DJ Sweety, le maitre de vos plus mémorables soirées

DJ Sweety, le maitre de vos plus mémorables soirées

Dj Sweety.©Akeza.net

DJ Sweety (Hassan Sweet), son nom vous dit forcément quelque chose et vous avez peut-être déjà eu la chance de le voir faire bouger le club Toxic et les « parties » ici et là! Bientôt 9 ans qu’il est maitre de vos soirées. Entre ses voyages de travail dans les pays de toute l’Afrique de l’Est, il a eu la bienséance de donner une interview à Akeza.net.

 Akeza.net : Peux-tu te présenter à nos lecteurs?

DJ Sweety : Je m’appelle Sweet Hassan….Je travaille dans la boite de nuit Toxic, j’ai travaillé pour la radio Rema Fm et dans le Tusker ProjectFame 2013.

Akeza.net : D’où te vient ton nom de scène?

DJ Sweety: Sweet est le nom que mes parents m’ont donné. J’ai juste ajouté le « y » parce que je trouvais que ça me correspondait. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, mon nom de scène ne vient de nulle part ailleurs. Si on ne m’avait pas appelé Sweet dès le départ, je crois que j’aurais un autre  nom de scène que le prénom qu’on m’aurait donné.

Akeza.net : Comment étaient tes débuts dans le milieu?

DJ Sweety : Enfant, je filais en douce quand j’étais à l’école en Ouganda. Tous les après-midi, il y avait une voiture qui jouait bruyamment de la musique en passant tout près de notre école, je filais en douce pour aller voir ces musiciens. Et la musique commença vraiment à me plaire. On m’a chassé du pensionnat. Là, ce n’était plus nécessaire de m’échapper de l’école car j’avais tous les après-midi libres. J’allais voir comment les musiciens maniaient leurs instruments et il y avait même des DJ. Le DJ Kadil m’a appris les bases. Puis je suis venu au Burundi et la première boite de nuit qui m’accueillit fut la« BBC ». Je voulais tellement apprendre le métier que j’ai dit au patron de ne pas me payer tant que je n’étais pas assez bon. J’y ai passé toute une année, je m’améliorais et m’instruisait auprès d’autres DJ.

 Akeza.net : Quel genre de musique trouverions-nous sur ton IPod?

DJ Sweety : Je ne me base pas sur une chanson. Mais j’aime particulièrement Chris Brown ; quand tu sors 5 à 10 singles que j’aime par la suite c’est que tu es doué dans ton domaine. J’ai beaucoup de catégories de musique dans mon IPod.

Akeza.net : As-tu une chanson fétiche, celle qui fait bouger toute la boite?

DJ Sweety : L’industrie de la musique est un phénomène complexe et changeant. Par exemple, l’année passée la musique nigériane ne cartonnait pas. Je me rappelle que un nigérien m’a donné un CD sur lequel il y avait quelques chansons de Davido et P-Square. Ils étaient les icones de la musique nigériane. Maintenant, il y a les chanteurs de l’Afrique de l’est qui entrent en jeu. Alors je dirais qu’un cocktail de « naija » et de l’Afrique de l’Est fait l’affaire.

Akeza.net : Techniquement parlant, quel est le matériel que tu utilises lors de tes mix?

DJ Sweety : Les platines sont les outils les plus performants quand tu veux du bon travail.

Akeza.net : Bientôt 9 ansque tu es Dj, qu’as-tu tiré de ce domaine?

DJ Sweety : je dirais que le métier de Dj est un pont qui mène à une autre vie. J’aime la musique mais je ne veux pas rester Dj toute ma vie. C’est une étape de ta vie où tu cherches des moyens puis tu commences à penser la suite (qu’est ce qui vient après ?) ; j’ouvre ma propre boite ? J’ouvre mon propre studio ?La notoriété est aussi une  ouverture vers d’innombrables choses que j’ai tirées de ces 9 ans.

Akeza.net : Les platines c’est pour le weekend, et la semaine c’est…?

DJ Sweety : Je suis Dj tout le temps, même en dormant (Rires), ça demande une concentration non négligeable. Pendant la semaine, je me repose et recherche de nouveaux singles pour ne pas jouer la même chose tous les weekends.

Akeza.net : Au Burundi, ‘ ‘Dj’’ n’est pas une fonction respectable, y-a-t-il un problème que tu as eu avec ça ?

DJ Sweety : Au Burundi, la musique n’est pas développée, le Dj est une personne non respectable. Mais le temps viendra où des Dj étrangers en collaboration avec les locaux  leur feront changer d’avis. Parce que toute chose va avec la musique : un chanteur va avec un Dj, quand un sportif fini son match il va en boite, quand un patron veut se relaxer il va en boite ,etc.

Akeza.net : Comment classes-tu les Dj?

DJ Sweety : Au Burundi, les catégories de DJ n’existent pas mais au Kenya il y a le Super Premium Sound et au Rwanda le Super Cards. Il ne suffit pas d’être vieux dans le métier pour être le meilleur.Un bon Dj est celui qui est acharné et qui fait bien son travail.

Akeza.net: Qu’est-ce qui est difficile dans votre métier ?

DJ Sweety : Pour être efficace, tu dois être de bonne humeur quand tu fais ton travail. Les personnes pour qui tu mixes sont là pour s’amuser et tu dois tout faire pour les satisfaire. Ce qui devient difficile alors est d’éviter de te chamailler avec quelqu’un. La deuxième chose est d’avoir le temps de se reposer.

Akeza.net : La “party” que tu n’oublieras jamais?

DJ Sweety : La nuit du 31 Décembre 2015 au 1er Janvier 2016. On ne croyait pas avoir le nombre de clients qu’on a eu. Ils étaient heureux malgré la situation du pays. Ça m’a procuré une telle joie que je la classe première parmi toutes les nuits.

 Akeza.net : Quel est votre petit secret pour perdurer ?

DJ Sweety : Je travaille beaucoup avec les DJ de Nairobi, ils m’apprennent des tas de choses que les burundais ignorent encore. Alors quand je me mets aux platines, je fais des merveilles. (Rires)

 Akeza.net : Quel conseil donnerais–tu aux apprentis Dj ?

DJ Sweety : Depuis mes débuts, je n’ai jamais utilisé un ordinateur pour apprendre à mixer. Que ce soit le « Virtual Dj » (ndlr ; logiciel de mixage musical) ou un autre, ça ne sera pas d’une grande efficacité. Les platines par contre, ça leur fera progresser.

Propos recueillis par Miranda Akim’

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