Ils sont en même temps vendeurs des journaux et élèves

Ils sont en même temps vendeurs des journaux et élèves
Les vendeurs de journaux.©Akeza.net

Les vendeurs de journaux.©Akeza.net

 

Plusieurs des vendeurs des journaux sont des élèves. Parmi eux, il y a des chefs de ménage qui se paient à la fois le loyer et les frais scolaires. Ils gagnent une somme comprise entre 12.000Fbu et 15.000Fbu par semaine. Ils n’ont pas de contrats fixes mais leur travail est basé sur la confiance.

 

La plus part des vendeurs de journaux sont des élèves de l’école secondaire. Un bon nombre d’entre eux vivent dans des maisons de location et ce sont eux même qui se chargent du minerval « nous sommes à 10 vendeurs. 8 sont des élèves et les deux autres font le métier de la vente de journaux seulement. Parmi les 10, Il y a aussi 8 qui  paient les frais scolaire et le loyer. Nous préférons vivre dans les quartiers comme Mutakura, Kamenge et Cibitoke car nous pouvons avoir une chambrette à 30.000Fbu et vivre à 2 et parfois à 3 personnes pour minimiser les dépenses », confie Eddy-Claude, vendeur.

 

Ils ont une somme fixe qu’ils gagnent pour chaque journal vendu « pour les journaux Iwacu, Arc en ciel et Ijambo, nous gagnons 300Fbu par journal tandis que pour le journal Burundi Eco c’est 200Fbu par journal. Le coût d’un journal revient à 2.000Fbu chacun. Dans les conditions normales, nous parvenons à avoir entre 12.000Fbu et 15.000Fbu dans 3 jours. La somme n’est pas suffisant mais nous parvenons à couvrir les deux bouts du mois grâce à de petits crédits octroyés entre amis», ajoute  Eddy-Claude.

 

Le prix du journal est toujours fixe pour chaque journal, ce qui varie c’est le nombre de journaux vendus « le nombre de journaux vendus  varie entre 40 et 50 journaux dans 3 jours. A l’époque où le journal Arc en ciel fonctionnait à un bon rythme, on vendait plusieurs journaux parce qu’on les achetait à un nombre élevés par rapport aux autres journaux. Nous commençons la vente chaque vendredi le soir et nous terminons dimanche soir », nous dit  Omar.

 

Les vendeurs n’ont pas de contrat comme tel, mais le travail est basé sur la confiance « nous avons demandé le travail au patron d’Iwacu Antoine KABURAHE. Il nous a engagés sans contrat. Ils nous donnent des journaux au prix et au nombre précis. C’est à nous de les vendre et de remettre l’argent qui correspond aux journaux vendus. Ils n’exigent pas de nous un  nombre de journaux à vendre. C’est la même  chose  pour les 3 autres », explique Eddy-Claude.

 

Tous les 4 journaux sont des hebdomadaires, c’est-à-dire qui sortent une fois la semaine « tous les journaux que nous vendons sortent chaque vendredi de la semaine. Mais Iwacu est le seul journal régulier qui sort chaque semaine. Pour les autres,  deux semaines peuvent passer sans que nous n’ayons un seul de leurs journaux», précise Omar.

 

Le choix de la place de vente n’est pas pris au hasard mais il y en a  qui préfère circuler dans les rues « pour nous la place de l‘indépendance et les environs est un milieu stratégique. Beaucoup de personnes ont déjà pris l’habitude d’acheter le journal en passant par là. Néanmoins,  il y en a ce qui préfèrent  les vendre en marchant dans les différentes rues ou à la sortie de la Cathédrale Regina Mundi. Pour nous,  la place de l’indépendance est un lieu repère »,  dit Omar.

 

Les journaux hebdomadaires  les plus vendus sont au nombre de 4 : Iwacu , Arc en ciel, Ijambo et Burundi Eco. Eddy-Claude et Omar viennent  de passer une année dans le métier de la vente des journaux.

 

Lascar BUKERA

 

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