FESTICAB 2018, une 10ème édition marquante

FESTICAB 2018, une 10ème édition marquante

Une semaine après son ouverture, le FESTICAB s’est clôturé ce vendredi 11 mai 2018 au Jardin Public de Bujumbura. Des films venus des 4 coins du globe dont 9 films du Burundi ont été projetés lors cette semaine dédiée au cinéma et comme à son  habitude, le festival aura été une vitrine pour le cinéma burundais et africain.

Comme à l’accoutumée, la clôture du FESTICAB 2018 a débuté par la remise des prix des meilleurs films selon leur catégorie. Une séance qui a vu primés « Fragment de rêve » de l’algérien Bahia Ben Shekir dans la catégorie documentaire international avec une mention spéciale pour « Douvan jou ka leve (Le jour se lèvera) » de la haïtienne Gessica Geneus. Dans la catégorie court métrage international, le premier prix a été attribué au film « Noce d’épine » de la tunisienne Mirvet Medini Kammoun avec une mention spéciale pour le film Albert du hongrois Felix Weis. Le film « Children of the mountain » qui met en lumière la stigmatisation que vivent les enfants touchés par le syndrome du « Bec de lièvre » et leur mère a quant à lui reçu le prix du meilleur long métrage international. Dans cette même catégorie, le prix de la meilleure image est allé au film « Etirement » de Hussien El Menbawy(Egypte), celui du meilleur son au film « Le gang des antillais » de Jean Claude Barny (France). Le prix de la meilleure interprétation féminine est allé à Bohou Tina pour son rôle dans le film « le fruit défendu » de Dorcas Gloria (Côte d’Ivoire) et celui de la meilleure interprétation masculine est allé à Gérard Essomba pour son rôle dans le film « La Forêt du Niolo » d’Adama Roamba.

Les membres du jury pour la catégorie long métrage international ©akeza.net

En ce qui concerne la catégorie EAC, ce sont les films « Devil’s chest » de    Hassan Mageye (Ouganda) et « Hatia » de Christina Pande (Tanzanie) qui ont été primés en recevant respectivement les prix de meilleur long métrage et meilleur court métrage. Le prix de la meilleure image et du meilleur sont respectivement attribués aux films « T Junction » de Amil Shavij (Tanzanie) et « Jpoon » de Denis Dhikusooka Jr (Ouganda).

La catégorie nationale a pour sa part vu le couronnement du film « Les mystères du mariage » de Kwizera Happy Mike comme meilleur film. Une mention spéciale a été faite au film documentaire « les femmes burundaise dans l’art » d’Annie Bernice Nikuze (Miss Burundi 2017). Un jour à marquer d’une pierre blanche pour la jeune miss qui pour sa première expérience cinématographique a vu son projet recevoir, en plus de la mention spéciale, le prix du meilleur son et du meilleur montage. Le prix de la meilleure image a quant à lui été attribué au film « Le choix » de Luc Noel Ingabire. Enfin, les prix de la meilleure interprétation féminine et masculine ont été remis à Clarisse Aisha pour son rôle dans le film « Le choix » et à Richard Nimubona pour son rôle dans le film « Les mystères du mariage ».

Annie-Bernice Nikuze (Miss Burundi 2017) remerciant le FESTICAB pour son prix ©Akeza.net

Prenant la parole lors de cette cérémonie de clôture, Mme Nastou Traoré, marraine de la 10ème édition, a félicité les lauréats mais aussi tous les participants. Elle a tenu a encourager tous ces jeunes qui se donnent au 7ème en les appelant à doubler d’efforts et de courage pour pousser encore plus loin le cinéma burundais et le cinéma africain. Elle a par ailleurs, en compagnie du consul de Côte d’Ivoire au Burundi, remis un cadeau à Léonce Ngabo, Président du FESTICAB. Un cadeau  offert par le ministre ivoirien de la culture en guise d’encouragement et de felicitations pour le travail accompli avec le FESTICAB. Nastou Traoré a émis le voeux de pouvoir un jour jouer dans une production burundaise.

Notons que le FESTICAB a remis un certificat de mérite à la ministre  des sports et de la culture pour son soutien sans retenu.

Léonce NGABO a pour sa part remercié toutes les personnes qui depuis 10 ans soutiennent et accompagnent le FESTICAB avec une mention spéciale à l’équipe du festival qui le suit depuis le début. Il également souhaité que le cinéma burundais puisse remédier à l’une de ses plus grande faiblesse qui est le manque d’audience, tout en espérant que le FESTICAB sera, dans un  futur proche, la vitrine du cinéma burundais et aura un rayonnement continental et international.

C’est ainsi que prend fin la 10ème édition du FESTICAB  qui donne rendez-vous à tous les amateurs du cinéma l’année prochaine pour une édition encore plus remarquable que celle de 2018.

 

Moïse MAZYAMBO

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