Focus on Cultural Life organise le festival du tambour « Umurisho w’iwacu iwacu»

Focus on Cultural Life organise le festival du tambour « Umurisho w’iwacu iwacu»

Les tambourinaires du groupe AKAYAZWE en pleines répétitions au Musée Vivant de Bujumbura.©Akezanet

Le groupe des tambourinaires AKAYAZWE du Musée Vivant de Bujumbura, qui a gagné la première place au niveau national pour l’édition 2019 du Festival du Tambour, a démarré, ce dimanche 09 février 2020, les préparatifs d’un grand événement dénommé « Umurisho w’iwacu iwacu» prévu le 20 mars 2020. Ces préparatifs s’accompagnent d’une semaine d’exposition à propos du tambour et deux ateliers portant sur le tambour et la sexualité respectivement.

 

Selon Aloys Mashanya, représentant légal de Focus on Cultural Life qui organise cet événement, l’objectif est de montrer le savoir-faire des tambourinaires du groupe AKAYAZWE. «Nous avons remarqué que depuis la première édition du festival du tambour, le groupe de tambourinaires sacré meilleur au niveau national reste relativement inconnu du public. D’où nous avons pensé à organiser cet événement en vue de faire durer la semaine du tambour et promouvoir le groupe AKAYAZWE qui a remporté l’édition 2019», indique-t-il.

 

« Umurisho w’iwacu iwacu» pour le tambour, ses batteurs et ses amateurs!

« Il faut montrer aux Burundais ce qu’il y a de mieux», telle sera la déclaration d’Aloys Mashanya après avoir assuré que le tambour burundais est « l’identité de la culture burundaise ».

Comme il le fait savoir, “Umurisho  w’iwacu iwacu ” a pour objectif de présenter au public  le groupe AKAYAZWE. Cela devrait les aider à bien se préparer pour la prochaine édition du festival du tambour afin de garder la première place. Raison pour laquelle cet événement sera suivi par une tournée de performances dans toutes les provinces du Burundi.

Avant le grand jour, il y aura une semaine d’exposition, du 13 au 20 mars 2020, sur le tambour à l’Institut Français du Burundi (IFB). « Nous allons chercher des vidéos, des dessins, des statues sculptées dans le bois, des livres et tout support facilement déplaçable ayant une information sur l’histoire du tambour. Nous voulons que ce soit une belle occasion de redécouvrir le tambour burundais », déclare M. Mashanya.

Et de compléter : « Nous comptons ouvrir un bureau où nous mettrons tout ce que nous aurons utilisé durant l’exposition afin que les élèves, les chercheurs et toute autre personne voulant approfondir ses connaissances à propos du tambour burundais puissent venir s’y ressourcer».

Pour les deux ateliers prévus le 19 et le 20 mars 2020, le premier jour portera sur la créativité et le talent culturel (à propos du tambour exclusivement). Le deuxième sera centré sur la gestion de la sexualité des jeunes dans  les activités quotidiennes des groupes ou associations et au cours de grands événements et rassemblements culturels.

 

Revenant sur le festival du tambour, Aloys Mashanya estime que ce serait mieux de faire durer les résultats du festival du tambour en organisant d’autres événements ou d’autres activités d’ordre national. Il propose  au Ministère de la Culture et des Sports de penser à la certification de trois premiers groupes de tambourinaires depuis la première édition du festival du tambour ce qui accorderait plus la chance aux groupes de tambourinaires quand ils postulent pour participer aux différents festivals internationaux.

 

Melchisédeck BOSHIRWA

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