EAPCE : L’EAC voudrait baisser sa dépendance aux importations d’hydrocarbures

EAPCE : L’EAC voudrait baisser sa dépendance aux importations d’hydrocarbures

Bujumbura a abrité du 7 au 9 Juin 2017 l’East African Petroleum Conference and Exhibition (EAPCE). Une rencontre qui a réuni les dirigeants de la sous-région autour de la question des énergies fossiles. Au sortir de cette grande réunion, l’EAC nourrit de grandes ambitions pour le secteur des ressources énergétiques et compte bien tout mettre en œuvre pour développer ce secteur.

 

Un enjeu de taille

Pour l’EAC, l’enjeu est de taille. En effet la communauté ayant mis cette conférence sur les énergies fossiles sous le thème : « Afrique de l’Est – le point d’accès émergent pour l’exploration du pétrole et du gaz, le développement de l’infrastructure et la commercialisation. », veut rendre la sous-région moins dépendante des importations du pétrole et du gaz. Selon S.E Pierre Nkurunziza, la dépendance à l’égard des combustibles fossiles expose les Etats partenaires de l’EAC aux risques liés à la volatilité des prix du pétrole sur le marché international et aux défis associés à la sécurité énergétique domestique.

Notons que les pays de l’EAC dépensent 10% de leur produit intérieur brut (PIB) dans l’importation des produits pétroliers raffinés.

L’EAC désire donc développer le secteur des énergies fossiles et plus précisément celui du pétrole et du gaz. A cet effet, il est nécessaire pour les pays de la sous-région de mettre en place des mécanismes de coopération dans l’exploration et le développement de ses ressources énergétiques. Développer les infrastructures en termes de raffineries, pipelines et unités de stockage est d’une importance capitale pour assurer une autonomie à la sous-région et alors un des point clés de cette marche vers l’autonomisation de la région est-africaine. Des infrastructures qui restent encore insuffisantes.

Le Dr Ali Kirunda Kivejinja, Président du Conseil des ministres de l’EAC et Ministre de l’Ouganda pour les affaires de l’Afrique de l’Est, a déclaré que les états partenaires de l’EAC ont consacré au fil des ans d’énormes ressources – humaines et financières – à l’exploration pétrolière. Des efforts qui commencent peu à peu à porter leurs fruits. Des investissements accrus ont, par ailleurs, été fait dans le secteur pétrolier et gazier ses dernières années.

Avec le potentiel énergétique qu’elle possède, la région de l’Afrique de l’Est a bénéficié de progrès dans la technologie et la gestion de l’exploration et de la production, ce qui a débouché sur la découverte de gisements de pétrole et de gaz commercialement viables », affirme l’amb. Libérat Mfumukeko.

 

Un fort potentiel

D’après de récente découvertes, la région est-africaines disposerait d’un grand potentiel en énergie fossiles.

Le Burundi dispose d’un bassin sédimentaire  de 2.968 km² allant de la pleine de la Rusizi au bassin de lac Tanganyika dont 1 477,5 km2 offshore. Selon le président de la république burundaise, l’exploration pétrolière de ce bassin est en cours et l’état burundais examine également le Code du pétrole de 1976 afin d’attirer davantage d’investisseurs.

Il en est de même pour le Kenya qui possède des bassins sédimentaire couvrant une superficie de 500.000 Km²  riche en pétrole, gaz et charbon. Des bassins subdivisés en 68 blocks d’exploration pétrolière dont 38 possédant une licence. A cela s’ajoute des blocks d’exploration avec un fort potentiel en gaz.

Le Rwanda dont l’exploration pétrolière n’en est qu’à ses balbutiements, dispose d’une zone d’exploration de 1600 Km² couvrant l’ouest du pays, la grande partie se trouvant sous le Lac Kivu. Le pays possède un fort potentiel en gaz méthane.

Les quelques pays cités attestent parfaitement du potentiel énergétique de la sous-région. Un potentiel qui, exploité de manière efficace, permettraient à la sous-région de disposer d’un capital énergétique conséquent. De quoi l’inscrire sur la carte des forces énergétiques de la planète.

 

Moïse MAZYAMBO

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