Electricité : «Si rien n’est fait, les choses pourraient s’empirer »

Electricité : «Si rien n’est fait, les choses pourraient s’empirer »

La retenue d’eau à Rwegura.©Iwacu

La REGIDESO a organisé  une descente au barrage hydroélectrique de Rwegura afin de montrer à la presse la situation qui prévaut en ce moment. Le constant n’est pas motivant, et le DG Jéroboam Nzikobanyanka n’y va pas par quatre  chemin : « Si rien n’est fait, nous allons retourner à une époque où nous serons obligés d’utiliser les bougies».

Les coupures électriques  se font de plus en plus  dans la capitale du Burundi. Du centre ville aux quartiers  résidentiels, personne n’échappe à ces coupures répétitives. La situation risque de s’empirer si on en croit les propos du Directeur General  de la REGIDESO. «Comme vous le voyez, depuis le mois de Mai 2016 il y a eu une baisse du niveau d’eau retenue à plus de 9 mètre suite à une faible pluviométrie, or toutes nos centrales sont hydroélectrique» fait-il remarquer à la presse.

Le barrage de Rwegura qui produisait 18 Mw, ne produit aujourd’hui que 4 Mw. « Ce barrage de Rwegura devrait donner 18 Mégawatts, et à l’heure où je vous parle, ce barrage ne donne que 4 Megawatt , et à 22h nous sommes obligés d’arrêter tout simplement toute la centrale  pour qu’au  moins le niveau d’eau puisse augmenter afin d’avoir ces 4 Mégawatts à partir de 6h du matin», précise toujours le patron de la REGIDESO.

Le malheur ne vient jamais seul, dit-on. L’électricité qui provenait de la RDC a baissé  également  parce qu’il y a eu une faible pluviométrie au niveau de la région. La Rusizi II qui donnait 12 Mégawatts ne fournit que 8 Mégawatts maintenant. Et quant aux coupures intempestives, c’est dû au dégrillage effectué 2 fois par jour tandis qu’il se faisait dans le passé une fois la semaine, raison pour laquelle au courant de la journée il y a des coupures à tout moment.

Le DG de la REGIDESO  n’y va pas par quatre chemins. «Si rien n’est fait, on retournera à l’époque où on utilisait les bougies, car d’ici au mois de Mars, on ne pourra plus avoir les 10 Mégawatts fournis par les groupes électrogènes, faute de partenaires financiers. Toutefois, le gouvernement  penche sur cette question», a-t-il mentionné.

Pour venir à bout de ce problème, il y a la construction du barrage Jiji-Mulembwe  prévue comme une solution à long terme, car ce barrage ne  pourrait qu’être opérationnel en 2021.

S’il n’y a pas de bonne pluviométrie, le délestage est prévu à partir du mois de Février.

Armand NISABWE          

Comments

comments