Entre styliste, tailleur et étudiant : La percée à Paris de Pierre Hardy MWETE, 23 ans

Entre styliste, tailleur et étudiant : La percée à Paris de Pierre Hardy MWETE, 23 ans

Celui qui dit n’être né ni avec des semences au creux de la main (légende des rois du Burundi) ni avec une cuillère en argent dans la bouche est né et a grandi à Bujumbura. Pierre Hardy MWETE a fait ses études primaires à l’Ecole Primaire de Kinindo (au sud de la ville de Bujumbura) puis ses études secondaires au Lycée Clarté Notre Dame de Vugizo (au nord de la ville de Bujumbura) avant de continuer ses études en Modélisme à l’Institut Français de la Mode à Paris en France.  Aujourd’hui, il marie les études et la mode comme tailleur-styliste et se fait déjà connaitre un peu !

 

La lecture comme une brindille de passion !

 

Pierre Hardy MWETE ne sait pas exactement depuis quand il navigue dans l’univers de la mode, « mais comme c’est une passion, je considère que j’ai toujours été tailleur-styliste sous d’autres formes peut-être », lance-t-il.

 

 

C’est après la lecture d’un livre de Rick Warren, « Une vie motivée par l’essentiel » que notre tailleur-styliste prendra la décision de devenir styliste. « Bien que je dessinais déjà, ce n’est qu’après avoir lu ce livre que j’ai osé faire le stylisme », raconte-t-il.

 

Après quelques années dans le stylisme, MWETE se dit bien qu’il faut être tailleur. Mais ses débuts, raconte-t-il, étaient chaotiques.  « Je ne sais même pas comment j’ai pu continuer. Au fait, j’avais comme l’impression de ne pas avoir le choix. Je devais continuer. Pour moi, je devais y arriver. Eh bien ! Ce n’est pas encore acquis. Je suis toujours dans le processus de devenir « un vrai tailleur »», nous confie-t-il.

 

Déterminé, il y voit clair et se donne les moyens d’atteindre ses ambitions : « Coudre n’est vraiment pas compliqué en soi, il suffit de s’y mettre et d’avoir la patience pour évoluer mais surtout il faut en avoir la passion », nous dit-il.

 

Un métier pointilleux !

 

Selon Pierre Hardy MWETE, le métier de tailleur-styliste est très exigeant et très pointilleux. « C’est un métier avec des codes et des exigences qu’on ne lui donnerait pas de l’extérieur », explique-t-il.

 

Pourtant, ça ne lui semble pas difficile de marier les études et son métier. « A titre personnel, la période de la Covid-19 (le confinement) m’a permis de prendre de l’avance sur mon métier. Si non, continue-t-il, je travaille beaucoup les weekends ou même les soirées après le boulot surtout parmi les jours de grosses commandes ».

 

Et d’ajouter : « Pour les jours à venir, je vais concrètement devoir penser à d’autres stratégies. Si non professionnellement, j’ai un contrat qui me permet de marier les deux ».

 

 

 

Bien que ses clients soient composés en majorité de burundais et de quelques personnes d’origine africaine en général, MWETE ne fait pas de styles dits « africains ou burundais ». « Par contre, l’inspiration peut bien sûr provenir de mon héritage burundais », souligne-t-il.

 

Ouvrir un atelier de couture au Burundi figure parmi les plans d’avenir du jeune tailleur-styliste burundais. « Je ne sais pas si je l’appellerai « Moderne » mais en tout cas je ferai en sorte que cet atelier puisse promouvoir la qualité et le savoir-faire avant toute autre chose », conclut-il.

 

MelchisédeckBOSHIRWA

 

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