Entretien avec Sybille Kazuba Cishahayo : vues sur sa carrière, sa personne, l’art et la culture

Entretien avec Sybille Kazuba Cishahayo : vues sur sa carrière, sa personne, l’art et la culture
Entretien avec Sybille Kazuba Cishahayo : vues sur sa carrière, sa personne, l’art et la culture (www.akeza.net)

Entretien avec Sybille Kazuba Cishahayo : vues sur sa carrière, sa personne, l’art et la culture (www.akeza.net)

Élégante, sourire régulier au coin des lèvres, Sybille n’a rien de ces risibles hâbleurs qu’on peut rencontrer quotidiennement et qui, comme singulier mode d’expression, n’ont que des « moi ». Tant s’en faut. Elle agit elle, se perfectionne et prouve finalement qu’à force d’abnégation et de travail, tout devient possible. Elle s’était faite un peu silencieux ces derniers temps. Mais, elle n’était pas vraiment loin. Voici qu’elle revient de manière éloquente  avec diverses activités. Découvrez  via cette interview cette femme de fer qui a pris sa source dans la passion affichée d’une jeunesse forte et visionnaire et qui aujourd’hui, s’impose comme référence dans ce pays.

 

Akeza.net : Bonjour.

 

Sybille C : Bonjour.

 

Akeza.net : Qui est Sybille Kazuba Cishahayo ? Présentez-vous à nos lecteurs.

 

Sybille C: Je ne sais pas si je saurai mieux répondre à ta question car j’ai eu toujours du mal à parler de moi-même. Mais bon, je vais essayer. Sybille Anitha Cishahayo sont mes noms reçus de mes parents. Kazuba, c’est un surnom, un nom d’artiste je dirais, reçu de mes amis proches. Je me définis plutôt comme une activiste culturelle plus qu’une simple chanteuse-compositrice. Je suis également productrice de métier et de formation.

 

Activiste suite à mon implication dans le développement du secteur culturel au Burundi. Je rêve voir un jour l’industrie culturelle bien implantée au Burundi. Pour que ce rêve devienne réalité, j’essaie de m’investir, au travers de divers projets artistiques portés notamment par la structure « Menya Media » pour laquelle je suis parmi les gestionnaires. Vous savez que nous travaillons dans la production musicale depuis plus de 12 ans et que nous nous battons également pour créer des projets de promotion des œuvres des artistes musiciens comme le festival « Pam Awards ». C’est dans cette même optique que nous venons de créer la radio RFM « Radio Fréquence Menya » à cent pour cent musicale, avec une mission primordiale de diffuser au maximum les musiques des chanteurs burundais.

 

Akeza.net : Il y a un bout de temps que vous avez quitté le Burundi, qu’est-ce que vous devenez ?

Sybille C : Je n’ai pas quitté le pays, disons que je suis moins présente au pays depuis quelques années car je faisais mes études supérieures en Belgique. Sûrement que durant ce moment j’ai un peu disparu de la scène musicale. C’est un choix voulu, j’ai décidé de prendre une petite pause, le temps de terminer les études car il m’était impossible d’avoir le temps à consacre aux deux. Je dois vous avouer que j’ai eu des moments durs avec mon cursus. J’ai fait l’IAD « Institut des Arts de Diffusion », c’est un Institut Supérieur de Communication, de Multi-Media et de Cinéma. Venue du Burundi, un pays où tous ces domaines sont à l’étape embryonnaire, il me fallait travailler doublement m plus que d’autres étudiants pour réussir.

 

Gloire à Dieu, j’ai bel et bien terminé, j’ai dans ma poche un diplôme de Master en Communication, en Techniques de Spectacles et en Arts de Diffusion, orientation « Création et Gestion des projets de Production Culturelle ».

 

Maintenant, je travaille à mi-temps (8mois/an) en Belgique à Télé Bruxelles où je m’occupe de la production d’un magazine sur « les questions de la diversité identitaire et culturelle.» Les autres mois, je rentre au Burundi, pour travailler sur les différents projets de l’asbl Menya Media pour laquelle je suis la Vice-Présidente du Conseil d’Administration.

 

Musicalement, je me suis remis au boulot depuis le début de cette année, je prépare un nouvel album. Comme sa sortie risque de prendre beaucoup de temps, je compte faire 2 ou 3 singles très prochainement. J’avoue que la scène musicale me manque, donc, je m’y remets pour très bientôt.

 

Akeza.net : Pouvez-vous nous dire ce qui a influencé votre style musical vu que n’avez pas grandi au son de la musique populaire burundaise ?

