DJ Ira, du Burundi au Rwanda, elle a trouvé son chemin

DJ Ira, du Burundi au Rwanda, elle a trouvé son chemin

Irakoze Grâce Divine alias DJ Ira © DR

Pas loin de son pays natal, Iradukunda Grâce Divine se cherche, se fixe des défis pour enfin se retrouver dans le monde de la musique. Ce n’est pas devant le micro qu’elle excelle mais plutôt dans un domaine qui semblait être fermé aux femmes. Elle embrasse son nouveau personnage, qui plait (et fait danser) à plus d’un. Ce n’est certainement pas  en un claquement de doigt qu’elle devenue celle que l’on invite dans des soirées « hot » du moment. Zoom sur DJ IRA, la 3ème DJ burundaise que nous vous feront découvrir après DJ Lala et DJ Tyty.

Un désir ardent en elle depuis qu’elle est toute petite. Ayant grandie aux côtés d’un DJ amateur alors, elle ira même au Rwanda pour apprendre comment manier les platines pour le grand plaisir des mélomanes. « A la fin des mes études secondaires, je suis allée au Rwanda parce que le cousin qui m’avait promis de m’enseigner comment mixer allait enfin tenir sa promesse. Vivant au Burundi et lui au Rwanda, c’était difficile voire impossible de partager la connaissance ».

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Celle qui était sur les platines lors du grand concours de Miss Rwanda 2017, reconnait que c’est un monde assez complexe. Travailler essentiellement la nuit, étant une fille, c’est dur à encaisser pour les parents. «C’est généralement un travail pour les hommes. Voir une fille y trouver son chemin leur fait un grand plaisir. Travailler la nuit pour une fille serait mal vu et tout mais, ils avaient confiance en mon cousin que j’ai grandi en voyant mixer». Les parents de DJ Ira pensaient qu’elle allait échouer, mais ils ont tenu à lui laisser tenter de réaliser son rêve. «Prends-la sous tes ailes mais si elle échoue, elle revient », lui avait-il dit en la lui confiant.

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Après une année et quelques mois, elle a déjà à son actif nombre d’événements importants dont East African Party 2017, Miss Rwanda 2017, Guma Guma et tant d’autres. Selon DJ Ira la meilleure manière de percer c’est de persévérer. « Au début, tout métier est flippant. Après un certain temps, tu t’habitues. Financièrement je dépends de moi-même grâce à ce que je fais ».

Propos recueillis par Miranda Akim’

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