EAC : Les vols aériens à destinations des pays de la sous-région en hausse

EAC : Les vols aériens à destinations des pays de la sous-région en hausse

Vue aérienne de l’Aéroport International de Bujumbura.©DR

ForwardKeys, une entreprise qui prédit les habitudes de déplacement aériens, a publié un rapport sur les arrivées internationales dans les aéroports africains. Ce rapport donne les chiffres au 31 Août et les tendances pour le reste de l’année. Ces chiffres sont basés sur le nombre de passagers aériens arrivant à la destination, le nombre de compagnies aériennes, les passagers susceptibles d’arriver à destination dans un futur spécifique selon les réservations enregistrées et du volume de passagers qui peuvent voyager entre une destination et une autre en utilisant des vols directs.

Des chiffres optimistes pour l’EAC

Pour ce qui concerne la Communauté Est-Africaine, les chiffres sont prometteurs. Les chiffres actuels et les prévisions sont optimistes. Les marchés à partir desquels décollent les vols long-courriers ont joués un rôle important dans la stimulation de la croissance des vols.

Les marchés depuis lesquels embarquent les vols long-courriers ont montré leur importance dans la croissance des arrivées aériennes dans l’EAC en 2016 : l’Europe (Allemagne, + 33%, la France, + 11%; Royaume-Uni, + 9%), l’Inde (+ 24%), les Émirats Arabes Unis (+ 15%), et les U.S.A. (+ 17%).La période Janvier-Août 2016 a donc connue une hausse de 11,2%.

La haute saison, à la fin de cette année peut espérer une meilleure performance que celle prévue pour l’exercice à ce jour. En effet, selon les prévisions, on enregistre une hausse de 17,3%  des réservations pour la période Septembre-Décembre. Parmi les marchés long-courriers, les pays européens détiennent actuellement la majorité des parts de marché.

Néanmoins quelques problèmes viennent entacher cette belle progression. C’est le cas des problèmes d’ajustement des connexions internationales. En effet alors que de nouvelles connexions sont en essai, certaines des anciennes sont coupées. Cela est probablement dû au manque de passagers, ce qui engendre de faibles revenues. Cela a pour conséquence la faible croissance en capacité pour certaines destinations.

A cela s’ajoute les connexions intra-EAC, qui restent encore faible pour beaucoup de pays. A ce jour, seuls les aéroports de Kigali et Jomo Kenyatta de Nairobi profitent d’une meilleure connectivité dans l’EAC, en étant connectés à 6 villes dans la sous-région. Entebbe relie 4 villes, Bujumbura et Kilimandjaro 3 villes et bien qu’ayant une capacité d’accueil plus grande que les 2 précédentes Dar-es-Salam ne relie que 2 villes.

 

Moïse MAZYAMBO

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