, c’est qu’Il a un plan merveilleux pour chacun d’entre nous. Il n’y a personne qui a été créé pour souffrir. Comme les empreintes digitales de nos doigts et comme les ADN de nos sangs sont différents les uns des autres, je suis conscient que Dieu a créé chaque individu pour être une solution à un problème donné sur la planète Terre. Mais la valeur que tu as dépend du nombre de personnes que tu sers. Si tu choisis de te servir , toi et personne d’autre, tu auras une valeur égal à ton service , mais si tu veux servir 100 personnes, tu auras une valeur tout aussi équivalente. Le moment où tu veux bien t’engager tu as la capacité de servir toute la planète. Il faut éviter de vivre comme si on est là pour suivre les autres. Il faut essayer de vivre en sachant le pourquoi on a été créé. Dieu nous a donné un capital et Il n’aurait pas été injuste. Ce capital qui est égal pour tout le monde, ce sont les 24h . C’est la façon dont on rentabilise notre temps qui va déterminer notre valeur. S’il y a des gens qui sont développées, c’est par le fait que ces dernières ont su comment profiter et organiser leur temps. Alors ne perdez pas votre temps à discuter sur des choses inutiles, à chercher à plaire aux autres. Mais fais ce qu’Il faut faire pour glorifier ton Dieu et sois au maximum au service des personnes qui t’attendent. Ainsi tu seras heureux de vivre sur Terre en  sachant qu’après la vie sur Terre tu auras une récompense parce que tu n’auras pas été là juste pour survivre.

 

 

Akeza.net : Merci pour l’entretien !

 

 

Dieudonné N : C’est moi qui vous remercie !

 

 

Propos recueillis par Leis-Bruel Bryga

 

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