En attendant le retour du courant électrique en permanence….

En attendant le retour du courant électrique en permanence….

photo d’illustration: panneau solaire.©DR

Depuis le premier trimestre de cette année, Bujumbura connait une crise du courant électrique. Certaines zones de la ville ne sont alimentées que quelques heures, voire quelques minutes par jour. Toutefois, ceux qui doivent utiliser de l’électricité afin d’espérer trouver de quoi se mettre sous la dent ne semblent pas se laisser faire.

S’adapter ou disparaitre. Voilà ce qu’ont dû penser les coiffeurs de la commune Ntahangwa après avoir subi des coupures de courant répétitives. Nous sommes à Kamenge, non loin de la gare du nord où un salon de coiffure en planche fonctionne. Les clients sont nombreux, ils attendent chacun son tour. Pourtant, il n’y a pas de courant électrique, non plus pas de bruit de groupe électrogène.

Le propriétaire du salon, lui-même coiffeur, s’est équipé de 2 plaques solaires. « Quand j’ai  entendu à la radio que la gestion du courant électrique allait empirer à cause de la pluviométrie irrégulière, j’ai compris qu’il fallait trouver une alternative. Un ami m’a révélé qu’à Makamba je pourrais trouver des plaques bon marché», nous dévoile le coiffeur sans trop vouloir décliner son identité.

Vous savez, ajoute-il, je ne regrette pas d’y avoir mis mes économies. Ces gens en attente peuvent en dire plus. Il faut bien qu’on trouve une solution en attendant le retour du courant électrique en permanence, précise-t-il en train de relooker son client.

Cap sur Ngagara ; on s’arrête au quartier 9. Même scenario qu’à Kamenge. Elysé N., coiffeur, a décidé de s’équiper batterie rechargeables pour continuer à relooker têtes en l’absence de l’électricité. « Dans ce quartier, on peut avoir du courant rien qu’à 22h, et ce pour une vingtaine de minutes.  Fermer le salon ou trouver une alternative,  c’était le choix à faire. Quand on nous alimente en courant, je charge ces batteries et dès qu’il y a coupure, je fonctionne sur leur autonomie. Maintenant qu’il y ait du  courant ou pas, je travaille toujours» se réjouit-il.

Ce ne sont pas uniquement les lieux de services qui s’approvisionnent en énergie verte, en attendant le retour du courant, certains ménages ont aussi compris que l’énergie renouvelable, c’est l’avenir. Ainsi quand certains  plongent dans le noir, ils passent à une autre source de lumière, imperturbables !

Armand NISABWE

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