Et si le Burundi s’inspirait de ses voisins pour accroître l’inclusion financière ?

Et si le Burundi s’inspirait de ses voisins pour accroître l’inclusion financière ?

Le Burundi occupait le 150ème rang au classement de l’UNCTAD en 2018 avec un score de 7% en inclusion financière sur les 151 pays évalués.

Si les Institutions financières et les entreprises de télécommunications burundaises n’ont pas encore réussi à convaincre les burundais, celles de la sous-région ont, pour leur part, satisfait une portion non négligeable de leur clientèle. Ici on citera le cas du Kenya. Son score lui-même ne vient que confirmer ce fait. Il a obtenu 82%. L’Ouganda suit avec 59%. Vient ensuite le pays des mille collines avec 50%.  Et c’est le Pays de Nyerere qui suit le Rwanda avec un score de 47%.

Lire aussi: Pourquoi les burundais devraient utiliser le Commerce en ligne

Comblez l’écart par le téléphone !

La dernière étude faite par la BRB (Banque de la République du Burundi) sur le sujet de « l’inclusion financière » remonte à 2012. Selon cette étude, outre le manque de revenus en argent, l’incapacité à épargner, et le non éligibilité cités comme cause pour ne pas avoir un compte, l’éloignement des institutions financières, le dépôt minimum exigé, et la thésaurisation (le fait de garder l’argent chez soi) viennent enfoncer le clou, lit-on à la page 40. Pourtant, les burundais peuvent profiter de la croissance progressive des téléphones pour compenser ce retard en inclusion financière. Le mobile banking est l’outil le moins cher qui ne prend pas en compte tous ces facteurs susdits. Et c’est le même outil que le Kenya a emprunté pour accroître le taux d’inclusion financière.

L’inclusion financière regorge de bien d’avantages dont les burundais devraient profiter. Ces avantages sont entre autres : la sécurité de leur argent, le crédit, le paiement en ligne etc. En tout cas, même si le commerce en ligne n’est pas encore développé au Burundi, il a évité à certains consommateurs, de l’électricité par exemple, la file indienne qui ne leur faisait que perdre du temps. Et cela est possible grâce à l’inclusion financière. Il faut alors que la population burundaise change de mentalité et commence à conserver son argent dans les institutions financières et/ou sur téléphone mobile, si petite la somme fut-elle.

 

file:///C:/Users/hp/Downloads/enquete_inclusion_fin.pdf

https://unctad.org/en/PublicationsLibrary/tn_unctad_ict4d12_en.pdf?user=46

 

Arthur BIZIMANA

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