DJ Kat Lous ou le parcours d’un DJ en terre étrangère

DJ Kat Lous ou le parcours d’un DJ en terre étrangère

Fabrice KATIHABWA alias Dj Kat Lous ©Akeza.net

Deux ans après s’être installé au Rwanda, Fabrice KATIHABWA, plus connu sous le nom de DJ Kat Lous, semble avoir trouvé ses marques dans ce pays où il n’est pas facile de s’en sortir en tant que DJ lorsqu’on vient de l’extérieur. De ces premiers pas dans Kigali, la capitale rwandaise, à ce jour, le DJ a réussi à se faire sa petite place et nourrit bien des ambitions pour son avenir. Alors qu’il faisait un petit arrêt sur Bujumbura, le DJ s’est confié.

Inscrire son nom sur la liste des DJs qui font les nuits d’une ville n’est pas toujours chose facile, surtout lorsque l’on est étranger et que cette ville s’appelle Kigali. En effet, la capitale rwandaise a la réputation de ne pas toujours ouvrir grandement ses bras à ceux qui viennent d’ailleurs. L’instinct de préservation dira-t-on. C’est dans tous les cas ce qu’a pu constater Fabrice KATIHABWA alias Dj Kat Lous à son arrivée au Rwanda. Celui qui avait quitté son Burundi natal il y a 2 ans a dû faire face à des difficultés dans le milieu des DJs à Kigali.

« Quand je suis arrivé au Rwanda, c’était très dur. Les rwandais ne sont pas comme les burundais, ce ne sont pas des gens tout le temps joyeux. Il faut du temps pour être vraiment à l’aise avec eux. En plus de cela je n’avais pas de matériel propre à moi. Et on ne prend jamais le nouveau quand il s’agit d’engager quelqu’un ou de lui  confier une fête. Ce qui fait que tu recommences à zéro au fait », nous raconte le jeune DJ.

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Il a donc fallu un certain temps à Dj Kat Lous pour trouver ses marques et installer un climat de confiance entre lui et les DJs de Kigali. « Cela m’a pris un an à peu près pour que je réussisse à gagner la confiance des autres DJs. Il m’a fallu créer un climat de confiance, m’approcher d’eux, me lier d’amitié et surtout une dose d’humilité pour qu’ils me donnent ma chance. Et à partir du moment qu’ils réalisent ton potentiel, ils te laissent jouer. »

Ses marques prisent, le jeune Dj doit apprendre à vivre au rythme rwandais. Car la vie au Rwanda n’est pas donnée et il faut de la discipline pour réussir à vivre au quotidien. « La vie est dure au Rwanda. Le peu d’argent que tu arrives à gagner, tu apprends à le gérer parce que ce pays est vraiment cher », dit-il.

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Néanmoins, face à cette cherté de la vie, les choses sont bien meilleures pour Dj Kat Lous que lors de sa première année à Kigali. « Si je compare ma situation économique de l’an dernier et celle de cette année, je dirais que je me suis vraiment amélioré », ajoute-t-il d’un air satisfait du chemin parcouru jusque-là.

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Selon le jeune DJ, le métier de DJ à Kigali est légèrement mieux qu’à Bujumbura. En effet, on retrouve un peu plus de professionnalisme,dit-il. « Les DJs sont considérés et pris au sérieux. Lorsque tu es à l’affiche d’un évènement tu es traité avec considération comme on le ferait avec un Big Fizzo ou un autre artiste de renom. Tu es honoré.  Et même lorsqu’il s’agit de te payer, on ne te ballotte pas. On honore ton contrat de manière correcte ». Des arguments assez flatteurs pour Dj Kat Lous.

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Mais si cela est bon d’être Dj à Kigali, le Burundi lui manque. « Le Burundi me manque beaucoup, le public me manque vraiment après ces 2 années. Mais je pense revenir et cette fois pas seulement pour faire un tour mais pour organiser un bel évènement ».

En attendant que Dj Kat Lous fasse son retour au Burundi, il compte travailler encore quelques temps au Rwanda. En effet, le jeune DJ a de belles ambitions pour sa carrière dans ce métier. « Je veux me familiariser avec le métier depuis le Rwanda, améliorer mon travail et puis de là, aller au Kenya, en Ouganda, bref parcourir l’EAC et vraiment me faire une place dans la sous-région »

Au vu du chemin parcouru, l’on ne peut que souhaiter du succès à ce jeune DJ.

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Moïse MAZYAMBO

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