Comment s’autofinancer ? Le cabinet Victor Nsabimana explique

Comment s’autofinancer ? Le cabinet Victor Nsabimana explique

Comment s’autofinancer ? Le cabinet Victor Nsabimana explique ©Akeza.net


Au Burundi, il existerait  plusieurs entreprises qui peinent à s’autofinancer. Trouver un investisseur est un vrai combat et cela fait que plusieurs idées restent inexploitées faute de moyens financiers. Face à ce problème, le cabinet Victor Nsabimana propose une solution aux entrepreneurs.

La joint Venture, une stratégie pour mieux fonctionner

La joint Venture est une alliance entre deux ou plusieurs  entreprises qui visent  un objectif commun. La joint venture peut être un moyen de  s’autofinancer.  Comment cela se passe ? Rien de plus facile. Prenons un exemple de deux entreprises qui toutes deux sont nouvelles sur le marché. Ces deux entreprises vont faire un partenariat ou une coopération pour postuler pour un même marché. L’une peut avoir les moyens financiers nécessaires, l’autre les compétences nécessaires. A ce moment, on parlera de « contractual joint venture ».

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La joint venture peut aussi se faire par la création d’une entreprise commune. C’est cela en fait qui est plus vu comme étant la joint venture. Ça s’appelle « Equity joint venture ». A  ce moment deux ou plusieurs entreprises vont créer une autre entreprise dont elles sont les associées. Cela est aussi fait pour un but ou des objectifs communs à atteindre. Pour mieux comprendre ce deuxième aspect de la joint venture, Me. Victor nous donne un exemple concret :

« Prenons en exemple une entreprise de production de farine de soja et une entreprise de commerce générale. La première  a  un problème d’écouler son produit tandis la deuxième veut augmenter son chiffre d’affaire. Alors les deux vont créer une troisième entreprise de distribution de la farine du soja. Ainsi cette troisième entreprise va commercialiser le soja et le distribuer par exemple exclusivement c’est à dire en étant la seule à pouvoir vendre le Soja sur le marché.

Comment s’autofinancer ? Le cabinet Victor Nsabimana explique ©Akeza.net

Ainsi pour que cela soit efficace, il va y avoir ce qu’on appelle des contrats satellites conclut entre la troisième entreprise et les deux autres entreprises. Ce sera par exemple un contrat d’approvisionnement et de fourniture exclusive etc. Les deux entreprises vont gagner doublement. D’abord celle qui produit le soja obtient un client direct et continue (donc la troisième entreprise qui va leur acheter leur production et les vendre) quant à la deuxième celle du commerce générale, elle pourra bénéficier de la vente du produit tout en étant la seule à pouvoir avoir accès aux produits de la première. Ce qui élimine la concurrence. De deux, les deux entreprises pourront bénéficier des dividendes venant de la troisième entreprise puisque ce sont elles les associées.

« Avec la joint venture, beaucoup d’entreprises pourraient minimiser des risques de tomber en faillite et maximiser l’acquisition des compétences redoutables » affirme Me Victor Nsabimana. Le cabinet Victor Nsabimana organise depuis 2017 un café juridique sur des projets pouvant contribuer au développement des entreprises. Cette année le thème était « La joint venture, un mariage entre entreprises, une affaire qui marche ».

 

 Huguette Izobimpa

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