Diane Nsengiyumva Fabiani : Grandi en Italie, elle a choisi d’investir dans son pays, le Burundi

Diane Nsengiyumva Fabiani : Grandi en Italie, elle a choisi d’investir dans son pays, le Burundi

Diane Nsengiyumva Fabiani , fondatrice de Kahawa Shamba ©Akeza.net

 

Agronome spécialisée en agronomie tropicale, cette burundo-italienne fonde à son retour au bercail une entreprise de production de café, Kahawa Shamba. Dans une entrevue qu’elle nous a accordée, elle nous parle de son entreprise encore toute jeune et plein d’espoir.

 

Akeza.net: Peux-tu te représenter à nos lecteurs? Quel est ton parcours ?

 

Diane : Je m’appelle Diane, je suis mariée et j’ai 2 enfants; un garçon et une fille. J’ai fait les études d’agronomie à l’Université de Florence. Ensuite, je me suis spécialisée en Agronomie Tropicale en Italie, où j’ai vécu depuis que j’ai 8 ans. Cela fait un an que moi et ma famille sommes venus vivre au Burundi.

 

 

Akeza.net: Qu’est-ce qui vous a poussé à mettre sur pied votre propre business ?

 

Diane : Après l’expérience de travailler pour d’autres torréfacteurs en Haïti, j’étais directrice des productions dans leur torréfaction. Je me suis dit, ça va être un défi. Avec mes économies, j’ai acheté tout le matériel nécessaire comme le moulin, le torréfacteur et autres. Et j’ai commencé mon entreprise « Kahawa Shamba » en mars 2015.

 

Akeza.net: Comment reconnaissez-vous le bon café? D’où provient-il ?

 

Diane : Je ne cultive pas de café. Je l’achète directement dans les coopératives. Je préfère avoir un contact direct avec les cultivateurs de café. Je vais sur le terrain et je choisis le bon café ou bien les cultivateurs me l’amènent pour que je fasse le tri.

 

Akeza.net: Que signifie le symbole qui est sur le paquet?

Diane : Shamba signifie foret et tout ce qui a à avoir avec la nature. En plus de ça j’aimerais travailler en Afrique de l’est. Le gorille ramène aussi vers la forêt et surtout vers l’Afrique.

 

Akeza.net: Arrivez-vous à vendre?

 

Diane : Le pouvoir d’achat est très bat mais ça avance. Ils sont habitués à d’autres cafés. Mais, je n’ai pas peur de la concurrence car je sais que mon café a un bon goût. J’ai déjà des clients comme Carrefour Buja, les alimentations tels que Dimitri, Au Bon Prix et autres.

 

Akeza.net: Comment qualifierais-tu ton café?

 

Diane : (Rires) Je cherche toujours à balancer la douceur et la force. Je dirais que mon café est doux mais aussi fort. Mais cela dépend du café vert que tu choisis. Il faut aussi que l’arôme soit pénétrant.

 

 

 

Propos recueillis par Miranda Akim’

Comments

comments