Impact de la COVID-19 sur l’économie: 1,8% de PIB réel en 2020 et la relance à 2,3% en 2021 selon la Banque mondiale

Impact de la COVID-19 sur l’économie: 1,8% de PIB réel en 2020 et la relance à 2,3% en 2021 selon la Banque mondiale

A part ses ravages au niveau sanitaire, la pandémie de COVID-19 a secoué l’économie mondiale. Le Burundi n’est épargné. Bien que le pays de MWEZI ne soit pas beaucoup impacté économiquement, il subit aussi les dommages de cette pandémie sur son économie. La Banque mondiale dans son rapport de Juin 2020 sur les perspectives économiques mondiales met en exergue certaines prévisions.

 

Les prévisions du Burundi

Selon les estimations et prévisions annuelles de la Banque mondiale, le Produit Intérieur Brut réel (PIB réel) du Burundi a tourné dans une marge comprise entre 0,5% et 2% de 2017 à 2019. Avec les effets provoqués par la pandémie, le PIB réel devrait se contracter en 2020 pour se fixer à 1,8%. Et se catapulterait ensuite à 2,3% en 2021.

 

Comparativement aux prévisions des autres pays à faible revenu, le PIB réel du Burundi patine en dessous de la moyenne de sa catégorie. Le rapport montre que le PIB réel des pays à faible revenu oscille autour de 5% entre 2017 et 2021 (2017 : 5,4% 2020 :1,0% et 2021 : 4,6%). Un chiffre de loin supérieur à celui du Burundi (2017 :0,5% 2020 : 1,0% et 2021 : 2,3%).

 

Mêmement à cause de la pandémie, le Burundi devrait constater les effets sur ses exportations, enclenchés par la diminution des prix de matières premières à l’international. Les perspectives économiques de la banque mondiale soulignent que les prix des matières premières non énergétiques pour les années 2019 et 2020 sont dans le rouge. Ils ont été à -4,2 en 2019 et seront à -5,9 en 2020. Pour rappel, le Burundi exporte principalement l’or non monétaire, le café, et le thé. Les trois produits ont constitué plus de 80% de la valeur totale des exportations en 2019.

 

Selon toujours le rapport, le Burundi comme d’autres pays de l’Afrique subsaharienne a subi un contrecoup de la pandémie chez ses principaux partenaires commerciaux par la perturbation des voyages internationaux, des chaînes d’approvisionnement, et par l’effondrement des prix des produits de base (le pétrole et les métaux industriels). Le rapport constate que ces chocs ont exacerbé l’aversion des investisseurs pour le risque et ont entraîné les sorties de capitaux dans ces pays.

 

Et qu’en est-il de l’Afrique subsaharienne ?

L’activité économique de l’Afrique subsaharienne devra se contracter de 2,8 % en 2020, un record de repli qui n’avait jamais été observé. Le rapport mentionne que cette région devra s’attendre à une baisse encore plus importante du PIB réel par habitant.

 

Néanmoins, la bonne nouvelle est que l’Afrique subsaharienne verrait sa croissance redécoller en 2021 pour atteindre 3,1 %. La banque mondiale reste prudente et signale que cette croissance devra être conditionnée par le recul de la pandémie au deuxième semestre de cette année (2020). Les foyers d’infection devront suivre la même tendance au niveau des pays et une reprise de la croissance avec les grands partenaires commerciaux devra suivre.

 

Des défis à surmonter

Selon toujours le rapport, l’Afrique subsaharienne a d’énormes obstacles à surmonter pour maîtriser la pandémie. La faible capacité des services de santé, le manque d’accès aux installations sanitaires de base et la prévalence des activités économiques informelles.

 

Les risques restent fortement orientés à la baisse. Le grave manque de ressources publiques pourrait entraîner une réduction des services publics essentiels pendant la pandémie et réduire encore l’activité économique.

 

La montée du chômage, la baisse des revenus et d’éventuelles pénuries de produits essentiels pourraient être aussi une source d’instabilité et peser sur l’activité économique longtemps après la fin de la pandémie.

 

Interrogé sur l’impact de la pandémie de COVID-19 sur les recettes du Burundi, Audace NIYONZIMA, Commissaire général de l’Office burundais des recettes a été optimiste. « Les effets ne sont pas alarmants d’autant plus que les prévisions en recettes au cours de la période de janvier à avril 2020 ont été plutôt dépassées », dit-il.

Pour le Ministre des Finances Dr Domitien NDIHOKUBWAYO, le Burundi a déjà dans ses caisses 17,4 millions de dollars américains pour financer le Plan National de prévention et de riposte au COVID19. Le montant total nécessaire pour financer le plan est de 58 millions de dollars américains.

Janvier CISHAHAYO

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