Impact Hub Bujumbura pour le développement de la culture entrepreneuriale dès le bas âge

Impact Hub Bujumbura pour le développement de la culture entrepreneuriale dès le bas âge

 

photo de famille après les activités©Akeza.net

L’entrepreneuriat se veut comme une réponse de lutte contre le chômage,toutefois,  les écoles ne s’impliquent pas  d’une manière satisfaisante. C’est dans ce cadre qu’Impact Hub Bujumbura qui est une plateforme des entrepreneurs qui se sont mis ensemble pour réaliser leurs ambitions, a fait voyager ce vendredi 25 novembre, certains élèves des clubs d’entrepreneuriat du Lycée St Esprit, SOS, Notre dame de Rohero et ETS kamenge dans différentes entreprises émergentes de Bujumbura afin de s’inspirer de leurs expériences.

La visité a commencé à 14hoo après avoir rassemblé les élèves en provenance des différentes écoles ciblées. Nous sommes à Kazoza’oz’ah Art, une entreprise sociale à caractère artisanale créée par Ange Noëlle Muyubira en même temps Directrice exécutive.
Très attentifs, les élèves du programme «Entrepreneur junior» qu’Impact Hub a initié suivent l’exposé de Muyubira où elle leur apprend comment vivre leur passion. A lire sur leur visage, les élèves sont très courageux et manifestent l’intérêt et leur soif en ce secteur. Ces derniers comprenaient difficilement comment Muyubira est parvenue à créer une entreprise artisanale alors qu’elle a fait l’interprétariat comme formation académique. Et de leur répondre que l’entrepreneuriat suppose l’état d’esprit d’une personne sinon à l’école on t’apprend juste la structure, révèle Muyubira aux entrepreneurs juniors. «Moi j’avais des rêves depuis mon enfance». Elle demande à celui ou celle qui a déjà son rêve de le développer.

Après Kazoza’oz’ah Art, la visite continue. Au cours de notre route vers Chalk Chain Enterprise, des murmures se faisaient entendre dans le bus. «Désormais, il faut que nous commencions à développer nos passions comme l’avait fait Muyubira. Et c’est possible» murmurent-ils.

impact-hub

Les élèves (entrepreneurs juniors) et leurs professeurs suivant un documentaire sur les chellenges des entrepreneurs© Akeza.net

Arrivée au Chalk Chain Enterprise, les «entrepreneurs juniors» en visite ont d’abord suivi un petit documentaire sur les challenges des entrepreneurs et comment concevoir son idée et la développer jusqu’à sa mise en application. Sur un éclan plat, ils ont suivi dans un documentaire comment Aimé Ndizeye, le patron de Chalk Chain avait conçu son idée d’entreprendre dans ce secteur depuis la 7ème année secondaire au Lycée du Lac Tanganyika quand il observait la carence des craies à son établissement.

Ce point a suscité beaucoup de réaction de la part des «entrepreneurs juniors» en visite. Ils ont posé la question de savoir la motivation de M.Ndizeye pour investir dans ce secteur mais aussi ce qu’il a apporté comme valeur ajoutée en ce qui est de la qualité. Ils manifestaient l’engouement de savoir beaucoup plus sur les démarchés entrepreneuriales de Ndizeye. Des réponses favorables ont été données mais les «entrepreneurs juniors» voulaient toujours beaucoup d’éclaircissement ce qui montrait à quel point l’activité était si intéressante.

La visite s’est clôturée à l’Imprimerie Hop design de Bujumbura ,là où les «entrepreneurs juniors » ont été chaleureusement accueillis.Ils ont assisté comment se font les impressions des affiches, journaux…etc. Ils ont eu également l’occasion de visiter différentes machines de l’usine ainsi que leur fonctionnement.

Des rêves

A la fin de la journée, certains des «entrepreneurs juniors» en visite nous ont partagé leurs rêves. Ange-Chandelle Bizimana du Lycée SOS nous dit que son rêve est de transformer notre agriculture de subsistance en agriculture de marché, elle veut aussi chasser les OGM sur le marché burundais dans l’avenir.
Quant à John Gelase Nduwimana, de l’ETS Kamenge son rêve est de développer le secteur informatique au Burundi car encore en arrière.
James Barampama, Directeur financier dans Impact Hub a indiqué qu’un suivi régulier à cette activité lancée est prévu. Il a ajouté que de telles activités seront organisées tous les trois mois.

Signalons que chaque établissement a été représenté par deux «entrepreneurs juniors» soit huits au total.

 

Alexandre NDAYISHIMIYE

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