Festival de la Chanson Féminine : retour sur une soirée riche en couleur

Les chanteuses font ensemble une dernière chanson ensemble ©Akeza.net

Les chanteuses font ensemble une dernière chanson ensemble ©Akeza.net

 

Le 8 Mars dernier, un hôtel de Bujumbura organisait la seconde édition du Festival de la chanson féminine. Au total, 6 chanteuses, dont 5 burundaises et une invitée spéciale, Shaa, la tanzanienne. Akeza.net fait un retour sur cet événement, riche et révélateur de bien des manières.

 

Edwige chante pour sa maman ©Akeza.net

Edwige chante pour sa maman ©Akeza.net

 

Edwige a fait un come-back bien lancé avec des morceaux cultes comme mayibobo , cette chanson plaidoyer qu’elle avait faite il y a quelques années. Elle aura fait danser le public, elle qui prit le micro la première, se chargeant de réveiller un public plus ou moins endormi.

 

La musique d’Emelance Emy est empreinte d’une nostalgie qui rappelle le Burundi profond, de par sa composition lyrique fort symbolique, mais aussi ses mélodies et un travail instrumental très poussé.

Emelance Emy chante Kira Mama©Akeza.net

Emelance Emy chante Kira Mama©Akeza.net

 

Avec son yambogorera, célèbre pour avoir remporté de nombreux trophées en Afrique, ou encore Kira Mama, la chanson qui lança la chanteuse, il y a quelques années, Emelance a convaincu et plu. Sa grâce et sa tenue simple ont fini de lui conférer un air de chantre d’un Burundi qui n’est plus, et pourtant qui devrait.

 

Chanella : cette femme est incroyable ! Elle débarque sur scène dans une longue robe en kitenge qui couvre tout de son corps, sauf …un petit cœur quelque part au milieu de sa poitrine. Deux morceaux en swahili.Des débuts timides puis une reprise éclatante de diamonds de Rihanna. En somme une performance acceptable pour une rookie dans un concert de ce niveau-là.

Chanella au FCF ©Akeza.net

Chanella au FCF ©Akeza.net

 

Cynthia : Il est très difficile de décrire avec de simples mots l’émotion qui envahi la tente lorsque d’une voix calme et posée elle entonne une reprise du cultissime ‘’Halleluia’’. Le public ne comprend pas ce qui lui arrive. C’est trop beau, c’est d’un autre niveau. Ne pouvant se retenir, 20 secondes plus tard, un tonnerre d’applaudissement salue avec sincérité une entrée remarquée. C’est dans la même logique qu’elle poursuit avec la plus célèbre de ses chansons ‘’Je te rends grâce’’, avant de clôturer par une éblouissante performance du single ‘’my redeemer Lives’’ ’un autre classique du gospel anglo-saxon.

Cynthia Niyonsaba chante Halleluia©Akeza.net

Cynthia Niyonsaba chante Halleluia©Akeza.net

 

Natacha : Sa musique frappe par son originalité instrumentale, mais aussi la beauté des textes. Et grâce à cela, Natacha s’est fait écouter, dans une magnifique robe 100% africaine. La 2e partie de son show restera sans doute controversée, la faute au déhanché jugé par certains trop osé, si non très brute de ses danseuses devant ces respectables dames burundaises venu chercher la quiétude d’une nostalgique musique burundaise dans la tranquillité d’un bel hôtel 4 étoiles.

Natacha au FCF©Akeza.net

Natacha au FCF©Akeza.net

 

Shaa : l’invitée d’honneur de ce concert présente une musique riche d’influences africaines. Les danses sont très travaillées, les danseuses ont de l’énergie, les mouvements de danse empruntent beaucoup à la taarab, très fleurie en Tanzanie, son pays d’origine.

 

 

Shaa l'invitée spéciale et ses danseuses ©Akeza.net

Shaa l’invitée spéciale et ses danseuses ©Akeza.net

Les danseuses de Natacha à l’œuvre ©Akeza.net

Les danseuses de Natacha à l’œuvre ©Akeza.net

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