Cinéma : Fabrice Iranzi parle de la formation à Kinshasa

Cinéma : Fabrice Iranzi parle de la formation à Kinshasa
Fabrice Iranzi à cheval (www.akeza.net)

Fabrice Iranzi à cheval (www.akeza.net)

Certaines personnes savent que Pacifique Nzitonda est à Kinshasa pour une formation en rapport avec le cinéma d’animation. Bien peu savent que deux autres burundais, Fabrice Iranzi et Maurice Nkundimana sont avec lui dans cette formation, probablement parce qu’ils sont moins célèbres. Fabrice Iranzi, jeune étudiant en communication très actif dans le cinéma et le théâtre à travers Umugani Group  (qu’il a créé) et ITULIVE Media (dont il est un des principaux responsables) nous parle de la formation dans une interview qu’il nous a accordée à partir de Kinshasa.

 

Akeza.net : Bonjour Fabrice. Nous avons appris que tu es à Kinshasa depuis quelques semaines. Qu’est ce qui te retient là bas ?

 

Fabrice I. : Bonjour Landry. Oui c’est vrai ça va faire un mois et demi que je bosse moi et mes collègues Pacifique Nzitonda et Maurice NKUNDIMANA. Nous sommes dans une formation des formateurs sur les métiers d’animations organisée par le Studio Malembe Maa dans le programme Afriqu’Anim’Action soutenu par l’Union Européenne. On est ici comme des porteurs des projets de film d’animations. Chacun d’entre nous nous bosse sur son film et on travaille en équipe avec les grands graphistes de Kinshasa.

 

Akeza.net : Comment vous a-t-on choisi ?

 

Fabrice I. : Ah cela a été un long processus. Au fait, cette formation remonte à l’an 2010.On a été formé par ce studio à Bujumbura de mi-novembre à mi-décembre 2010.On était huit candidats pionnier du cinéma d’animation au Burundi.

Cette formation consistait à acquérir les notions de bases dans la phase développement et pré production : donc la conception de la bible graphique qui contient l’étude de la décomposition des  mouvements et expressions des personnages ainsi que le décor.

Après la formation on avait le défi de développer un petit projet de film. Le studio a sélectionné les meilleurs projets et c’est comme ça que moi et mes amis on s’est retrouvé ici a Kin pour être formés en travaillant même temps sur nos petits films.

 

Akeza.net : Excellent .Est ce que vous apprenez quelque chose qui vaut vos deux mois à Kinshasa ?

 

Fabrice I : Le cinéma d’animation demande beaucoup de temps parce que chaque mouvement doit être dessiné, image par image. Mais à part cela, nous avons un cursus articulé sur six modules dont :

1. Conception, recherches et développement

2. Réalisation

3. Traçage, Scan et Colorisation

 4. Pre Animation

 5. Volume

 6. Production et Promotion,

 

En plus de ces modules s’ajoute les séances d’analyses de films appuyés par une large gamme de livres qu’on a ici. Le plus important c’est qu’on passe beaucoup de temps en faisant la pratique,  avec un matériel professionnel. On en entrain d’apprendre au vrai sens du terme, et c’est bon!

 

Akeza.net : En quoi cela va-t-il profiter au cinéma burundais ?

 

Fabrice I : Comme je l’ai précisé au début, nous faisons une formation des formateurs qui seront amené a donner des formations en Afrique centrale, donc pour le Cinéma Burundais ce sera un double atout car de nombreuses formations sur le cinéma d’animation verront le jour.

Je tiens à signaler que la formation que nous faisons et le résultat d’un partenariat entre l’ABCIS et le Studio Malembee Maa base à Bruxelles et ici a Kinshasa. C’est logique alors que le cinéma burundais verra des nouvelles créations s’ajouter à son répertoire, ce qui est un atout énorme pour notre chère patrie.

 

Propos recueillis par Landry MUGISHA

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