GN : « le travail acharné et la main de Dieu m’ont amené où je suis »

GN : « le travail acharné et la main de Dieu m’ont amené où je suis »

Gédéon NAHISHAKIYE alias GN

C’est en 2009 que Gédéon Nahishakiye commence à faire des ‘beats’ dans sa chambre de jeune adolescent. Quatre ans plus tard, il saute le pas et commence à faire de la production proprement dite. Trois ans de travail acharné et motivé ont fait qu’en 2015, Gédéon Nahishakiye est l’un des pourvoyeurs de chansons à succès les plus réclamés sur les radios locales.

 

Sous d’autres cieux, les producteurs et les chanteurs engrangent de grosses sommes. En ce qui le concerne, le producteur/chanteur s’exprime en ces termes : « Je dirai que ça rapporte un peu. Ça peut aider à survivre. Il faut dire aussi que lorsqu’on sait mettre de côté, on peut amasser un joli capital avec ».

 

A propos de son succès fulgurant notamment dans les milieux des jeunes, du hip hop et des rythmes dancehall, GN donne également les éléments de sa réussite : « Depuis 2013, j’ai travaillé sans relâche à tel point que je pouvais passer une journée sans voir la lumière du soleil. Je pouvais passer des mois avec le même trajet allant de chez moi au studio et vice-versa. Le travail acharnée et la main de Dieu m’ont amené là où je me trouve aujourd’hui ».

 

Le chanteur nous a entre autres confié que ce n’est pas évident de mener une double carrière. Toutefois, il assure s’en sortir assez bien avec une bonne organisation. Par exemple, il n’enregistre ses propres chansons que si et seulement si il n’a pas de clients au studio. Ce qui lui permet de faire un bon usage de son temps.

 

En dépit de ses nombreux succès, le producteur porte sur son travail un œil sévèrement critique. Parlant de son évolution sur ses trois ans de travail, il confie : « J’estime être à 40 % de mes capacités. J’ai encore du chemin à faire »

 

Cependant, de l’avis même du producteur, sa maison de production G Made 10 a apporté une énorme contribution à la musique burundaise. « Il y a une plainte récurrente à propos du poids des chansons à laquelle, je pense, nous avons apporté une solution. Nous avons aussi permis aux artistes d’avoir la liberté de faire des style aussi variés que le dancehall ou les nouveaux courant de hip hop peu pratiqués ici », résume-t-il.

 

Landry MUGISHA

 

 

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