Entrepreneuriat : Marlène Iradukunda, designer et entrepreneure fondatrice de CIRORE

Entrepreneuriat : Marlène Iradukunda, designer et entrepreneure fondatrice de CIRORE

Les produits de CIRORE ©akeza.net

En octobre 2017 le designer Marlène Iradukunda a créé avec trois autres jeunes gens l’entreprise sociale CIRORE. L’objectif principal est «la promotion des femmes et filles rurales qui font l’art de la fibre végétale ». A l’aide de son design, Marlène Iradukunda guide ces femmes et filles en milieu rural à tresser différents objets intéressant le marché burundais mais aussi international.

 

CIRORE, le fruit de la passion !

Marlène Iradukunda, âgée de 22 ans, est un designer qui étudie en deuxième baccalauréat (Génie Civil) à l’Université du Burundi. Depuis son jeune âge, elle avait le rêve de créer une entreprise. « Depuis que j’étais toute petite, j’avais le rêve de créer quelque chose », nous révèle-t-elle.

En octobre 2017, elle s’associe à trois autres jeunes dont un photographe et deux économistes afin de créer l’entreprise sociale CIRORE. Cette entreprise produit des chaussures, des abat-jours, des sacs à mains, des chapeaux, des bracelets, des boucles d’oreilles, des paniers, des corbeilles et bien d’autres produits. Ils sont vendus localement et exportés vers les Etats-Unis d’Amérique et l’Europe. Alors qu’au début la livraison se faisait par le biais de la poste, depuis quelque temps, elle se fait via DHL.

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La création de CIRORE est le fruit de la passion. « Par CIRORE, on sous-entend bien-sûr la beauté », nous confie Marlène, toute souriante. Elle raconte : « Nous étions des jeunes partageant la même passion. Nous nous sommes mis ensemble pour créer CIRORE (miroir NDLR). Notre vision est l’amélioration des conditions de vie des femmes et filles qui savent tresser la fibre végétale en milieu rural.  Nous voulons aussi promouvoir l’artisanat au Burundi».

L’entrepreneure en devenir se souvient de leurs débuts difficiles suite aux problèmes de niveau des artisans, ce qui a été des fois une barrière pour une meilleure production. « Au début, ça n’a pas été facile. Dire aux filles et femmes rurales qui n’ont pas été à l’école de tresser en suivant les mesures, le design, c’était difficile. Bravant toutes ces difficultés, elles se sont habituées petit à petit à ce genre de travail et font du très bon travail aujourd’hui », conclut-elle.

 

Du rêve à la fierté !

« Mon souhait était d’aider les femmes et filles rurales exerçant le métier de la fibre végétale. Je voulais me servir du design afin de les aider à façonner des produits de qualité pouvant intéresser le marché local et international », s’exprime Marlène Iradukunda. « Pour le moment, je suis fière du fruit de mon rêve même s’il y a encore un long chemin à parcourir », se réjouit-elle.

Toutefois Marlène s’indigne : « Localement, peu de gens s’intéressent à nos produits.  Les gens trouvent que nos produits sont chers. Ils ne savent pas à quel point nous devons fournir des efforts pour atteindre cette qualité de produit.  En plus, nous sommes sujets à l’importation de certaines matières premières comme des colorants de différentes couleurs».

L’entreprise CIRORE se trouve à l’avenue de la Mission dans l’immeuble Mannequin au bureau numéro 16A2.

 

Melchisédeck BOSHIRWA

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