Entretien avec BIG Baba du collectif Auwham Productions

Entretien avec BIG Baba du collectif Auwham Productions
BIG BABA ET KIGWENDU à Bujumbura en 2006 (www.akeza.net)

BIG BABA ET KIGWENDU à Bujumbura en 2006 (www.akeza.net)

Comme on le disait dans notre précédent article, Auwham Productions a marqué les cinq dernières années. On revient sur la genèse, le palmarès et les moments de gloire de cette famille de producteurs de grands concerts au Burundi, grâce à une interview que nous a accordé BIG Baba , la cadet du collectif , et le plus investi dans le business de la musique depuis quelques années.

 

Seandolphe Machette : Présente-nous le collectif Auwham Productions.

 

BIG Baba (Auwham Pro) : je m’appelle Baba dit ‘’Big Baba’’, je suis membre du collectif Auham pro. Je suis le cadet de la famille car Auham Productions, c’est plus qu’un collectif, c’est une famille de 4 frères passionnés de musique qui se sont donnés pour mission la promotion de la musique burundaise.

 

Auwham Productions a vu le jour en 2006 par le biais de l’aîné de la famille qui venait d’assister à plusieurs concerts en Tanzanie. Depuis,  nous avons déjà organisé pas mal des concerts car chaque année nous amenons pour les mélomanes burundais un artiste de la sous région. Je pourrais vous donner comme exemple, en Avril 2006  MB-Dogg, la même année en juin T.I.D et Kingwendu, en avril 2007 Madee et Zd-Anto, en 2008 on a produit un grand événement avec le groupe Tmk de la Tanzanie et en 2009 on a fait revenir au pays l’artiste  Big Fariouz  alors basé  en France.

 

Seandolphe Machette : Crois-tu que le collectif Auwham Productions contribue à la promotion de la musique burundaise ?

 

BIG Baba (Auwham Pro) :   Auham Productions aime  la musique en général et le Buja Flaver en particulier. Quand l’aîné de la famille était à Dar-es-salaam, il a assisté à plusieurs concerts des artistes de la capitale Tanzanienne. Il a eu un bon contact  avec les artistes tanzaniens.

 

A son retour au pays, il est resté longtemps préoccupé par la question de savoir  comment il pourrait  apporter son aide à la promotion des artistes burundais. Nous en avons tous discuté puis nous avons opté pour la production des concerts.

 

Au Burundi les artistes n’ont pas assez de moyens pour monter des concerts et montrer leurs œuvres. On s’est dit qu’en  organisant des concerts, on  permettrait aux jeunes artistes talentueux de faire preuve de leur savoir faire   après un long et dur travail dans le  studio.

 

D’ores et déjà, je peux répondre que bien sûr  nous contribuons à la promotion de la musique burundaise, bien que bon nombre de nos concerts aient eu pour têtes d’affiche des artistes étrangers.  Les artistes du pays ont eu une place assez importante dans tous les événements qu’on a pu organiser. C’est comme si les artistes étrangers venaient les encourager et chaque burundais sait très bien que grâce à cela  il y a eu beaucoup de collaborations entre les artistes étrangers et ceux du pays.

 

Seandolphe MachetteQuel a été le concert  qui vous a le plus marqué ? Et, pourquoi celui-là plutôt qu’un autre ?

 

BIG Baba (Auham Pro) : cette question est difficile à répondre Seandolphe, c’est comme si vous demandiez à un père de famille  de choisir parmi ces propres fils lequel est son préféré. Personnellement, je suis attaché à chaque concert qu’on a organisé. Toutefois le concert d’été en 2008 avec le groupe tanzanien T.M.K m’a beaucoup touché par le fait qu’il a occasionné un déplacement immense des jeunes de la capitale. Ce soir là j’ai vu une foule de gens de différentes ethnies danser et chanter ensemble,  en oubliant tous les problèmes qu’ils ont connus dans les années difficiles que le pays a traversé. C’était très émouvant.Deux concerts, celui de Mb-Dogg et celui de  Big Fariouz ont aussi été de bons moments pour les  mélomanes burundais.

 

Seandolphe Machette : Quel conseil pourriez-vous donner aux artistes burundais?

 

BIG Baba (Auham Pro) : je pense que les artistes burundais manquent de sérieux dans leur travail et dans leurs productions. C’est pourquoi je demande  toujours aux artistes de travailler dur avec la  discipline du métier afin de produire des œuvres acceptables et  dignes d’être promues. Vu que  bon nombre de producteurs de concerts constatent le travail accomplis par l’artiste avant de référer à son nom,   « travaillez dur et vous aurez une réussite sans équivoque ».

 

Seandolphe Machette : Merci beaucoup pour l’entretien.

 

BIG Baba (Auham Pro) :   C’est à moi de te remercier.

 

Propos recueillis par Seandolphe Machette

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