Formations : Le fâcheux diktat des perdiems sur le taux de participation

Formations : Le fâcheux diktat des perdiems sur le taux de participation

Photo d’illustration ©Akeza.net

Au Burundi, lorsque des organisations tant nationales qu’internationales organisent une formation, un séminaire ou un atelier, une question importante émerge : y aura -t-il un perdiem pour les participants ? Il va sans dire que lorsque le perdiem n’y est pas, la participation laisse à désirer. Comment faire pour rappeler qu’une formation, un séminaire ou un atelier sont destinés à distiller des connaissances avant tout ?

En effet, pas mal de gens ne pensent qu’aux dividendes que lesdites activités vont générer mais peu d’entre pensent aux connaissances dont ils vont bénéficier. Les connaissances à acquérir passent en second lieu.

Des revenus faibles ou insignifiants y sont pour beaucoup. Dans un pays où il n’y pas de salaire moyen garanti (pour ceux qui ont un salaire), ces rencontres sont vues comme une occasion de glaner quelques sous. Pour d’autres qui n’ont pas de soucis d’argent en particulier, ils y voient tout de même la bonne affaire. Le bénéficiaire de la formation pensera bien souvent qu’avant de lui être utile, la formation profite surtout à celui qui la dispense (ils ont l’argent des bailleurs, il faut qu’ils nous en donnent un peu aussi).

Un monde compétitif

Bien que les difficultés qu’ont connu les gens dans ce pays puissent nous amener à comprendre ces phénomènes, il ne faudrait pas perdre de vue que le monde évolue vite. Le monde d’aujourd’hui est compétitif presque dans tous les domaines. En plus des diplômes, des certificats justifiants différentes formations dans des domaines variés peuvent faire la différence.

Une personne bien formée est souvent une valeur sure pour les employeurs aussi ben dans le domaine privé que dans les ONGs, au niveau national, régional et même international.

Et si ces formations que l’on néglige cachaient la clé de notre avenir ?

A quand un changement de mentalités…

Ailleurs ces formations ignorées sont payantes, n’en bénéficie que celui qui en a les moyens. Il serait peut-être temps de remettre les priorités dans leur ordre pour gagner du temps sur l’avenir. Une formation est avant tout destiné à vous équiper. Et si l’on y allait avant que ces dernières ne commencent à être payantes ou à accès limité ?

 

Fleurette HABONIMANA

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