Festival Inanga n’indanga : des jeunes modèles burundais parlent de la réussite

Festival Inanga n’indanga : des jeunes modèles burundais parlent de la réussite

La deuxième journée du festival Inanga n’indanga qui se poursuivait ce vendredi le 13 Décembre 2019 à l’Institut Français du Burundi donnait la parole aux jeunes modèles burundais. Mais, qu’ont Masterland, KANEZA, BUJIJIRI, UWAMAHORO, IHORIMBERE et MUGISHA en commun ? Ils sont jeunes et ont tous réussi dans leurs vies. Quel est leur secret ?

Le Burundi a d’énormes talents. Tout comme Masterland dans la musique, Diane KANEZA à la réalisation des films, Christian BUJIJIRI dans la peinture, Elsie UWAMAHORO dans la natation, Aristide IHORIMBERE dans l’agriculture et l’élevage, Shaquille MUGISHA dans l’illustration et le dessin. Tous laissent comprendre que la passion dans une carrière prime pour réussir dans les affaires.

Ce qui distingue ces jeunes qui se sont démarqués des autres, c’est qu’ils ont nourri leur rêve d’enfant. Shaquille par exemple se souvient avoir vendu son premier dessin en 2008 à 200 Fbu. Une vente qui l’a si émue qu’elle l’a poussé à foncer dans cette carrière qui était entre les mains des vieux. C’est en 2015, 7ans après, que Son rêve de voir un dessin vendu à juste prix se réalise. Il est vendu à 1000 dollars.

A l’heure actuelle, Shaquille a déjà remporté 5 trophées. Pour Diane KANEZA, c’est au prix de son ancien métier qu’elle a trouvé sa voix. Celle qui s’en sortait très bien comme journaliste à la Radiotélévision Nationale du Burundi, une carrière sûre, a fait le choix de se lancer dans la réalisation de films, un monde très incertain à l’époque.  Lorsqu’elle quitte la RTNB, c’est pour mettre son expertise et son expérience acquise au service de la réalisation des films, un rêve qu’elle avait depuis longtemps.

Olympienne en natation de Pékin 2008, Londres 2012, et Rio de Janeiro 2016, Elsie Uwamahoro a pris sa retraite après les épreuves de natation qui ont eu lieu du 6 au 16 août 2016 à Rio de Janeiro, au Brésil. Même si cette olympienne n’a pas remporté une médaille, elle dit que participer à la compétition, qui a vu la présence de personnalités importantes comme Messi, donne une fierté. Aujourd’hui, elle aide les autres et surtout les filles à améliorer leur niveau en natation.  Elle recommande aux sportifs de toujours penser au-delà du sport.

Christian BUJJIRI, ingénieur et peintre affirme avoir appris la peinture quand il étudiait à l’université du Burundi. C’est le peintre N’goni qui le connecte à d’autres artistes. Mais, son ambition ne date pas d’hier. Il se rappelle être un grand consommateur des cahiers quand il était encore écolier, car il aimait dessiner. Ce qui attristait ses parents. Il conseille aux parents de ne plus décourager leurs enfants quand ils commencent à développer un talent, plutôt il faut les encourager.

Quand défi devient opportunité

Le chanteur Masterland trouve que les défis peuvent se transformer en opportunités. Il souffrait des yeux. Il était sur une ordonnance de repos médical qui l’empêchait de poursuivre ses études. Il était cloué à la maison. « Resterai-je inactif pendant toute une année ? » Se demande l’auteur de « Sabwe ». C’est pendant cette année de repos médical qu’il décide de s’orienter dans la musique, sa passion, depuis son enfance. Il l’intégrera, réussira et créera de l’emploi pour d’autres jeunes.

Pour relever les défis auxquels les jeunes font face, IHORIMBERE, agriculteuret pisciculteur recommande aux jeunes de mettre leurs forces physiques et intellectuelles ensemble. Il lui a fallu compter sur le soutien des autres jeunes pour conquérir le marché intérieur du miel. Il a initié ces derniers à l’élevage des abeilles. A son tour, il leur achète la production. « Tout seul, je ne m’en serai jamais sorti » conclut-il.

 

Arthur BIZIMANA

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