Georges Gatogato : L’histoire d’un ingénieur urbaniste devenu arbitre international de football

Georges Gatogato : L’histoire d’un ingénieur urbaniste devenu arbitre international de football

Georges Gatogato est un homme au parcours atypique. Qui aurait donc pu imaginer qu’un homme qui a un diplôme d’ingénieur en génie civil pourrait se retrouver avec un sifflet en train d’arbitrer un match de football ? Eh bien , c’est le cas pour Georges Gatogato qui plus est , réussit dans les deux : Ingénieur urbaniste et arbitre international de football. Coup de projecteur sur ce natif de Ngagara, qui fait son bout de chemin dans le foot international.

Ses prestations à l’international ne cessent de s’accroître. Officiel lors de la CAF Champions League, la Coupe de la Confédération de la CAF, la CAN U20, la CAN U23 (très récemment en Egypte), Eliminatoires de la Coupe du monde 2022(en Septembre dernier lors de la rencontre Ile Maurice Vs Mozambique), le CECAFA, cet ingénieur continue de se construire toute une armature dans sa carrière d’arbitre international professionnel. C’est l’un des plus en vue en arbitrage au Burundi, qui connait jusqu’ici un nombre très réduit d’arbitres internationaux.

Ses débuts

Né le 23/03/1988 en zone Ngagara, Georges Gatogato a toujours été un passionné du ballon rond à côté de son attachement aux études. Il s’adonne au football dès le bas âge. A seulement 10 ans, il intègre Flamengo FC de son quartier Ngagara dans les classes des cadets. Il y reste jusqu’en 2007 avant son entrée au Campus. Un petit « break » pour se consacrer dorénavant aux études. Georges se consacre à ses études à l’université du Burundi dans la faculté de Génie Civil durant les années académiques 2007-2008 et 2010-2011.

Aussitôt que les études sont terminées, Georges renoue avec ses anciens amours. Il embrasse son coup de cœur, le foot. Mais cette fois-ci, il choisit de placer la barre plus haut. Diplôme d’ingénieur en poche, au lieu de continuer à jouer, Georges dévie dans l’arbitrage. Un autre monde qu’il va affronter avec brio dès l’année 2011. Et c’est le début d’une vocation : « J’ai fait une formation d’une semaine sur l’arbitrage. Après, nous avons passé un examen écrit. Seuls ceux qui ont pu atteindre 50% ont été retenus. J’ai eu la chance d’être retenu et puis on a commencé les pratiques », indique Georges.

Après avoir franchi avec succès toutes les étapes et se servant des connaissances acquises, cet ingénieur va alors officier son premier match en 2012, un match du championnat de la 4ème division burundaise. Pour cette première prestation, Georges confie que tout s’est bien passé vu qu’il côtoyait déjà l’univers du ballon rond. « Depuis mon enfance j’aimais le football et je jouais. Donc il y a certaines choses que je maîtrisais déjà. C’est pourquoi je me suis adapté très vite ».

Au fil du temps, ses bonnes prestations réussissent à attirer l’attention des grandes instances du football et il se voit propulser au rang d’arbitre international en 2015. Un exploit, qui selon lui, il faut le mériter. « Cela dépend du comportement, des prestations dans les matchs officiés et de la capacité intellectuelle. Mais également le nombre de places que la FIFA attribue à votre pays ». Et de renchérir qu’à ce stade, il faut être toujours en forme.

« Officier la Coupe du Monde… »

Alors qu’on l’interrogeait pour savoir comment un ingénieur urbaniste se retrouve avec un sifflet en train d’arbitrer un match de football, Georges répondait : « Ça me fait vraiment plaisir de le faire car après les études c’est le football qui suit. Si aujourd’hui, je progresse aussi bien dans l’arbitrage que dans l’ingéniorat c’est vraiment un grand honneur pour moi. Je n’ai aucun complexe. Ceux qui me connaissent savent que j’ai toujours aimé le football. Donc ils ne sont pas surpris par ma deuxième carrière ».

Mariant à l’aise ses deux professions, d’un côté arbitre international , de l’autre ingénieur civil de temps en temps quand l’occasion se présente et qu’il en a le temps , Georges ambitionne d’officier un jour la Coupe du Monde.

Fleurette HABONIMANA

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