Entrepreneuriat : Les étapes à suivre pour formaliser une entreprise au Burundi

Entrepreneuriat : Les étapes à suivre pour formaliser une entreprise au Burundi

Depuis 2011, le processus de création d’une entreprise au Burundi a été simplifié avec l’ouverture d’un guichet unique (de l’Office Burundais des Recettes et du Tribunal du Commerce) au niveau de l’API (Agence Burundais pour la Promotion des Investissements).

Selon Leonard SENTORE, le patron de l’API, 4080  entreprises ont été créées au cours de la période allant d’avril à juin 2019. Bien que l’effectif semble être en hausse par rapport à l’année précédente, (61 %  de hausse par rapport au 4ème trimestre de 2018), cela n’empêche que  bon nombres d’entre elles continuent à s’adonner à l’informel. Parmi les raisons avancées par les entrepreneurs vis-à-vis de cette pratique figurent  le manque d’informations concernant la procédure de formalisation. Alors, que savoir concrètement?

 

Les procédures administratives  

La première étape est de se diriger à l’API pour l’enregistrement. « On m’y a exigé une copie de la carte d’identité, le nom de l’entreprise, un montant de 40 mille Fbu et deux photos passeport » clarifie Yabesi Michel Ndayikengurukiye, un entrepreneur exerçant dans la capitale économique, Bujumbura. A l’API, les documents suivant sont donnés à l’entrepreneur : les statuts de la société, le registre de commerce, le numéro d’Identification fiscale (NIF), le reçu de paiement ainsi que la lettre  à déposer à l’OBR. Il est bon de savoir que le siège de l’Agence burundaise de Promotion des Investissements (API) se trouve à Mutanga-Nord, Boulevard du 28 Novembre, Immeuble Asharif.

La marche vers la formalisation se poursuit au ministère du commerce et de l’industrie où l’entrepreneur trouve l’autorisation d’implantation.

Le cap sera ensuite tourné vers le BBN (Bureau Burundais de Normalisation). On y demande le NIF, le registre de commerce, l’autorisation d’implantation du ministère du commerce  et une lettre de demande de certification. Des vérifications y sont ensuite faites  au sujet des normes de fabrication du produit.

Une fois les documents acceptés, le BBN donne la facture des produits pour lesquels le certificat a été demandé. Deux millions sont à payer auprès de la Banque centrale pour l’accès aux documents de certification. Les frais d’analyse des produits seront à ajouter à la facture.

Pour certaines entreprises qui sont dans la transformation, un certificat de conformité environnemental est exigé. Il est délivré au sein du ministère de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage. C’est le cas des entreprises qui font la collecte et le recyclage de déchets qui doivent faire recours aux compétences d’un consultant afin d’approuver l’authenticité des activités par rapport à la préservation de l’environnement.

D’autres actions pour la marche vers le formel s’ajoutent à ces dernières. Il s’agit notamment d’un compte contribuable à ouvrir auprès d’une institution financière agréée, de s’informer sur les obligations municipales et auprès du ministère du travail sur les obligations en vigueur dans le pays.

Selon plusieurs entrepreneurs contactés, il faudrait revoir à la baisse les frais pour la formalisation des entreprises afin de faciliter leur accès au formel.

https://investburundi.bi

https://centrefordevelopmentgreatlakes.org/index.php/2019/02/15/campagne-birashoboka-des-obstacles-subsistent-pour-la-creation-des-entreprises-au-burundi/

 

Janvier CISHAHAYO

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