 

Sybille C : Dieu seul sait ce qui m’a attiré vers ce monde que je ne connaissais pas du tout. Je n’ai pas connu une enfance baignée dans l’artistique. J’ai grandi dans un internat de Sœurs à Gitega. Puis en famille, j’ai reçu une éducation très traditionnelle et très sévère. Avant que je ne termine mes études secondaires, j’ai connu une vie presque enfermée. Je n’allais jamais aux spectacles, je ne sortais jamais en boîtes, je n’ai même pas eu de voisins, connaissances, parentés ou des ami artistes qui m’auraient influencée indirectement.

 

Mais bon, le sang artistique, je pense que l’on naît avec. C’est un don, quel que soit d’où l’on vient ou l’on grandit, ça se développe tout seul et rien ne peut l’arrêter…

Ceci pour dire qu’au début de ma carrière, personne n’a influencé mon style, je composais des choses qui me passaient par l’esprit. Je ne posais jamais la question si ça rentre dans tel ou tel autre style. De toutes les façons je ne connaissais pas grand-chose en la matière. Heureusement, je ne me demandais jamais si les gens allaient aimer ou pas. En fait à mes débuts, je chantais pour moi-même. C’était ma façon de communiquer mes pensées aux autres et de leur partager ma vision du monde. Peut-être une sorte de rompre avec cette solitude liée à ma vie assez isolée? Je ne sais pas…

 

Forcément, en grandissant on perd son innocence. Maintenant je réfléchis mille fois avant de terminer une composition. Il y a des styles, des artistes qui m’influencent. Il y a un public que je souhaite toucher etc.

Puis le fait de me positionner aussi en tant que productrice me permet d’entrer en contact avec le monde professionnel de l’art d’une manière générale. Je sais ce que l’on attend de chaque artiste qui veut percer. J’ai un regard très critique sur mon travail. Je suis consciente plus que jamais qu’il me faut travailler très dur pour atteindre un autre niveau.

 

Akeza.net : Quelles sont les émotions, les rêves et les réalités qu’on peut retrouver dans vos chansons ?

 

Sybille C : J’adore chanter la vie sociale au sens large. J’aime retravailler les vieux morceaux traditionnels burundais. Les adapter un peu à la sauce moderne. Je suis très à l’aise avec ce type de chansons, je ne saurais pas vous dire pourquoi. Je suis aussi attirée en général par des sons africains notamment les percussions que je voudrais intégrer dans mes nouvelles sorties.

 

Akeza.net : Quels sont les instruments auxquels vous jouez ? Et quel est votre style musical préféré ?

 

Sybille C : Je ne joue d’aucun instrument pour le moment. Ce qui me limite de temps en temps. Je ne peux pas faire un petit concert improvisé quand on me le demande car il me faut être accompagné par un instrumentiste. C’est pour cela que j’ai décidé de me mettre à l’apprentissage dès septembre. Je me suis inscrite dans un académisme musicale, option « Guitare, Chant et histoire de la musique ». Je me sens à l’aise comme déjà dit dans la World music, le jazz et le blues africains. Je me sens bien aussi avec le zouk, un peu le slow. Je ne suis pas une bonne chanteuse du RNB et du Hip Pop, malgré que je sois fane de ce style. En revanche, je le danse beaucoup. Mes DJ et boîtes préférés sont ceux qui sont branchés RNB, HIP POP.

 

Akeza.net : Vous avez déjà chanté dans pas mal de pays. Quel est votre public préféré ?

 

Sybille C : Le public européen est mon préféré. Ils sont curieux, aiment découvrir les nouvelles choses. Ils ont aussi très tolérants. Ils considèrent l’artiste comme un être humain comme les autres, qui a droit à  des erreurs comme tout un chacun. Ils dissocient aussi le travail artistique et la vie privée. Le public africain et burundais en particulier est moins tolérant par rapport à ces sujets. Mais bon, on garde toujours un faible pour les siens. Il y a un proverbe burundais disant : « NTAWANKA NYINA NGO AGWAYE IMVUNJA», c’est toujours un immense plaisir pour moi quand j’ai l’opportunité de chanter pour des burundais.

 

Akeza.net : Combien d’albums à votre actif déjà ?

 

Sybille C : 3 albums depuis 2000. Le tout premier avec 5 titres Le deuxième sorti en 2004 avec 10 titres Le troisième sorti en 2008 avec 8 Titres

 

Akeza.net : Comment envisagez-vous de durer sur la scène musicale ?

 

Sybille C : Je ne fais jamais de plans à ce sujet. Chanter, pour moi, c’est un acte naturel. Je le ferai tant que j’en aurai envie et que j’en serai capable. Si je me lève demain matin et que je ne ressens plus cette envie, sûrement que je ne ferai rien pour forcer.

 

Akeza.net : Vous avez déjà participé dans différentes émissions des journalistes locaux qui font la promotion musicale. Que pensez-vous de ce concept d’émissions ?

