Elle transforme de calendriers usés en bijoux

Calénie Nikundanya dans son stand au musée vivant.(www.akeza.net)

Calénie Nikundanya dans son stand au musée vivant.(www.akeza.net)

Il n’y a pas de sot métier, vous diront les sages. Travailler toujours dur, soyez créatifs et le reste ce n’est qu’une question de temps. Au musée vivant de Bujumbura, nous avons rencontrées une mère talentueuse qui expose en permanence ses produits. C’est une artisane, elle est connu sous son nom de Calénie NIKUNDANYA.

 

 

Elle vit grâce à l’art. Pourtant, elle n’a pas fait de formation dans ce domaine. Calénie Nikundana est une pure autodidacte. Elle s’est inspirée sur les autres artistes de la sous-région. «J’ai commencé par une simple observation, en regardant de près ce que faisait les artistes de la sous-région. Après j’ai commencé à fabriquer de papier à base de papier découpé en petit morceaux. Chaque papier étant relié à l’autre à base de ficelle. C’est à la fin de toute l’opération que j’y ajoute de vernis, pour éviter l’usure.» Soulignait-elle sans pour autant arrêter son travail.

 

Calénie Nikundanya montrant un calendrier, véritable matière première pour son travail.(www.akeza.net)

Calénie Nikundanya montrant un calendrier, véritable matière première pour son travail.(www.akeza.net)

Calenie Nikundana ajoute que ce n’est pas facile de trouver les calendriers usagés, ce qui est en quelques sortes sa matière première. « Il est vrai qu’on utilise de calendriers, mais c’est vraiment difficile de les trouver. Tout le monde a tendance de les jeter. Or un seul calendrier peut nous servir en fabriquant 2 à 3 bracelets ou colliers.»

 

Calénie Nikundanya  en train de couper un morceau sur la page du calendrier, véritable matière première pour son travail afin de montrer le processus de l’opération.(www.akeza.net)

Calénie Nikundanya en train de couper un morceau sur la page du calendrier, véritable matière première pour son travail afin de montrer le processus de l’opération.(www.akeza.net)

Nikundanya Calénie précise que le secteur de l’artisanat n’est pas assez soutenu au Burundi. Elle évoque également le fait qu’elle manque de financement. Calénie regrette le fait qu’elle peut passer tout un mois sans vendre aucun de ses produits, raisons pour laquelle elle vend également de pagnes, afin de joindre miraculeusement les 2 bouts de mois.

 

Calénie Nikundanya  en train d’enrouler le petit papier qu’elle va relier après pour avoir un bijou.(www.akeza.net)

Calénie Nikundanya en train d’enrouler le petit papier qu’elle va relier après pour avoir un bijou.(www.akeza.net)

Le résultat après toutes les étapes. Là il ne reste que relier pour avoir le collier.(www.akeza.net)

Le résultat après toutes les étapes. Là il ne reste que relier pour avoir le collier.(www.akeza.net)

Les colliers en vente (www.akeza.net)

Les colliers en vente (www.akeza.net)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nikundanya Calenie a déjà participé dans plusieurs expositions. Maintenant elle expose au musée vivant de Bujumbura depuis 2012.

 

 

Benjamin Kuriyo, stagiaire.

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