Démographie : La population burundaise risque de doubler en 2050

Démographie : La population burundaise risque de  doubler  en  2050

Vue partielle des participants

«Si la croissance démographique au Burundi garde le même rythme, la population burundaise aura doublée d’ici 2050», cela a été dit ce jeudi 19 octobre 2016 lors de la présentation d’une étude sur l’analyse des données démographiques disponibles pour le Burundi en 2016 et projection de population 2015-2050 effectuée par l’ISTEBU avec l’appui technique et financier de  UNFPA.

Jusqu’aujourd’hui la population burundaise  s’estime à 11 millions. Les chiffres du PNSR montrent que la  prévalence contraceptive est  de 42,3% en 2015. Bien que cette évolution soit positive, des améliorations s’avèrent toujours nécessaires pour finalement bénéficier d’un dividende démographique dans les perspectives d’avenir.  L’étude de l’ISTEBU qui a été présentée montre que nous avons beaucoup de jeunes non employés et un petit nombre  de personnes adultes qui travaillent pour nourrir ces derniers. Ce qui montre que nous n’avons pas encore bénéficié d’un dividende démographique au Burundi.

Quant à Nicolas NDAYISHIMIYE, le DG de l’ISTEBU, c’est visible que les dépendants sont supérieurs à ceux qui produisent et c’était cela même l’objectif de l’étude, juste pour voir comment réguler la croissance démographique au Burundi afin de bénéficier d’un dividende démographique. Sinon dit-il, d’ici 2050 si  la croissance démographique garde le même  rythme, on aura déjà le double de la population, car a-t-il ajouté, au Burundi l’accroissement naturel par an est de 2,5%.

Les résultats montrent qu’en moyenne, a-t-il poursuivi, une femme met au monde  six enfants, cet effectif est très élevé si les femmes n’adhèrent pas davantage à la contraception.

 

Le dividende démographique  suppose tout un processus

Selon J. Pierre Guengant, le démographe, atteindre le dividende démographique  n’est pas seulement le nombre d’enfants mais c’est aussi l’éducation, la santé, la qualité du capital humain, les activités économiques qui permettent aux gens de vivre. Il faut aussi dynamiser l’activité économique et maîtriser la fécondité.

 

Il est grand temps que le Burundi investisse en tous ces derniers pour bénéficier d’un dividende démographique.

 

Alexandre NDAYISHIMIYE⁠⁠⁠⁠

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