Florence  ‘’Dada’’ Kalume : « Sans championnat, le niveau va chuter »

Florence  ‘’Dada’’ Kalume : « Sans championnat, le niveau va chuter »

Florence  ‘’Dada’’ Kalume  , basketteuse

 Florence Kalume alias Dada est une basketteuse cadre  du club Berco Stars.  A près leur passage en Angola où elles représentaient le Burundi et la sous-région au championnat africain des clubs champions, Florence Kalume dit Dada et ses coéquipières sont au chômage.  Il n’y a plus de championnat de basketball au Burundi.

Dans cet entretien qu’elle nous a accordé, Florence Kalume ou Dada nous livre son regard sur les contraintes auxquelles elle fait face.

 

Akeza.net : Après le championnat africain d’Angola, que devenez-vous ?

 

Dada Florence : On ne s’entraine plus. Il n’y a pas de championnat, et apparemment il ne faut pas s’y attendre.

 

Akeza.net : Parlant du championnat continental, qu’est ce qui t’a marqué en Angola ?

 

Dada Florence : C’était bien. C’était un championnat compétitif. Même les équipes qui perdaient  affichaient une volonté de gagner jusqu’à la dernière seconde.

 

Akeza.net : Il parait qu’un bon nombre de clubs voudrait s’attacher  tes services…

 

Dada Florence : (Rires) Non pas que je sache. Parce que le président et le coach sont les premiers à savoir ce genre de choses.

 

Akeza.net : Et comment  fais-tu pour rester  en forme ?

 

Dada Florence : Comme avec le basketball on a arrêté, je joue au football , ceux-là poursuivent  le championnat.

Akeza.net : On a souvent entendu que tu étais au point de partir évoluer à l’étranger…

 

Dada Florence : Oui mais dans le domaine du sport c’est qui dit mieux. (Rires) Mais je crois que l’année prochaine quelque chose va se concrétiser.

 

Akeza.net : En tant que basketteuse, quelles sont les conséquences de l’arrêt du championnat ?

 

Dada Florence : Les équipes burundaises avaient atteint un niveau satisfaisant, en remportant les coupes de la zone 5.  Sans championnat, les joueurs sont tentés d’aller voir ailleurs. Les conséquences sont lourdes. Il serait difficile de penser aux coupes, les joueurs sont déstabilisés.

Ailleurs ils misent sur la préparation physique, tandis qu’au Burundi les entraineurs équilibrent. On se prépare techniquement. J’ai peur qu’il y ait un déséquilibre, vu qu’on est en chômage forcé.

 

Akeza.net : Si jamais tu rencontrai les dirigeants de basketball, qu’est ce que tu leur dirais ?

 

Dada Florence : Il faut qu’ils se réveillent s’ils veulent garder les joueurs au Burundi. Sinon, ils ne vont pas croiser les bras et attendre sans savoir quand reprendra ce  championnat. Les joueurs avancent avec le temps.

 

Propos recueillis par Armand NISABWE 

 

 

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