Godelieve Kanyamuneza et son refuge pour les  jeunes filles mères

Godelieve Kanyamuneza et son refuge pour les  jeunes filles mères

Les filles mères posant avec leurs bébés.©Akeza.net

Au Burundi comme un peu partout en Afrique, tomber enceinte sans être mariée n’est pas bien  pris dans la communauté  non seulement pour la fille mais aussi pour sa famille. C’est un sujet de déshonneur. Face à cette situation, nombreuses sont celles qui se retrouvent abandonnées et rejetées. C’est dans le souci de leur venir en aide qu’une femme, Mme Godelieve Kanyamuneza les accueille chez elle où elle leur offre donc un refuge et les aide à se relever et à retrouver une vie plus ou moins descente.

C’est dans une résidence sise  à Rohero II, que Mme Godelieve Kanyamuneza accueille ces jeunes filles. Leurs histoires sont des plus tristes. Souvent violées ou abusées et ensuite  abandonnées et rejetées par leurs familles, ces filles arrivent complètement perdues  sans  d’espoirs. Elles trouvent dans ce refuge une raison de continuer à se battre pour leurs vies et surtout pour leurs bébés. Une véritable maison de miséricorde.

L’une d’entre elles témoigne : « Ma famille vie à l’intérieur du pays et je vivais chez une tante ici  à Bujumbura où j’étais venue pour mes études. Mon professeur de cours du soir à qui je rendais souvent visite m’a droguée est m’a violée. Une fois enceinte, il ne voulait plus entendre parler de moi. Je fus renvoyée  par ma tante et ma famille ne voulait plus  de moi. Je me suis donc retrouvée dans la rue sans nourriture, sans rien. J’ai un jour entendu parler de cette maison et je suis venue. J’ai expliqué mon problème et ils ont accepté de me garder. Aujourd’hui ma fille et moi nous portons bien, nous avons où dormir et de quoi manger. Et en plus j’apprends un métier. Et j’en suis très reconnaissante ».

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Madame Godelieve Kanyamuneza .©Akeza.net

Les cas pareils à celui de cette jeune fille sont nombreux. Et c’est avec le peu de moyen qu’elle dispose que Godelieve Kanyamuneza essaye de s’occuper d’elles. Comme elle le dit si bien : « Nous n’avons pas grand-chose, mais nous essayons avec le peu que l’on a de leur venir  en aide».

Mais offrir foyer et nourriture ne suffit pas, il faut aider ces filles à s’épanouir, à  avancer et surtout à devenir autonomes. C’est dans cette optique là que Mme Godelieve aide ses filles en leurs offrants des formations en couture et en coiffure. Un moyen de leur permettre d’exercer une activité génératrice de revenus après de prendre en main leurs destinées.

Tout le monde a droit à une nouvelle chance dans la vie et c’est ce que ce refuge offre à ses femmes. Une occasion de repartir à zéro et de construire une nouvelle vie.

 

Moïse MAZYAMBO

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