 

Sybille C : Je connais les différents sacrifices que beaucoup d’entre vous doivent effectuer. Le manque de moyens techniques et autre pour bien accomplir son travail. Malgré tout cela, ils tiennent debout. Votre travail commence à apporter ses fruits quant à la valorisation des artistes burundais. Ils ne sont plus regardés du même œil qu’il y a quelques années, grâce à vous tous. Je ne trouve jamais des mots justes pour exprimer ma reconnaissance concernant le grand travail que vous faites, vous, animateurs-journalistes culturels.

Akeza.net : Quel est votre regard sur l’organisation de la musique burundaise ?

 

Sybille C : Pour moi, l’organisation souffre d’un manque de structuration de ce secteur qui doit reposer principalement sur quatre axes :

 

1. Les musiciens en premier lieu qui doivent fournir un travail de qualité afin d’exiger une reconnaissance à la juste valeur des œuvres produites. A ce niveau, les musiciens ont toujours fait et continuent à fournir des efforts impressionnants. Mais le manque de moyens financiers limite encore la qualité des productions.

 

2. Un travail de relais qui doit être réalisé par les agents (producteurs, managers). C’est à eux que revient le travail de mettre en place une stratégie de communication et de marketing pour faire asseoir la notoriété de l’artiste. Ils doivent aussi créer une politique permettant aux œuvres de générer des revenus (organisation des concerts, ventes des CD&DVD, etc.). Malheureusement, ce travail de relais n’existe presque pas au Burundi. Le peu de personnes qui essaient de se lancer comme producteurs et managers n’ont pas les compétences requises pour accomplir ce type de service. De ce fait, le musicien ne souhaitant pas que ces œuvres terminent leur vie dans un placard essaie de se produire lui-même, sans moyen, sans compétence, on le retrouve au four et au moulin. Conséquences, il lui est presque impossible de faire prospérer son métier.

 

3. Les Médias à qui revient le devoir de faire connaître au public les différents talents nationaux. A ce sujet, il y a un effort fourni mais qui n’est pas encore suffisant vu le nombre de défis à relever. Il y a certainement des radios très professionnelles au Burundi mais ayant d’autres priorités par rapport à leur ligne éditoriale. Il y a heureusement dans chaque station radio quelques journalistes qui s’imposent et se développent vers le culturel. C’est grâce à eux que nous remarquons une avancée non négligeable. Mais, il leur manque à eux aussi l’expertise nécessaire pour mieux mener leur travail, car le journalisme pour le divertissement est un grand art qui demande une formation appropriée. Ce manque d’expertise fait que le travail fourni reste semi-professionnel, ce qui limité forcément les résultats attendus.

 

4. Le gouvernement est le seul garant du développement de tous les secteurs du pays. C’est à lui que revient la première responsabilité de structurer le secteur culturel. Malheureusement, nous n’avons pas encore connu des autorités qui placent la culture dans les priorités du pays comme l’on fait certains pays de l’Afrique de l’Ouest comme le Burkina Faso, le Sénégal, le Mali, le Bénin, le Nigéria, le Rwanda actuellement, etc. Le Burundi ne dispose pas de politique culturelle nationale. Notre pays doit être le seul pays au monde qui ne dispose d’aucun fond national d’aide à la culture, ce qui est vraiment dommage. Les instances publiques en charge de la culture sont souvent gérées par des personnes ayant sûrement des compétences dans d’autres domaines mais aucune expertise en Culture.

 

Ce manque de prise en main de cette question par le gouvernement a des conséquences énormes. C’est cela qui empêche les artistes de percer loin et d’embrasser une carrière internationale, malgré leurs talents et le soutien de quelques structures privées. La culture, au-delà d’être un outil de divertissement, est aussi un produit de consommation dont les règles et les stratégies se disputent entre les différents pouvoirs bilatéraux.

 

Il est vrai que je ne peux pas nier une volonté qui s’est manifesté depuis ces cinq dernières années, de la part du gouvernement. Il se montre plus intéressé au secteur culturel au sens large. J’ose espérer qu’il aura très prochainement une réelle prise de consciente quant aux avantages que le pays tirerait de la musique et de la culture en général, une fois le secteur structuré et développé.

 

Akeza.net : Dans votre vie de star, qu’est-ce qui est le plus difficile à votre sens ?

 

Sybille C : -Je pense que le plus difficile est de concilier les exigences et certains caprices de ce statut à une vie simple et normale.

 

-Il faut avoir un certain recul, une certaine lucidité pour tirer le bon de cette vie et laisser de côté le mauvais. Ceci n’est pas toujours évident du tout. Je veux dire que si l’on ne fait pas très attention, l’on peut aussi se retrouver dans certains délires qui rôdent autour de cette vie. L’alcool, la prostitution, la drogue, etc.

 

-Quand on est populaire, on reçoit différents retours, pas toujours des mots et critiques confortant. Des fois, on reçoit des retours qui peuvent même te détruire si l’on ne fait pas attention.

