DJ Trick Triick : « Faire le DJ est une opportunité de partager ma passion avec les autres »

DJ Trick Triick : « Faire le DJ est une opportunité de partager ma passion avec les autres »

DJ Trick Triick  © MUCOWINTORE Boris Evrard

 

Le temps d’une soirée peut vous donner une nouvelle -et belle- vue sur la musique. Le talent de Patrick Rivuzumwami (Dj Trick Triick) y sera surement pour quelque chose. Dans un entretien qu’il a accordé à Akeza.net, le DJ , basé à Montréal dévoile son idylle avec  les platines…

 

 

Akeza.net : Pourriez-vous tout d’abord vous présenter à nos lecteurs?

 

Dj Trick Triick : Mon prénom est Patrick, mon nom de scène est « Dj Trick Triick ». J’habite actuellement à Montréal et je suis d’origine burundaise.

 

 Akeza.net : Pourquoi « Dj Trick Triick »?

 

Dj Trick Triick : J’ai choisi « Dj Trick Triick » car je voulais un nom qui venait de mon prénom « Patrick » mais en plus petit. J’ai voulu rester simple sans me donner des noms compliqué à se rappeler. On a choisi « Bahembe » parce que c’est un terme qu’on avait créé avec nos amis et qu’on aimait souvent utiliser entre nous. A chaque fois que je mixais dans les house parties au début, mes amis disaient « Bahe » « Bahembe » (rires) pour m’encourager à continuer et aussi on voulait un nom en Kirundi pour représenter notre pays.

 

Akeza.net : Comment définirais-tu ton style de mixage ?

 

Dj Trick Triick : Mon mixage est beaucoup plus axé sur le côté hip hop, R’n B, Zouk/Kizomba, dancehall & le top des hits radio. Je le définirais comme un son qui va toujours te garder debout pour te faire danser « Hype Music » et aussi qui va t’aider à avoir une journée plus ou moins relax.

 

Akeza.net : Comment étaient tes débuts dans le milieu ?

 

Dj Trick Triick : J’ai commencé à être vraiment DJ en 2013. J’ai toujours aimé être la personne qui anime dans les house parties, mais je n’avais pas de matériel, donc je me débrouillais en utilisant l’ordinateur en jonglant 2 onglets ouverts sur YouTube. Les gens n’arrêtaient pas de me dire qu’il faudrait que je me lance dans le monde de la musique, mais je n’ai jamais pris ça au sérieux. Après y avoir longuement réfléchi, moi et mon ami (Ntwari) qui est aussi d’origine burundaise, on a décidé donc d’organiser la première fête qu’on a appelé BAHEMBE (qui était aussi le nom de notre groupe). Vu que je n’étais pas encore vraiment prêt et que je n’avais même pas de matériels de mixage, j’ai eu un accord avec un ami de l’école qui m’avait promis de m’apprendre à faire le dj pour être les 2 DJs officiels de la soirée. Il m’a proposé de passer chez lui pour voir seulement comment il mixait.

 

 

Il me disait que c’était trop compliqué à apprendre et que ça lui avait pris beaucoup de temps à maitriser. Puis, 2 semaines avant le Jour J, j’ai essayé de le contacter mais il n’a plus jamais répondu à mes appels. On avait déjà vendu des billets pour la soirée « Bahembe » et payé les frais pour la salle. Les gens étaient prêts pour s’amuser. J’ai commencé à paniquer, à me demander comment j’allais mixer alors que je ne savais même pas comment connecter le mixeur. Deux jours avant la fête, j’ai réessayé de contacter le dj mais toujours pas de réponse. Alors, je me suis vu  dans l’obligation d’acheter le matériel de mixage et j’ai fait de mon mieux pour apprendre au plus vite.

 

Akeza.net : Quel genre de musique trouverions-nous sur ton IPod?

 

Dj Trick Triick : Actuellement, j’écoute un peu de tout, beaucoup de nouveaux rap, R ‘n b et dancehall. J’ai grandi sur le « Old School » des années 90 et début 2000, alors j’en ai beaucoup aussi sur ma Playlist.

 

Akeza.net : As-tu une chanson fétiche, celle qui fait bouger toute la boite?

Dj Trick Triick : Pour l’instant, c’est le son de Maitre Gims qui s’appelle « Sapé comme jamais ».

 

Akeza.net : La « party » que tu n’oublieras jamais !

 

Dj Trick Triick : Notre première soirée « Bahembe 1 ». Les gens ont dansé toute la soirée alors que c’était ma première fois sur le mix. Ce feeling m’a donné la force de continuer et de m’améliorer.

 

Akeza.net : Qu’est ce qui est le plus difficile dans ton métier?

 

Dj Trick Triick : J’ai une clientèle assez variée qui écoute plusieurs catégories de musique. Donc, je dirais que le plus dur est de rester à jour pour toujours les satisfaire en ce qui concerne leurs goûts musicaux.

 

Akeza.net : Le plus difficile ne serait-ce pas plutôt de pouvoir tenir toute une nuit éveillé?

 

Dj Trick Triick : Rester éveillé toute la nuit n’est pas vraiment un problème, je vois ça comme une opportunité de partager ma passion avec les autres. La musique a une puissance tellement forte et capable de transformer nos pensées. J’observe toujours mon public pendant que je joue, c’est mon meilleur moyen de communication avec eux. Je ne vois jamais le temps passer quand je travaille grâce  à la joie qui se dégage ou qui se lit dans mon public.

 

 

Akeza.net : Sinon, que fais Patrick à part être DJ Trick Triick?

 

 

Dj Trick Triick : Faire le DJ, c’est un boulot que je fais à temps partiel, souvent les weekends et rarement pendant la semaine, à moins que ce soit vraiment une belle opportunité. Sinon, je travaille pour une compagnie ici à Montréal qui fait la gestion des ressources humaines et la rémunération auprès des entreprises canadiennes.

 

Akeza.net : As-tu des projets en cours ou à venir?

 

Dj Trick Triick : Mon projet serait d’aller dans différents pays pour faire partager ma passion à tout le monde. Mon plus grand bonheur est de voir les gens entrain de danser sur mes mix. Je suis ravi d’entendre qu’il y a des gens du Burundi et de partout dans le monde qui m’écoutent via https://vimeo.com/tricktriick pour les Vidéo Mix et http://www.mixcrate.com/djtricktriick pour les Audio Mix. Et je profite de cette occasion pour remercier tous ceux qui me suivent et m’encouragent.

 

Propos recueillis par Miranda Akim’

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