Cinema : Joseph NDAYISENGA fait de belles rencontres à Carthage

Cinema : Joseph NDAYISENGA fait de belles rencontres à Carthage
Joseph NDAYISENGA  à l’extrême droite (www.akleza.net)

Joseph NDAYISENGA à l’extrême droite (www.akleza.net)

 

Le réalisateur Joseph NDAYISENGA participe au Journées Cinématographiques de Carthage, en Tunisie. C’est l’un des plus  grands festivals de cinéma en Afrique, probablement le deuxième après Fespaco. Welcome est en compétition officielle dans la catégorie court-métrage.

 

 

Akeza.net : Welcome Home est encore nominé dans un festival. Le quantième déjà ?

 

 

Joseph : Ce film a tellement fait sa marche dans les festivals que je ne me rappelle plus du tout si celui-ci est le quantième. Je ne voudrais plus d’ailleurs aller dans un festival avec ce film car c’est étrange quand les autres présentent des œuvres récentes alors que cette dernière s’accroche toujours. Mais, j’en suis vraiment fier. Ce court m’a tellement permis de faire des rencontres que je ne pouvais espérer.

 

 

Akeza.net : As-tu fait des rencontres intéressantes ?

 

 

Joseph : Hier, j’ai rencontré Moussa Touré, l’un des plus grands réalisateurs africains (La Pirogue, son dernier film, a été un succès planétaire, et il a même gagné le prix du meilleur long-métrage au Festicab). Il m’a demandé de lui donner “Welcome Home” pour qu’il le propose à d’autres festivals. C’est à ce moment que je lui ai pitché mon nouveau film “The Springboard”. Il a tellement  été étonné par l’idée qu’on prévoit une séance de visionnage ensemble avant la fin de ce festival. Il  veut le film dans son festival de films documentaires “Moussa Invite”

 

 

Akeza.net : Ca se présente plutôt bien …

 

 

Joseph : Oui …et ce n’est pas tout. Aujourd’hui, j’espère parler à Danny Glover, ce grand acteur américain qu’on connait tous. C’est lui le président du jury court et long métrage. Je lui ai proposé un rendez-vous hier. Il s’intéresse désormais aux films à caractère historique, social…

 

 

Akeza.net : Un voyage comme celui-là apporte nécessairement beaucoup à ta carrière …

 

 

Joseph : Dans les grands festivals comme celui-ci, le plus important n’est pas de gagner le prix, c’est surtout avoir cette possibilité de croiser tout ce beau monde, et laisser les producteurs te découvrir. Ce sont vraiment des occasions uniques. Des échanges  avec de vieux et de jeunes cinéastes de ma génération, qu’ils soient arabes, noirs, asiatiques ou même américains. Surtout, découvrir les films, d’autres manières de raconter des histoires…

 

Akeza.net : Comment trouves-tu la Tunisie ? Quelle leçons pouvons-nous apprendre d’eux ?

 

 

Joseph : La Tunisie est différente de ce que j’avais dans mon imagination. Je  croyais qu’il fait un peu chaud, mais, ce n’est pas du tout le cas. Il fait froid. Ils ont une cinquantaine de salle de cinéma, et les gens ont cette culture d’aller au cinéma.

Joseph avec quelques amis a Carthage (www.akeza.net)

Joseph avec quelques amis a Carthage (www.akeza.net)

Joseph à Carthage : rencontres et films (www.akeza.net)

Joseph à Carthage : rencontres et films (www.akeza.net)

 

Landry MUGISHA

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