Comment la Primus ligue a changé de visage en 4 ans !

Comment la Primus ligue a changé de visage en 4 ans !

Photo d’illustration:  Vital’o FC contre Messager Ngozi, saison 2016-2017

Le championnat national Primus ligue saison 2017-2018 est à sa 6ème journée. Toutefois, c’est un championnat aux couleurs différentes qu’on est en train d’assister. Plusieurs facteurs sont à tenir en considération.

Les clubs «historiques» en difficulté

Il fut un temps où dès le début du championnat l’on savait  le club favori au titre de l’année en cours. Les choses ont  bel et bien changé. Les clubs historiques sont en difficultés, et d’autres ont déjà  déclenché leur processus de disparition.

Vital’o FC qui, à un moment, alignait trophée après trophée,  se retrouve à la  9ème place à l’issue de la 6ème journée. L’autre club qui est devenu un tigre en papier c’est Inter Stars, aujourd’hui en pleine crise de management.

Inter FC, Muzinga, Prince Louis sont des clubs qui sont en passe de passer aux oubliettes. Pourtant, il fut un moment, ces clubs étaient redoutables en première division.

Le football ne se joue plus uniquement à Bujumbura

La ligue A est devenue le championnat national au vrai sens du terme. Un club de Ruyigi va rencontrer dans la saison un club de Bujumbura, et vice-versa. Plus étonnant encore, certain joueurs à ‘avenir prometteur n’hésitent plus à bouder un club de Bujumbura au profit d’un club de l’intérieur du pays.

Fini l’époque où un club de Bujumbura pouvait chanter victoire avant même le début d’une rencontre avec un club de l’intérieur du pays. Les clubs dits de Bujumbura se cassent les dents désormais face à leurs adversaires de Muyinga, Gitega , Ngozi ou Makamba. D’ailleurs le représentant du Burundi dans la coupe de la confédération au niveau continental est Olympic Stars, un club de Muyinga qui a remporté la coupe du Président après un long périple, éliminant sur son passage plusieurs clubs, dont ceux de Bujumbura.

Le football en plein essor à l’intérieur du pays

Vous voulez qu’un match se joue à guichet fermé ? C’est simple, allez le jouer dans un stade de l’intérieur du pays. Dans des stades parfois en plein finissage, des matches se jouent avec une foule innombrable ce qui permet aux clubs de compter sur les recettes. Leurs homologues de Bujumbura s’en mordent les doigts, les matches se jouent là-bas dans un terrain désertique.

Un autre point à souligner qui a bouleversé le sort des clubs, c’est l’organisation des clubs. On remarque que les clubs gérés comme une communauté résiste mieux à l’ouragan économique qui frappe les clubs en général.

Le passé très récent montre que les clubs basés sur les individus ne font pas long feu. La disparition d’Inter FC dirigé par Hussein Nzisabira, la disparition à petit feu de Flamengo FC, club géré comme une propriété privé par un certain  homme connu sous son sobriquet «Succès», la  gestion délicate d’Inter Stars qui a un moment avait de grands hommes d’affaires à la tête, l’avenir inquiétant de Vital’o FC géré par Benjamin Bikorimana que les supporters de Vital’o accusent de se renfermer sur lui-même dans la gestion, le prouvent suffisamment.

Le championnat est à son début, sans doute que d’autres surprises restent à découvrir.

Armand NISABWE

 

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