Confidence : A la surprise de ses médecins, Tracy guérit d’une tumeur au cerveau sans opération

Confidence : A la surprise de ses médecins, Tracy guérit d’une tumeur au cerveau sans opération

Tracy Mariette TWAGIRUMUKIZA ©Akeza.net

Des maux de tête aigus, une fatigue incessante et de petites pertes de mémoire. Tracy croyait faire un surménage, comme ses médecins lui disaient à chaque consultation. A 22 ans, Tracy s’est vue diagnostiquer une tumeur au cerveau. Si aujourd’hui elle est vivante, ce n’est autre que par la main de Dieu, précise-t-elle. A la veille de son voyage- retour au Rwanda où elle fait ses études, elle a tenu à livrer son poignant témoignage.

Lire aussi : Confidence : Olga Kaduka, son combat contre le cancer loin de sa famille

Une date inoubliable pour elle! Le 13 Juin 2015. Depuis son enfance, elle a l’habitude d’avoir des maux de tête. « J’avais constamment des maux de tête. Je croyais que c’était parce que je ne buvais pas assez d’eau. Par après, l’œil droit a perdu la vue. Ce qui m’a poussée à aller voir un médecin. Cela n’a rien donné puisqu’il m’a dit que je n’avais aucun problème des yeux. Il m’a conseillé de me faire occulter par d’autres médecins. Je l’ai fait et j’avais les mêmes résultats», nous raconte-t-elle.

Lire aussi : Confidence : Kévine Kanyambo, brûlée la moitié du visage se raconte

Les maux de tête n’étaient qu’un début. Elle ressentait une étrange fatigue qui ne s’estompait pas en dépit d’un long repos. « J’étais toujours aveugle d’un seul œil et voilà que je me sentais fatiguée alors que je ne faisais absolument rien du tout. Je dormais à longueur de journées ».

Lire aussi : Confidence / Kenneth Mugisa : “Je suis né d’un viol”

Le lendemain, elle se réveille paralysée … le côté droit. « Bien entendu je ne pouvais pas bouger, je ne pouvais que fixer le sol et je ne pouvais pas parler. Je me souviens que sur le chemin de l’hôpital, j’ai demandé qu’on appelle le pasteur. J’ai perdu connaissance. Quand je me suis réveillée, mes amies qui m’avaient transportée à l’hôpital, se sont empressées de me dire qu’elles n’ont pas pu trouver le pasteur. J’ai donné le nom d’Amandine, une amie à moi et qui va à la même église que moi. Elle s’est chargée d’appeler le pasteur. Les gens de l’église sont venus me voir à l’hôpital avec un docteur. Je pouvais parler mais quand je le faisais, je ne disais des choses qui n’ont jamais existé. J’inventais des nouvelles et j’oubliais même mes amies. C’est là que ma famille a pensé que je devenais folle et qu’il fallait m’interner dans un hôpital psychiatrique»

Lire aussi : Confidence : A deux doigts de la mort, Jeannette raconte son calvaire

Admise à Ndera dans un hôpital psychiatrique, la situation ne faisait que s’empirer. Plus tard, on lui a détecté une  tumeur au cerveau.«J’étais arrivée au point où je pouvais m’endormir en train de parler. Les médecins de l’hôpital ont jugé bon d’appeler un neurologue puisque tous les examens montraient que je n’avais aucun problème. Ce neurologue m’a envoyé à l’hôpital King Faisal de Kigali où grâce à un scanner, on a détecté une tumeur au cerveau. Je suis retournée à l’hôpital psychiatrique. On ne pouvait qu’attendre que je meure car la tumeur étant dans un endroit délicat ne pouvait en aucun cas être extraite. Jusque-là je ne savais pas que j’avais une tumeur au cerveau mais bon je ne tenais plus à savoir ce que j’avais, j’oubliais constamment »

Lire aussi : Confidence : La vie à travers les yeux d’un homme aveugle, Guy Nsabimana raconte…

Les gens de son église venus la voir, prient pour elle et elle perd connaissance. « Les gens de l’église sont revenus me faire leurs adieux et prier pour que je repose en paix. Mais un parmi eux a dit que Dieu avait des projets pour moi,  que ma famille ne s’inquiète pas et que dans deux jours, ils allaient voir un miracle. A peine avaient-ils fini de prier pour moi que je m’évanouissais et mon cœur s’arrêta. Ils ont commencé à pleurer. Les docteurs leur ont dit que cela devait être ainsi. Après 10 minutes, je me suis réveillée, je les ai vus en train de pleurer et je leur ai dit de ne pas s’inquiéter,  que je n’allais pas mourir puis je me suis rendormie».

Lire aussi : Confidence : Mais comment grandir et évoluer à côté d’une sœur ou d’un frère trisomique ?

Un miracle ?

« Un jour, quand ils étaient assis dans le jardin, ils m’ont vu marcher vers eux en m’appuyant sur le mur. Tout content, ils sont venus me rattraper pour que je ne tombe pas. Les infirmiers et docteurs disaient que cela arrivait parfois : Le malade se réveille et parait guéri pour mourir après quelques jours. Les docteurs avaient dit à ma famille de m’emmener en Belgique, aux États-Unis ou en Afrique du Sud, que c’étaient les seuls pays où on pouvait m’opérer. Je suis restée à l’hôpital sous surveillance. »

Lire aussi : Confidence : Jean Baptiste, de témoin de la guerre civile à champion du monde en athlétisme

La main de Dieu

« Je rends grâce à Dieu qui m’a fait traverser ces dures épreuves pour voir sa main. Mon père a fait une demande dans les trois pays mais n’a reçu que des refus. Je persiste à croire que c’était pour que je voie la main de Dieu. Sinon les docteurs auraient dit que c’était leur exploit. J’ai commencé à me sentir bien, à parler et à marcher jusqu’à retrouver celle que j’étais avant. J’ai finalement eu un visa cette année pour faire un contrôle en Afrique du Sud et ramener les résultats aux gens qui n’y croient pas ».

Lire aussi : Confidence : Née avec un strabisme, Erica a dû apprendre à s’aimer malgré le regard des autres !

Propos recueillis par Miranda Akim’

Comments

comments