 

-Il faut arriver à évacuer les énergies négatives et ne garder que ce qui nous fait avancer. Bien sûr que ce n’est pas un exercice facile.

 

-ll est aussi difficile de connaître les vrais amis quand on est populaire. On ne sait plus savoir si on t’aime pour ce que tu es réellement ou pour ce que tu es devenu. De mon côté, je suis très fidèle en amitié. Mes meilleurs amis sont ceux qui me connaissent avant. Les enfants avec qui j’ai été à l’école, avec qui j’ai habité et partagé ceci ou cela. Ou les personnes que j’ai rencontré au début de ma carrière et qui m’ont accompagné et aidé jusqu’aujourd’hui. Parce que pour tous ces gens je reste la petite Sybille qu’ils ont toujours connus. Ils me regardent sans aucun jugement de valeur car ils me connaissent vraiment. Avec eux je suis certaine d’avoir une relation saine, simple et naturelle. Et comme ils m’aiment, ils  veillent à ce que je reste sur le droit chemin, ils n’hésitent pas à me faire des remarques, voire m’engueuler quand cela vaut la peine.

 

Akeza.net : Et le plus enrichissant et agréable ?

 

Sybille C : -La sympathie et la gentille des fans que l’on croise, qui t’adressent un large sourire, qui te prennent dans leurs bras, qui te lancent mille bénédictions. Des moments pareils te nourrissent l’âme.

 

-Il y a aussi des opportunités et certaines facilités dans la vie quotidienne que l’on arrive à obtenir juste parce qu’on est connu.

 

-On se rend compte aussi que l’on a la chance d’avoir un statut qui t’offre des occasions de partager ton point de vue avec le reste du monde.

 

 

Akeza.net : Vous avez une taille mannequin. Régime surveillé ou morphologie de winneuse ?!

 

Sybille C : Oulah, il faut bien vérifier ton info en regardant mes photos actuelles. Je n’ai plus la taille que j’avais il y a 4 ans. J’ai assez grossi, pas beaucoup mais c’est quand même assez impressionnant pour ceux qui me connaissent avant (52 kg à 65kg).

 

Pour être Honnête, autant j’aimais mon corps mince autant j’adore mes formes actuelles. Je me suis toujours sentie bien dans ma peau. Attention, je n’étais pas mince parce que je faisais un régime, c’était morphologique. Mais maintenant je dois peut être commencé à y penser. Je ne voudrais pas aller au-delà de mon poids actuel !

 

Akeza.net : Comment est la Sybille de tous les jours ? Très professionnelle ? Fêtarde ? Extravagante ?

 

Sybille C : Les trois je crois bien. J’ai toujours aimé le travail avec rigueur. Mais j’adore faire la fête et déconner des fois. Je peux aussi être très extravagante tout en restant très conservatrice et traditionnelle. Je pense que j’ai une personnalité de Caméléon qui s’adapte et change en fonctions des circonstances.

 

Akeza.net : Après de longues années de travail, les choses ont l’air de bien se passer, que peut-on vous souhaiter ?

 

Sybille C : -C’est vrai, de manière générale, je suis plutôt très contente de ma vie artistique et personnelle. Mais le chemin reste encore long. Il me reste un grand paquet de choses à faire musicalement. Un grand défi à relever, je rêve chanter dans les grands festivals du monde, être programmée dans des grandes salles. Mais bon, je suis consciente du travail qu’il faut d’abord fournir avant de viser gros.

 

-Je voudrais aussi lancer réellement mon métier de productrice. Mon plus grand souhait est de faire profiter ma formation et mon expertise à la création de l’industrie culturelle au Burundi. En musique, en cinéma, en arts vivants, etc. J’ai des plans là-dessus qu’il me faut concrétiser d’ici peu. Je vous demanderais alors d’implorer Dieu pour qu’Il mette au-dessus de ma tête sa bonne étoile comme Il l’a toujours fait.

 

Akeza.net : Nous sommes arrivés au terme de notre entretien. Quel message souhaiteriez-vous faire passer à vos fans ?

 

Sybille C : Qu’ils continuent à me soutenir dans les hauts comme dans les bas comme ils l’ont toujours fait. Je les aime !!!

 

Akeza.net : Merci pour l’entretien.

 

Sybille C : C’est à moi de te remercier cher Bruel de m’avoir consacré ce numéro. Merci aussi pour ton investissement dans la promotion des artistes burundais.

 

Entretien avec Sybille Kazuba Cishahayo : vues sur sa carrière, sa personne, l’art et la culture (www.akeza.net)

Entretien avec Sybille Kazuba Cishahayo : vues sur sa carrière, sa personne, l’art et la culture (www.akeza.net)

 

Propos recueillis par Leis-Bruel Bryga

Comments

comments




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.