Confidence : Olga Kaduka, son combat contre le cancer loin de sa famille

Confidence : Olga Kaduka, son combat contre le cancer loin de sa famille

Olga Kaduka, son combat contre le cancer loin de sa famille © DR

A 16 ans, Olga se voit annoncer une nouvelle à laquelle elle s’attendait le moins. Un ostéosarcome au niveau de sa cheville droite. La douleur qu’elle ressentait n’était qu’une clochette d’alarme d’un cancer de l’os. Aujourd’hui à la veille de ses 19ans, celle qui ne se tient que sur une seule jambe nous raconte son combat contre le cancer.

C’est en Février 2015, qu’Olga et ses parents ont appris qu’elle souffrait d’un cancer des os. Comme elle l’explique « Tout a commencé avec une douleur à la cheville et elle était enflée.Le docteur m’a conseillé d’aller en kinésithérapie. Quelques jours après, au lieu de s’estomper la douleur ne faisait qu’empirer. J’ai fait faire une radio de la jambe, le docteur m’a dit que c’était un os qui poussait sur un autre, d’où la douleur quand je marchais »

La meilleure solution était alors d’enlever l’os pour guérir la jambe. « En Août 2014, on m’a opéré la cheville pour enlever l’os, on m’a dit que ça s’appelle une exostose. J’ai appris des choses ces derniers temps » dit-elle en riant.

Après avoir passé des examens en abondance, l’on a découvert un ostéosarcome, un cancer qui détruit les tissus et affaiblit les os. C’est alors que le calvaire d’Olga a commencé.

 

« […] J’allais mourir dans pas longtemps »

On est en 2014 au mois de Septembre, les choses se corsent. Il devient de plus en plus difficile pour Olga de se déplacer sans avoir mal. « Malgré l’opération, rien n’avait changé. J’avais toujours mal quand je marchais une longue distance. Mon père a demandé de l’aide aux bénévoles du Canada qui œuvraient à l’hôpital militaire en ce temps-là. Ils m’ont opéré et ont emporté avec eux quelques échantillons »

En février 2015, on la rappelle pour lui annoncer la mauvaise nouvelle. « […] ils m’ont répondu qu’au fait j’avais un cancer de l’os et que je devais me rendre au Canada pour commencer la chimiothérapie.Je me croyais dans un cauchemar et que j’allais me réveiller. Je croyais que tout était fini, je pensais à ma vie tout ce que j’allais abandonner et rater. Puis je me disais que j’allais mourir dans pas longtemps  »

 

Sans jambe ni cheveux, on réapprend à s’aimer

Accompagnée de sa sœur, Olga s’est rendue au Canada pour le traitement de la cheville. Le traitement s’est soldé en amputation jusqu’au genou « Heureusement le cancer n’avait atteint qu’une jambe. On m’a amputé la jambe jusqu’au genou puis j’ai commencé la chimio».

Perte de cheveux en trois semaines à cause d’une chimio intense, une seule jambe et une prothèse pour remplacer l’autre, un coup dur pour une jeune fille de 18 ans. «Pour être tout à fait honnête, la chimio fait un mal de chien. J’ai passé trois semaines sans rien manger. Ensuite j’ai commencé à perdre mes cheveux. J’étais tellement complexée que je portais constamment un bonnet »

Depuis un an, soutenue par sa sœur Clémentine, Olga se familiarise avec sa prothèse et son nouveau look « Je n’ai jamais aimé les talons hauts, les mini jupes ou les robes courtes. Donc je me suis vite adaptée au fait d’avoir une seule jambe. Par contre, ce qui me mettait en rogne est qu’il y avait certaines activités que je n’allais plus faire.Tout calcul fait, j’ai encore une jambe. Je serais ingrate si j’osais me lamenter quand je sais qu’il y en a qui n’ont plus de jambes du tout »

 

Propos recueillis par Miranda Akim’

 

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