Entretien avec Marie Bunnel, la Marraine du Festicab 6ème édition

Marie Bunnel, marraine du Festicab 6ème édition (www.akeza.net)

Marie Bunnel, marraine du Festicab 6ème édition (www.akeza.net)

Après l’ouverture solennelle de la 6 ème édition du Festicab, place aux différents salles de projection des films. En plus des salles habituelles, d’autres endroits de projection se sont ajoutés pour cette édition. C’est au  bar restaurant «ku kindi», qu’on a rencontré  Marie Bunel,la marraine du Festicab 6ème édition. A la fin de la projection du joyaux  «Gito, l’ingrat » de Ngabo Léonce, nous nous sommes entretenus avec Marie Bunnel, l’actrice principale de ce film et en même temps marraine de la 6ème édition du Festicab. D’un ton plein d’humour, elle a répondu à nos questions avec attachements.

 

 

Akeza.net : Bonsoir, 23 ans après  , vous êtes au Burundi , quel est votre sentiment ?

 

 

 

Marie Bunel : (Rires) C’est un truc de dingue. C’est un sacré cœur. Je suis ravi de retrouver le Burundi. Quand Léonce Ngabo m’a appelé pour venir, je ne savais pas que c’était aussi important. Il m a dit qu’actuellement ils  ont un festival, il m a raconté tout. Léonce Ngabo est un fédérateur, qui doit porter loin ce pays qui a rencontré assez de drames, je suis très contente, exclusivement fière. Je suis très admirative de Léonce pour avoir créé ce Festival dans un pays où il n’y avait pas de cinéma. Ça ouvre des horizons.

 

 

 

Akeza.net : En 1995, vous avez été sacré meilleur espoir féminin aux César, racontez nous un peu ce que vous êtes  devenu après.

 

 

 

Marie Bunel : Même l’année dernière, j’ai remporté un prix en Australie, j’ai été choisi meilleure actrice dans un film que j’avais fait là bas. Mais l’important n’est pas de remporter les prix, l’important c’est de faire de films. Depuis «Gito, l’ingrat » j’ai tourné dans beaucoup de films, pour plusieurs réalisateurs,  grands ou  jeunes réalisateurs. J’ai travaillé  beaucoup pour la télé, le cinéma et le théâtre. J’ai fait beaucoup de courts métrages. J’essai de travailler avec de jeunes gens. Quand on a mon âge, il faut partager les connaissances. Comme disait Léonce Ngabo, on apprend toujours, c’est un échange qu’on fait tous les jours. J’ai travaillé également  dans les films «marginaux», que moi j’appelle les «contres-bandes», parce que ce sont des films réalisés sans moyens, mais qui sont quand même originaux. Ils ont beaucoup d’idées.

 

 

 

Akeza.net : 23 ans après, vous venez de découvrir  pour la toute première fois le film «Gito, l’ingrat», dans lequel vous êtes l’actrice principale. Comment expliquez-vous cela ?

 

 

 

Marie Bunel : Le film n’est pas sorti en France.  Après le tournage, la vie a fait que je parte en France. Et à un certain moment, j’ai perdu  les contacts de Léonce Ngabo. La production n’était pas finie. Je n’ai pas retrouvé le producteur du film. On s’est perdu complètement. Chacun s’est lancé dans sa vie, moi j’ai vécu mes aventures de mon côté, Léonce les siennes. Je me suis dit  »le film n’est jamais sorti. » J’ai  décidé d’avancer. Je suis très contente de le découvrir avec mon fils, 23 ans après. C’est drôle.

 

 

 

Akeza.net : Quel est le secret qu’un acteur devrait savoir, afin de mener une bonne carrière ?

 

 

 

Il n’y a pas de formule. Il faut travailler. Il faut avoir de la chance. Il faut se mettre au travail. Il faut se mettre en évidence. Chaque film vous fait grandir, et vous progressez. Travaillez et ayez beaucoup de passion.

 

 

 

Akeza.net : Vous êtes actrice, vous avez déjà tourné au Burundi. Et si un réalisateur  burundais  vous réclamait à  nouveau, seriez vous prête ?

 

 

 

Marie Bunel : Oui, absolument. Il ne faut pas hésiter d’aller chercher au-delà des frontières en fait. C’est cela qui est bien dans les films. Il faut vraiment avoir un mélange. Moi il faut se mettre ensemble, et partager. Je crois que dans ce domaine, i faut oser demander. Les choses peuvent s’ouvrir. Et le Burundi c’est un petit pays qui est vraiment encerclé. Il faut oser venir chercher les acteurs. Il ne faut pas avoir peur. On peut certainement avoir un nom, mais ce n’est pas grave. Quand je fais les courts métrages, les jeunes réalisateurs ne comprennent pas. Moi je leur dit qu’ il faut se mettre ensemble pour chercher d’avantage. C’est formidable de faire des mélange. Parce que le jeu d’acteur des burundais, n’est pas le même que celui des Français, ou des américains.

 

 

 

Akeza.net : Merci pour cet entretien.

 

 

 

Marie Bunel : Merci à vous, revenez à la fin de l’événement, on pourra en dire plus.

 

 

 

Propos recueillis  par Armand NISABWE

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