« Etre acteur », un métier exercé par passion pas par profit au Burundi

 

Le sixième art (le théâtre) et le septième art (le cinéma), ne peuvent pas exister sans « l’acteur » ou « le comédien ». Le jeu d’acteur est un métier parmi ceux existant au Burundi. Néanmoins, ceux qui l’exercent  témoignent qu’il est la difficulté d’en vivre à lui seul.

 

acteur, dramaturge, burundais (Akeza.net)

Adolphe Ntibasharira, acteur, dramaturge, burundais (Akeza.net)

 

Face à la question de savoir si on peut vivre du métier de jeu d’acteur au Burundi, le « non » prend le devant dans les réponses des acteurs. Et cela est comme tel pour les acteurs au cinéma et au théâtre.

 

Est-ce que le métier de jeu d’acteur peut faire vivre les acteurs au Burundi ?

 

Lynda Brown Kana, actrice burundaise de 25 ans, répond : «…si tu comptes sur le métier d’acteur pour vivre ici au Burundi, crois-moi tu ne vas pas y parvenir. A moins que tu aies quelque chose d’autre à faire à côté ».  Avec 6 ans d’expérience  dans le métier d’acteur au cinéma au Burundi, Lynda explique qu’une des causes de cette situation est le nombre minime de production qui ont lieu au Burundi.

 

« On ne peut pas dire que le métier d’acteur peut faire vivre un acteur au Burundi », déclare Adolphe Ntibasharira (63 ans), acteur, dramaturge et consultant burundais. Selon, celui-ci, très connu dans le feuilleton radiophonique « Umubanyi niwe muryango », dans le film « Na wewe » et autres, le métier d’acteur est exercé par passion, pas par profit. Adolphe témoigne qu’il a commencé à exercer le métier d’acteur en 1973, être acteur ne lui a jamais permis de satisfaire ses besoins vitaux sans exercer une autre activité rentable.

 

 

Aussi bien au cinéma qu’au théâtre, les acteurs sont au même diapason face à notre question. Stanislas Kaburungu, acteur et président de la Troupe théâtrale Pili-Pili. : « Non et non, l’acteur ne peut pas vivre de son métier actuellement au Burundi ». Orienté beaucoup plus vers le théâtre, Stanislas évoque un problème de partenaires locaux ou étrangers intéressés par les acteurs locaux pour les financer et les permettre de vivre de cet art. Néanmoins, Stanislas garde espoir. « Certes dans l’avenir, le métier d’acteur fera vivre les artistes », indique-t-il.

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