Impliquer les médias pour atteindre l’objectif 90,90,90 en 2020

Impliquer les médias pour atteindre l’objectif 90,90,90 en 2020

 

 

De gauche à droite,Joselyne Girukwishaka,Suply Chain-VIH et  Richard Manirakiza,le Directeur Adjoint du Programme National de Lutte contre le Sida et les Infections Sexuellement Transmissibles ©Akeza.net

Les Professionnelles de sexe, les M S M (Men have Sex with Men), les pêcheurs, les travailleurs saisonniers les Usagers des Drogues Injectables et les chauffeurs faisant un long trajet. Tels sont les groupes les plus vulnérables au VIH/Sida. Cela a été révélé par Richard Manirakiza,le Directeur Adjoint du Programme National de Lutte contre le Sida et les Infections Sexuellement Transmissibles au cours d’un atelier média organisé ce 23 novembre 2016 à Bujumbura à l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale de Lutte contre le Sida éd 2016.

 

Selon Richard Manirakiza, avec l’implication de tous les acteurs dont les journalistes et l’autorité publique, il y a moyen d’atteindre 90,90,90 en 2020 au Burundi. C’est à dire 90 % de la population au courant de leur état sérologique, 90% des personnes vivant avec le VIH/Sida atteintes la charge virale indétectable et 90% des personnes vivant avec le VIH/Sida sous traitement antirétroviral.
Il indique que l’objectif de l’atelier était de sensibiliser les professionnels des médias qui sont les principaux relais de l’information dans leurs médias respectifs, de s’impliquer activement dans la diminution des cas de contamination en VIH/Sida et de contribuer également dans la sensibilisation sur le dépistage du VIH/Sida étant donné que l’objectif est d’atteindre d’ici 2020 l’effectif de 90% de la population qui sont au courant de leur état sérologique.

 

Pour atteindre cet objectif, dit-il, il faut concentrer beaucoup d’effort sur les cibles plus en risque car,ajoute-t- il, il a été remarqué que souvent on avait l’habitude de faire le dépistage dans des lieux public où se rencontrait beaucoup de personnes. Mais en oubliant les groupes de personnes les plus vulnérables qui nécessitent d’être intégrés et dépistés afin de diminuer la propagation du VIH/Sida.whatsapp-image-2016-11-23-at-16-56-41

Raphael Nshimirimana, le chargé de la prévention et mobilisation au sein du PNLS ©Akeza.net

Raphael Nshimirimana, le chargé de la prévention et mobilisation au sein du PNLS a montré dans son exposé sur l’état des lieux de la réponse au VIH au Burundi combien cette catégorie de personnes plus vulnérables doivent être impliquée dans le but de diminuer les risques de contamination. Il montre que l’enquête effectuée en 2013 auprès des professionnelles de sexe et les MSM a révélé que sur 100 professionnelles de sexe enquêtées, 22,5% étaient séropositives. Sur 100 MSM enquêtées, 6% étaient séropositifs.

 

Jérôme Ndereyimana, l’un des professionnels des médias qui étaient présent, reconnait que le rôle des médias dans la lutte contre le Sida est indispensable. Mais il regrette que peu de médias disposent de la tranche VIH/Sida dans leurs programmes. Même ceux qui en disposent s’inscrit dans la rubrique santé. Il ajoute que certains médias avancent que la thématique VIH n’est pas un élément accrocheur. Il interpelle les différentes rédactions de s’impliquer activement dans la lutte contre le VIH.

 

Signalons que cette journée sera célébrée au Burundi le 1er décembre 2016 dans la commune Rugombo province Cibitoke sous le thème : Ensemble, levons-nous pour la prévention du VIH.

 

Alexandre NDAYISHIMIYE

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