Classico – bistrot : Cet antidote manqué pour mettre du feu à la fête

Classico – bistrot : Cet antidote manqué pour mettre du feu à la fête

Mercredi 18 Décembre 2019, le classico, la fameuse rencontre tant plébiscitée par les fans du ballon rond du monde entier battait son plein. Et Bujumbura n’était pas en reste. Toutefois, alors que le bar a gagné son titre de lieu privilégié pour le social et l’ambiance nécessaire aux grands matchs de football, pour le tout dernier classico, il ne fallait pas compter là-dessus. Dans ce contexte, la rencontre ’’Real-Barca’’ fait effet jusqu’à impacter économiquement et socialement la vie des fans, des tenanciers des bars, et surtout des ménages.

 

Ce rendez-vous sportif arrive dans un contexte où pour certains inconditionnels du ballon rond l’habituelle potion explosive n’a pas atteint la dose attendue. Et pourquoi donc ?

Christian, un jeune habitant au nord de la capitale confie : ‘’ J’étais habitué à assister aux rendez-vous sportifs footballistiques comme le classico dans un bar du quartier. Le service de retransmission des matchs en direct proposé par ces bars nous aidait beaucoup. Mais avec la fermeture des bars à 21h, nous sommes désemparés. Pour nous, manquer un match, c’est comme un sacrilège…(rires)’’.

Ce flux des inconditionnels du ballon rond à la quête d’un bon cadre pour visionner un match se répercute sur la vie sociale des ménages.

Marie Jeanne, mère de famille témoigne :’’Depuis quelques temps, les rendez-vous sportifs sont synonymes de rassemblement des jeunes du quartier sous mon toit. Accueillir ces jeunes ne serait en aucun cas perturbant si je n’avais pas d’enfants en bas âge qui doivent se reposer pour se réveiller tôt pour aller à l’école.’’, indique-t-elle.

 

Les tenanciers des bars se lamentent

Yves, gérant d’un bar nommé ‘’Ku bagenzi” fait savoir : ‘’Faire du chiffre avec la retransmission des matchs est actuellement quasi-impossible. Nous sommes contraints de fermer à 21 heures du soir. Le manque à gagner devient de plus en plus salé. Avant, lors des rendez-vous sportifs comme le classico, on pouvait réaliser un chiffre d’affaire de 3 000 000 Fbu. Mais actuellement, nos compteurs affichent 3 à 4 fois moins de retombées. C’est vraiment difficile de tenir le coup”.

Tous les intervenants ayant échangé avec notre rédaction convergent vers la même conclusion, soit le souhait de voir la situation se normaliser d’ici peu.

Dans un point de presse tenu par le maire de la ville de Bujumbura Freddy Mbonimpa ce lundi 16 Décembre 2019, il fait savoir :’’Il n’y a pas de couvre-feu en Mairie de Bujumbura, la sécurité est bonne, les mesures prises sont d’ordre économiques et sanitaires pour les familles et les individus

Pour faire respecter la mesure de fermeture des bistrots et bars à 21h, une amende de 3 millions vient d’être infligée aux bistrots qui n’ont pas suivi les mesures prises par la mairie de Bujumbura. Les bistrots comme Campero-club, Guerra-Plazza, Impérial, la Confiance chez Ntiba ont été fermés pour 2 semaines.

 

Janvier CISHAHAYO

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