Encore un point pour la diaspora burundaise du Canada

Encore un point pour la diaspora burundaise du Canada

Leila Butoyi ©DR

Plus que vivante, la danse traditionnelle du Burundi se trouve très florissante au Canada via la diaspora burundaise. Plusieurs groupes de danse font vivre notre culture dans leurs pays et communauté d’accueil. Cette fois-ci, ça passe à l’échelon supérieur. Leila Butoyi, burundaise, donne des cours de danse non pas aux burundaises de la diaspora mais aux personnes d’autres nationalités. Intéressées par les mouvements d’une beauté indiscutable, les haïtiennes, canadiennes ou françaises se donnent rendez-vous chaque jeudi soir pour une séance de joie et de ferveur toute burundaise.

Vivant actuellement au Canada depuis presque 11 ans, Leila nous relate ses débuts avec la danse traditionnelle « J’ai appris la danse burundaise pour la première fois quand je vivais encore en Belgique -je devais avoir 11 ans- avec des amis de l’internat dans lequel j’étais. Ensuite à Québec avec des amies qui ont fait partie de club de danse au Burundi. C’était en 2010 »

Gestionnaire des affaires régionales au sein d’un organisme pour la défense et la promotion de la francophonie, Leila  donne des cours de danse dans une école depuis deux mois. Comment ? Elle raconte « J’ai croisé la directrice de l’école de danse dans le building où je travaille qui se trouve être le même que celui où se trouve l’école. En discutant, elle a appris que j’ai fait partie d’une troupe de danse burundaise quand je vivais encore au Québec et elle m’a proposé de faire un essai pour donner le cours. C’était au mois de mars 2016 qu’on a avait discuter pour qu’elle puisse l’ ajouter sur la programmation »

 

Et un et deux et trois ! « La danse burundaise c’est une danse très dynamique, qui a une coordination entre les jambes et les bras. Par moment, c’est beaucoup de mouvements, beaucoup de cardio quand c’est les hommes qui dansent, mais aussi de mouvements gracieux » dit-elle lors de son entretien avec la radio canada.

Elle exige de ses élèves un port de tissu sur les hanches lors des répétitions « C’est une exigence que j’ai eue d’un professeur de danse rwandaise, de mettre un tissu au tour de la taille, ça permet de gérer les mouvements des jambes ». C’est noté!

Retournons à la racine de la danse «La danse était, à la base, exécutée par les hommes et c’était une danse réservée aux rois. Les hommes dansaient au rythme du tambour qu’on appelle Ingoma qui sont jusqu’aujourd’hui un grand patrimoine culturel. C’est une façon de partager la culture du pays. Le fait d’avoir grandi à l’étranger a renforcé ma fierté d’être burundaise et mon amour pour ma culture” dit-elle.

« Je ne prétends pas être la meilleure danseuse traditionnelle mais je suis passionnée par elle et tout ce qui est lié à ma culture. Et justement parce que je n’ai pas grandi là-bas. « Utamenye iyo uva ntumenya iyo uja » dit-on en Kirundi (Si tu ne sais pas d’où tu viens, tu ne sauras pas où tu vas) » martèle-t-elle.

 

Miranda Akim’

bannière

Comments

comments