HolyZiner, la petite étoile montante de la photographie au Burundi

HolyZiner, la petite étoile montante de la photographie au Burundi

HolyZiner ©Akeza.net

De son vrai nom Igor Ntwari, HolyZiner est l’un des jeunes photographes émergeant en ce moment. Passionné de photographie surtout celle qui flirte avec de l’art, il est présent à tous les évènements marquants. Dans la photographie depuis 2 ans, il apprend de ses ainés dans la profession et nourrit de grandes ambitions pour son avenir.

Comme beaucoup de jeunes de sa génération, HolyZiner est passionné par la photographie et il a décidé d’en faire son métier. Déjà tout petit, il est attiré par l’image au travers de son père. « Quand nous étions petit, on avait l’habitude d’aller à l’intérieur du pays en famille. Mon père avait un petit appareil photo numérique avec lequel on prenait les photos et j’aimais beaucoup ça », nous explique le jeune photographe. Cela a fait grandir en lui son amour pour l’image et développé son côté expressif. Car dit-il : « j’aime quand l’image parle, lorsqu’elle raconte une histoire. »

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Enfants sur la plage ©HolyZiner Photography

En 2014, il commence à prendre des photos avec son téléphone, les édite et les poste sur son compte Facebook. Mais à ce moment l’idée d’en faire un métier n’était pas une priorité. Avec quelques amis, ils créent le club Taïga et en compagnie d’un ami photographe, il prend des photos de mannequins au jardin public. Des photos qu’ils vont plus tard publiéer et qui vont être apprécié. C’est à partir de ce moment que devenir photographe devient une évidence pour lui.

 

Ne possédant pas d’appareil photo, il le loue à l’occasion et en profite pour s’exercer et prendre en photo tout ce qui l’inspire, tout ce qu’il voit. Ses photos ne sont pas extraordinaires mais elles plaisent et cela l’encourage. Il suit en parallèle le travail des photographes professionnels de Bujumbura, tels qu’Hervé Cishahayo ou Teddy Mazina. Mais celui à qui il veut ressembler s’appelle Kevin Wong un photographe vivant aux USA, connu pour ses photos de stars. C’est en suivant le travail de toutes ces personnes qu’il fait son apprentissage. Il fait son bout de chemin et gagne même en novembre 2015 une compétition de photographie organisée par Fiki Entertainment.

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Le Rallye Sprint Tanganyika ©HolyZiner Photography

Mais ce n’est pas facile de concilier la vie de photographe avec les études, surtout quand n’on est encore qu’au secondaire. Ses notes vont en pâtir au second trimestre de son année de terminale. Il sera obligé de mettre la photographie en pause pour finir son année. L’année scolaire fini, il repart de plus belle et se présente à plusieurs évènements dans la capitale comme le White and Gold party ou le Rallye Sprint Tanganyika

Souhaitant faire des études en communication et multimédia, il nourrit de grande ambitions pour sa carrière comme il nous l’explique : « Je voudrai évoluer, me faire connaitre dans la région et devenir plus tard un photographe international. Et puis je voudrai dans l’avenir offrir aux jeunes photographes des formations pour leur permettre d’apprendre. Parce que le constat est que souvent les photographes apprennent les bases et gardent le même niveau pendant des années. Le but est de permettre aux jeunes photographes d’apprendre de nouvelles techniques. Une fois que moi j’aurai appris bien entendu. Et je voudrai aussi ouvrir mon propre studio photo. »

Avec pareil ambition et muni de son talent, on peut espérer un bel avenir pour ce jeune homme. Une relève pour ses ainés dans la profession.

 

Moïse MAZYAMBO

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